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Miroir, mon beau miroir

Ou le Narcissimse moderne. Avec les vrais gens dans la vraie vie (et pas des petits carrés en ligne) nous avons en ce moment des conversations assez récurrentes sur nos rapports aux réseaux sociaux. De ces conversations conviviales ressortent que oui, pour la plupart, nous sommes assez addicts. Mais non, pour la plupart d’entre nous, nous trichons assez peu sur ce que nous renvoyons en ligne. C’est juste une version parfois légèrement améliorée de notre vraie vie. Nous sommes humains, nous voulons montrer à tous le meilleur de nous-mêmes et pas forcément la copie d’un rejeton hybride de Picasso et de Freddy-les-griffes-de-la-nuit qu’est notre tête au saut du lit. Ou montrer aussi que nos vacances sont idéales, alors qu’on a perdu notre valise qu’on s’est tapé 3 jours de pluie et 2 jours de tourista pour faire rager nos collègues de bureau qui eux planchent sur le rapport Martin à rendre pour hier. Nous faisions somme toute la même chose avec nos cartes postales et nos photos de vacances avant. Mais cette version légèrement améliorée …

Le mystère Snapchat

C’est le réseau social qui monte, le préféré de nos ados, post-ados et jeunes adultes, apparemment. Il FAUT y être sous peine de hasbinnage total et immédiat, d’être coupé(e) totalement de la hype et de ne plus rien comprendre aux références de ses relations en ligne. Sauf que. Je me suis inscrite par curiosité, j’y suis allée 2 ou 3 fois, des gens m’ont ajoutée spontanément (la classe)… Et je n’y comprends rien. Enfin, plus spécifiquement, je ne comprends pas l’utilité du truc. Des photos éphémères, des trucs qui clignotent dans tous les sens et en prime un logo d’un jaune hideux. Quelle est l’utilité ? Probablement aucune comme tous les réseaux sociaux d’ailleurs. Mais dans l’inutilité, quelle est précisément son inutilité ? Apparemment, partager à tous moment son petit déjeuner, dîner, ses sorties, ses amis, voire son intimité intime et plus si affinités. Ca implique donc de mettre sa vie en ligne en permanence et de regarder celle des autres en permanence aussi. Ah. Alors on va dire que j’adhère moyennement. Je partage déjà …

Twitter mon désamour

Après avoir ouvert un blog il y a fort fort longtemps, twitter a été le premier réseau social où j’ai mis les pieds, longtemps avant Facebook. A l’époque j’aimais son anonymat et l’exercice de style que constituait le fait d’y faire passer des idées en 124 caractères. Le nombre d’utilisateurs était relativement restreint, du moins en France, on pratiquait un genre d’entre-soi assez cosy. Et on partait souvent dans des délires qui m’ont fait passer de nombreux moments à glousser comme une imbécile face à mon écran Il y avait déjà des trolls et des empêcheurs de twitter en rond, mais ça faisait partie du jeu et c’était plus amusant qu’autre chose. J’y passais mes journées, voire une partie de mes soirées. C’était un vrai loisir, un vrai échange, bref du plaisir. Un peu futile et chronophage, certes, mais du plaisir néanmoins. Je me souviens à l’époque avoir comparé twitter dans une émission de radio où j’avais été invitée pour intervenir sur le sujet à un salon littéraire du XVIIIème où les invités rivalisaient d’éloquence …