Tous les articles classés dans : Fooding & Lifestyle

Viens donc à la brasserie

Nous autres, bons parisiens snobs et insupportables passons notre temps à chercher des restaurants chics et très fashion dans lesquels nous pouvons faire de jolis instagrams de plats élaborés qui nous vaudront l’estime et l’admiration de notre communauté de gens snobs et insupportables. Le monde entier le sait. C’est un sport local. S’il y avait une catégorie aux jeux olympiques, nous serions médaille d’or toutes catégories. Pourtant, parfois, je retourne avec joie et félicité aux classiques et aux plaisirs simples. Le bar du PMU du coin pour un jambon-beurre et un verre de blanc avec les habitués ou un petit bouiboui pour un frichti maison, de plus en plus difficiles à trouver ceci dit, gentrification oblige. Ou alors les saveurs d’une blanquette, d’une andouillette ou d’un pavé sauce poivre dans une brasserie. Une vraie brasserie au décor d’époque avec les serveurs en tablier blanc et des tables en rang d’oignon. J’ai mes brasseries préférées. Peut-être plus à cause du décor et de l’ambiance que de la cuisine, peu importe, on y mange quand même correctement …

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir…

Bonjour toi, Un petit passage rapide pour te proposer de la lecture et des conseils pour ce week-end allongé. Tu le sais, même si on aime beaucoup les jeunes femmes (enfin amicalement, hein, n’allez pas conclure n’importe quoi), et qu’elles sont maxi-bienvenues par ici, j’ai décidé en ma qualité de CEO-présidente-directrice-générale et taulière de cet endroit de le dévouer corps et âme à la promotion, la défense et la mise en avant des quadras, quinquas et plus si affinités bien dans leur peau et nullement décidées à attendre la retraite en tricotant au coin du feu, des charentaises aux pieds et des bas de contention dans les dites charentaises. Il est de bon ton de le rappeler de temps à autres, surtout à moi-même d’ailleurs, car j’ai parfois du mal à réconcilier mon âge mental et mon âge physique. Dans ma tête j’aurais éternellement douze ans, pour le plus grand désarroi de mon entourage. Or, depuis hier, je sais que je ne suis plus seule à livrer cette bataille. Depuis précisément le moment où on …

La crêpe de l’horreur et l’hôtel des délices

Ou comment vivre Halloween à l’avance péniblement et involontairement et ensuite le jour même très volontairement et très agréablement Paris est plein de tentations, que je vais essayer d’éviter au maximum dans les mois qui viennent pour mettre quelques piécettes de côté afin d’agrémenter un voyage rêvé de longue date et qui commence à prendre forme. Pas toujours facile quand il fait un temps radieux et qu’une amie t’envoie un SMS court mais explicite : « brunch ? » Un brunch en terrasse sous le soleil fin octobre, ça ne se refuse pas et c’est du bonus de vitamine D et de bonne humeur pour les jours froids et sombres qui arrivent à grand pas. Brunch suivi d’une toute aussi agréable ballade à travers le Marais, les quais de Seine, l’Ile de la Cité et l’Ile Saint-Louis comme des touristes de base afin de digérer d’une part et d’assouvir d’autre part une brusque et immédiate envie de crêpes qui nous mord à la base du coup. L’envie de crêpe, ça ne se commande pas. Quand il faut …

Brunch, brunch, brunch

Ami(e)s outre-périphérique, voire plus loin, tu le sais, le bobo parisien gauchisto-écologiste en cachemire bio 4 fils et jean de coton éthique qui travaille dans le ouèbe (ou PIRE est journaliste à la solde des syndicats) passe tous ses dimanches à chercher THE brunch parfait dont il pourra parler dans les dîners en ville avec ses pairs. C’est un sport local avec trouver la terrasse idéale ou le rooftop branché en été où tu pourras voir passer la foule et perdre ton temps avec des boissons hors de prix à te moquer des gens qui passent et de leur tenues fashion police. Ou a piquer un bon fou rire quand un joueur de pokemon go se prend un réverbère. Ca nous prend énormément de temps du coup on a abandonné le yogging (c’est pour les faibles et déjà démodé de toutes manières) . J’en ai testé récemment trois. Du moins cher au un poil plus luxueux, mais on a qu’une vie, autant la remplir en mangeant des trucs bons. Je te livre donc les clés …

