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Uluru

Je t’avais laissé entendre dans plusieurs billets précédents que j’entamais une quête pour réaliser ce qui pourrait bien être le voyage de ma vie. J’en rêve depuis toute gamine. Pourquoi ? Aucune idée. C’est comme ça, c’est tout, il y a des pays qui t’appellent de façon mystérieuse. Les catholiques pourraient dire que ce sont les voix impénétrables du seigneur, les bouddhistes une résurgence d’une vie antérieure ou le karma. La taulière, elle, pense simplement qu’elle doit écouter sa voix intérieure. Et partir voir les kangourous en Australie. C’est dans l’avion de retour vers Paris après mon séjour à San Francisco au début de l’été que je me suis dis « malgré 11 h de vol en classe éco, pliée en 2 dans mon siège inconfortable, je reprendrais bien le premier vol pour n’importe où en arrivant à Paris ». Suivi de « meuf, tu as toujours rêvé de l’Australie, vas-y, qu’est-ce qui t’en empêche ? ». Rien. A part 24 h d’avion et un budget colossal, strictement rien. Et encore, ce n’est pas insurmontable. Les 24 h d’avion, …

Brunch, brunch, brunch

Ami(e)s outre-périphérique, voire plus loin, tu le sais, le bobo parisien gauchisto-écologiste en cachemire bio 4 fils et jean de coton éthique qui travaille dans le ouèbe (ou PIRE est journaliste à la solde des syndicats) passe tous ses dimanches à chercher THE brunch parfait dont il pourra parler dans les dîners en ville avec ses pairs. C’est un sport local avec trouver la terrasse idéale ou le rooftop branché en été où tu pourras voir passer la foule et perdre ton temps avec des boissons hors de prix à te moquer des gens qui passent et de leur tenues fashion police. Ou a piquer un bon fou rire quand un joueur de pokemon go se prend un réverbère. Ca nous prend énormément de temps du coup on a abandonné le yogging (c’est pour les faibles et déjà démodé de toutes manières) . J’en ai testé récemment trois. Du moins cher au un poil plus luxueux, mais on a qu’une vie, autant la remplir en mangeant des trucs bons. Je te livre donc les clés …

Out of San Francisco

Suite et presque fin de la série de billets de voyage. Sois rassuré, jeune internaute folâtre, on en voit bientôt le bout. Comme je le disais dans les billets précédents il est facile de circuler à San Francisco y compris pour traverser les baie. Des ferries relient différents points avec une fréquence très régulière au départ de la gare maritime  située en plein centre ville. Il ne faut donc pas se priver d’aller voir de l’autre côté du Golden Gate Bridge si on y est. Je te recommande chaudement un petit tour dans la Nappa Valley (faite à ma première visite), la route des vins locales, avec de très jolies caves à visiter pour les amateurs with dégustation des vins californiens, dont certains tiennent vraiment la route et le palais, et des petites villes au décor typiquement californien à explorer sans modération. Cette fois, j’avais opté pour quelque chose de plus classique mais à voir sans aucune hésitation. Angel Island et Alcatraz d’une part et Sausalito d’autre part. Angel Island et Alcatraz Sur la recommandation …

Les chroniques de San Francisco parte tou

Suite des pérégrinations San Franciscaines commencées hier  avec deux autres quartiers de la ville Ocean Beach, China Beach et Sutro Park Moins connu que d’autres endroits de la ville, et donc moins touristique, le côté plage de San Francisco ne manque pourtant pas d’attraits. Pas pour s’y baigner, en revanche. L’eau est froide et les courants dangereux. Ce qui ne fait pas reculer les surfeurs. La plage d’Ocean Beach qui était au bout de ma rue n’a rien d’extraordinaire, mais elle a le mérite d’exister. En revanche, en poussant un peu plus loin le long de la côte on trouve China Beach, qui elle, vaut plus le coup d’oeil. La ballade permet aussi de longer la pointe du Golden Gate park qui a la particularité d’abriter 2 moulins à vent assez rigolos dont le deuxième, le Dutch Windmill a été donné par les Pays-Bas à la ville, comme son nom l’indique et trône dans un jardin planté de tulipes au printemps qui offre à nouveau un coin de sérénité totale à ceux qui y passent. …

Les chroniques de San Francisco

Après près de 10 ans, enfin a sonné l’heure du retour vers un de mes endroits préférés dans le monde. Ce voyage, j’en ai longtemps rêvé, je l’ai attendu, et malheureusement c’est déjà fini. Trop vite. Mais j’en garde de merveilleux souvenirs et des provisions de soleil dans la tête pour quelques mois. Que te dire de cette ville ? Je l’aime d’amour, je m’y sens bien et chez moi. Et elle procure de pures sensations de bien-être et de calme intérieur. Pour celles et ceux qui n’y seraient jamais allés, quelques informations pratiques. 11 h de vol à l’aller, 10 au retour, 9 h de décalage horaire que je suis encore en train d’absorber avec des insomnies et faim à n’importe quelle heure, mais évidemment ça vaut le coup. San Francisco est une des rares villes  américaines restée sur un modèle européen. La voiture n’y règne pas en maître et tu peux te déplacer partout à pied, en bus ou en métro en cable car ou en trolley car fifties (à faire absolument). Le …

