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Bliss

C’est curieux comme état, le bonheur. Les gens foncièrement heureux, pardonnez ce curieux postulat, mais jusqu’à il y a peu, je n’avais pas vraiment l’habitude. Je n’étais pas malheureuse, non. J’avais même des instants de félicité. Mais, au bout d’un moment, revenais toujours cette fichue pensée « ça ne va pas durer » suivi de « qu’est-ce qui va me tomber dessus ». Je croyais fermement jusqu’à récemment que le bonheur était une théorie. Et que si ce n’en était pas une, ce n’était pas pour moi. Que c’était ainsi, que je n’étais pas douée, pas faite pour être heureuse. J’avais tort. Personne n’est fait pour être malheureux. Nous avons tous des tendances à aller vers le haut ou vers le bas. Chez certains cette pulsion vers le bas est la plus forte. Du moins le pensent-ils. Je n’ai pas cherché le bonheur. Il est venu progressivement, pas après pas, effort après effort. Ce n’est pas ni une vie de rêve, ni un travail de rêve, ni un compte en banque de rêve. Ce sont plein de petites choses …

Procrastination mon amour

Aujourd’hui je vous invite à lire quelqu’un d’autre. Caroline Franc-Desage a écrit un super-article sur les causes psychologiques et les effets de la procrastination. Comme je n’aurais pas pu faire mieux, autant donc le partager. Les divers profils de procrastinateurs (car tous ne se ressemblent pas) y sont passés en revue. Et oui, coming-out, la joyeuse hédoniste irresponsable qui travaille dans la communication, c’est bien moi. Procrastinateur, ou trice mon ami(e) tu n’es pas seul(e), la preuve. C’est un travers très répandu, mais pas toujours pour les même raisons. Tu comprendras peut-être ici pourquoi tu procrastines et trouveras quelques clés pour y remédier. Quant à moi, je repars remettre au lendemain ce que j’aurais pu faire aujourd’hui

Agoraphobe de groupe

Paradoxalement pour une personne qui adore parler avec la terre entière online ou faire l’imbécile avec un slip sur la tête en petit comité, dès que je me retrouve dans un grand groupe, surtout un grand groupe composé de gens peu ou pas familiers, type mariage, célébrations diverses avec banquet, ou séminaire d’entreprise, je me recroqueville assez immédiatement. Contrairement aux extravertis qui vont tenter de communiquer avec le plus grand nombre de personnes possibles, la vraie introvertie que je suis se replie dans un coin en tentant de se faire oublier. Trop de bruit, trop de gens, trop de connexions, trop de sollicitations, trop de conversations qui m’intéressent peu ou pas du tout. « on a pas eu d’hiver, hein, c’est surprenant ce temps » . Voilà voilà voilà. Mes neurones dédiés à la communication saturent rapidement et m’envoient tout aussi vite des messages de danger imminent « niveau maximum, attention, surchauffe, alerte rouge, repliez-vous de toute urgence ». Il y a encore quelques années j’arrivais à tenir environ 24 h avant implosion, voire à me dandiner vaguement sur …