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Regarder le crépuscule

Parfois, c’est bien de lever son nez de son téléphone et de regarder le ciel. Ca permet de voir un somptueux crépuscule descendre sur la Seine et de figer le moment dans l’éternité des internets. Parfois aussi, c’est bien de ne même pas figer le moment mais juste d’en profiter. Tant pis pour les autres, il n’y aura que ton cerveau qui gardera un joli souvenir. Mais tu pourras dire « j’y étais, j’ai tout vu ». Je regarde toujours le ciel au moins une fois par jour, histoire de voir s’il y a des jolis nuages ou des changements de couleurs. Je regarde toujours le crépuscule, c’est mon moment préféré de la journée. Cet instant indécis et souvent très doux entre lumière et ombre, quand la journée n’est pas tout à fait terminée et la nuit pas encore commencée. J’aime bien les moment flous, indécis, indéterminés qui arrêtent la course du temps même pour quelques secondes. J’aimerais les figer éternellement, mais je ne peux pas. Alors je les prends souvent en photo. Ou je les regarde, …

Miss-tic

Parfois la vie t’offre des sketches qu’aucun auteur de stand-up ne pourrait imaginer. Hier, après une flânerie bien agréable qui m’a menée sur la rive gauche de notre capitale, je fais un petit tour, pour le plaisir des yeux (car pour le plaisir du porte-monnaie il faut au moins avoir le pouvoir d’achat de Lilliane Bettencourt) au Bon Marché, temple du luxe et du bon goût à la parisienne. Personnellement j’adore perdre mon temps dans les rayons de la grande épicerie de ce magasin, ode au plaisirs du palais sous toutes leurs formes. Même si je n’achète rien ou une babiole, la vue des rayons impeccablement agencés, pleins de tentations gourmandes exotiques et où chaque fruit et légume semble sorti d’Instagram avec filtre, me ravit toujours l’oeil.   Un jour je goûterai ce sandwich au homard, quitte à avoir recours à des moyens illégaux pour me le payer. Au-dessus de la grande épicerie il y a un restaurant-café bien agréable, calme, aux prix parisiens certes, mais qui vaut le coup de s’y arrêter pour une …

Ceinture

A Paris il est parfois devenu difficile de trouver un endroit calme : au moindre rayon de soleil, les terrasses, les berges de Seine ou des canaux, les promenades, les pelouses des parcs sont prises d’assaut et on a plus l’impression d’être dans le métro à l’heure de pointe ou au Montana (cloube branché parisien) à 3 heures du matin que dans un endroit conçu pour la détente et les doigts de pieds en éventail. La dernière fois que j’ai remis un orteil dans mes Buttes-Chaumont par exemple, (oui, le parc m’appartient, ainsi que tout le 19ème arrondissement, c’est comme ça), cet été j’ai quasi été obligée d’assassiner 2 ou 3 hipsters pour trouver une table au Rosa Bonheur et contempler le défilé de mode qui a remplacé le défilé de poussettes de mamans du quartier qui se tenait il n’y a encore pas si longtemps au même endroit. En aparté je déteste totalement le Rosa Bonheur, endroit bondé en permanence, surfait et complètement artificiel qui n’a pour seul mérite que d’être au vert dans …

Le syndrome de Stockholm

Et pourquoi Stockholm pour un week-end au lieu d’aller vers le sud alors qu’on a plutôt manqué de soleil cet été ? Et pourquoi pas ? Fin août, le temps est encore agréable, les journées raisonnablement longues et on peut profiter de la ville à plein temps. Alors qu’en hiver, dixit une de mes collègues qui a vécu en Suède, le jour se lève à 10 h pour se coucher à 15 h, c’est moins enthousiasmant pour la ballade, même si Stockholm dans le froid a des charmes tout à fait convaincants, parait-il. Toujours dixit ma collègue, la meilleure période pour y aller est mai-juin aux jours interminables. Alors est-ce que la ville vaut un week-end ? Absolument. Parce qu’elle te donne une impression de calme et de zen bien loin de notre capitale parisienne stressée. L’eau d’abord, omniprésente, Stockholm est composée de 44 iles en fait, de toutes tailles, reliées entre elles par des ponts et des passerelles. La verdure omniprésente ensuite, qui fait que tu as rapidement l’impression d’être à la campagne en …