Le spot de l’été

L’été arrive (enfin normalement) (c’est pas gagné vu la météo) et tous les bons parisiens que nous sommes se ruent à l’affût de terrasses accueillantes, parcs, rooftops plus ou moins trendy, voire péniches aménagées pour tenter de lézarder au bord de l’eau ou dans un petit coin de verdure au milieu du bitume surchauffé. Enfin pour les péniches, il va falloir les repêcher au fond de la Seine, vu que la crue soudaine du mois de mai en a envoyé certaines par le fond. Oui, l’été, le parisien bobo ou pas se sent une âme bucolique et compulse frénétiquement les guides des bons plans pour trouver LE spot qui fera sa joie et qu’il pourra exhiber fièrement comme un secret précieux et émerveiller ses congénères dans les dîners en ville. C’est un sport local. Je vais donc partager mon secret précieux et t’émerveiller, foule parisienne assoiffée, pour notre plus grand émerveillement à tous. Je n’ai pas fait preuve d’originalité ni de recherche pour le trouver, je suis tombée simplement dessus en feuilletant digitalement le site …

C’est une maison bleue….

Pas accrochée à la colline, mais en bord de plage. Car oui, telle une infâme personne blonde, je vais vous abandonner temporairement dans J – 3 semaines. Quasiment sur un coup de tête j’ai décidé après presque un an de tournage en rond parisien d’aller voir ailleurs si j’y suis. Et un ailleurs lointain si possible. Ca faisait plusieurs années que tous les ans je pensais à San Francisco comme ailleurs lointain. Partie sur place en 2007, j’ai eu un coup de foudre pour la ville et j’étais bien décidée à y revenir. Cette année donc, faisant abstraction des gros yeux de mon banquier, j’ai pris la décision de faire 12 h de vol et d’affronter 9 h de décalage horaire pour repartir enfin clamer mon amour à Saint François, sa porte Dorée et ses maisons victoriennes. C’est facile en fait. Il suffit de quelques clics sur les internets pour 1/ Acquerir un billet d’avion et pas chez Air France qui menace de gréver pendant mes vacances, mais United Airlines, nos amis yankees qui font …

Beach bitch

Quand les nuages s’accumulent et que tes batteries internes sont en surcharge, je ne connais rien de mieux, quand on peut le faire, de prendre un sac et d’aller voir la mer. Il n’y a rien qui me re-vivifie autant que d’aller marcher sur la plage et de regarder les vagues, sans rien faire d’autre, avec juste le cordon sanitaire du smartphone (mais avec modération, on essaye). Marcher sur la plage et si possible, hors vacances et hors week-ends de pont. C’est-à-dire sans grand monde, ni serviettes étalées, ni beach-volleyeurs, ni vendeurs de chichis et chouchous. J’aime marcher sur les plages désertées, n’être pas là quand tout le monde y est et inversement. Je crois que le seul endroit où je pourrais vivre hors ville est le bord de mer. La campagne me déprime, la montagne m’angoisse. Le bord de mer m’apaise plus qu’un séjour dans un ashram lointain. Avec 4 jours devant moi, je n’avais pas l’intention de faire des heures de transport pour aller beacher. Deauville s’est imposé assez naturellement. Pas d’une originalité …

James Bond Girl

Quand on a la chance d’être invitée à un vernissage pour admirer une exposition tranquillement avant la foule c’est toujours un plaisir. Enfin, pas toujours. Certaines expositions sont décevantes et à ne pas recommander aux personnes qui souhaiteraient les voir. Ce ne fut absolument pas le cas de l’exposition James Bond à la Grande Halle de la Villette, que je ne peux que recommander. Surtout pour les fans ou les aficionados d’une des plus longues, sinon la plus longue franchise du cinéma. Depuis 1962 avec James Bond contre Dr No interprété par Sean Connery jusqu’à 2015 et Spectre avec Daniel Craig, toutes les époques et toutes les évolutions de James Bond y sont évoquées. Costumes, accessoires, maquettes, véhicules (une collection étourdissante d’Aston Martin vous attend à l’entrée), dessins, scripts, affiches originales sont soigneusement mis en scène au milieu d’extraits de films diffusés sur des écrans. L’exposition n’est pas immense, 5 ou 6 salles différentes, mais très riche. On peut s’amuser à lire les panneaux indicatifs ou tenter de se rappeler dans quel film on a …

Le lundi pas au soleil

Excuses-moi ami qui passerait ici par hasard ou par habitude, j’ai peu de temps cette semaine pour causes professionnelles et d’extras nocturnes. Des gens m’obligent à sortir le soir et c’est pas très joli, joli ce qu’ils font. On ne donnera les noms à personne. Mais on les connait. Pour te résumer j’ai eu un lundi qui ne restera pas dans les annales pour la journée en tous cas. Ce fut un peu le lundi de la loose. Au moment de partir dans une réunion pas très réjouissante ET importante (sinon c’est pas drôle) , je suis restée coincée dans les toilettes dont la serrure s’est mise à tourner à vide. Evidemment, pas de téléphone et tout le monde parti en réunion. J’ai hésité entre hurler et défoncer la porte à coups de mawashigeris. Puis j’ai fixé longuement la serrure qui s’est finalement ré-enclenchée apparemment sous l’effet de ma seule volonté. Je ne savais pas que j’avais des super-pouvoirs. Je le note. La fatalité s’est ensuite acharnée sur moi : j’ai oublié mon portefeuille au moment …