Meilleur repas de l’année

Vegans, passez votre chemin, ceci risque de heurter votre sensibilité. Comme d’autres arrondissements de l’Est Parisien, le 19ème, mon quartier  se gentrifie assez rapidement. Longtemps resté un peu isolé compte tenu de sa situation géographique excentrée, et plus ou moins bien desservi (les initiés connaissent la fameuse ligne 7bis, la ligne où tu attend ton métro 10 minutes pour faire un trajet qui dure 3 minutes), le 1-9 qui offre encore de beaux espaces aménageables à des prix restés raisonnables, intéresse de plus en plus les investisseurs et la hype parisienne. Le 19ème, contrairement à d’autres arrondissements offre également un bien précieux à Paris : l’espace. Entre parcs et canal ce ne sont pas les espaces libres ou de promenade qui manquent. Les Buttes-Chaumont sont devenus LA pelouse incontournable dès qu’il fait beau avec le Rosa Bonheur blindé en permanence. Même s’ils existe dans le parc d’autres restaurants et cafés bien plus agréables et plus discrets, nichés dans la verdure. Le Parc de la Villette est  un point central de la culture parisienne avec ses …

Brico Déco

Ma mère ne jette rien. Inconvénient, l’appartement de mes parents ressemble parfois à un invraisemblable bric-à-brac, qui ferait s’enfuir en hurlant le plus averti des chiffonniers d’Emmaüs. Avantage, on y retrouve parfois des trésors. Mes parents ont ainsi conservé des fringues vintage qui feraient le bonheur de n’importe quelle modista (et qu’on récupère consciencieusement). Comme ce gilet Yves Saint-Laurent Rive Gauche années 70, par exemple. De la qualité. Il est comme neuf. Ou des meubles sixties qui valent aujourd’hui leur pesant de cacahuètes chez les antiquaires. Mes parents ayant toujours eu un goût pour le design avant-gardiste, les gens qui se moquaient d’eux à l’époque parce qu’ils avaient des meubles en plastique mangent aujourd’hui leur ongles face à des pièces devenues collectors. Comme la mythique lampe-champignon, pas une copie, celle-ci est d’époque…   Ou encore, cette radio qui date des années cinquante, que j’ai toujours connue gamine. Comme mes parents n’en faisaient rien de précis et qu’elle dormait sous des piles de trucs divers, je me suis dit que c’était bien dommage et que j’allais …

Bar, Bars

Face à l’horreur renouvelée que nous procure actuellement l’actualité et nos amis barbus et barbants qui ont décidé que l’occident moderne c’était moche et qu’il fallait absolument l’envoyer en l’air (à défaut de s’envoyer en l’air, eux, ça leur ferait peut-être du bien), 3 attitudes possibles 1/ Agir, mais tout le monde n’en a pas les moyens. On a pas tous une armurerie pleine de Kalashnikovs prêtes à l’emploi sous la main. 2/ Se recroqueviller dans un abri souterrain avec un stock d’oxygène et de nourriture en attendant que la fin du monde arrive 3/ Continuer à vivre et à s’amuser. Ce qui est, à mon sens, le meilleur moyen d’emmerder les dits barbus. Sans minimiser la gravité des attentats et la douleur des victimes et de leurs proches auxquels on pense bien fort, où qu’ils se trouvent, sachant que la vie est précieuse et que chaque jour nous enseigne qu’elle peut s’arrêter brutalement, autant en tirer le meilleur parti possible. C’est du moins l’option que j’ai choisie. Ceci pour glisser sur quelques endroits découverts …

Miss-tic

Parfois la vie t’offre des sketches qu’aucun auteur de stand-up ne pourrait imaginer. Hier, après une flânerie bien agréable qui m’a menée sur la rive gauche de notre capitale, je fais un petit tour, pour le plaisir des yeux (car pour le plaisir du porte-monnaie il faut au moins avoir le pouvoir d’achat de Lilliane Bettencourt) au Bon Marché, temple du luxe et du bon goût à la parisienne. Personnellement j’adore perdre mon temps dans les rayons de la grande épicerie de ce magasin, ode au plaisirs du palais sous toutes leurs formes. Même si je n’achète rien ou une babiole, la vue des rayons impeccablement agencés, pleins de tentations gourmandes exotiques et où chaque fruit et légume semble sorti d’Instagram avec filtre, me ravit toujours l’oeil.   Un jour je goûterai ce sandwich au homard, quitte à avoir recours à des moyens illégaux pour me le payer. Au-dessus de la grande épicerie il y a un restaurant-café bien agréable, calme, aux prix parisiens certes, mais qui vaut le coup de s’y arrêter pour une …

In vino veritas

J’ai passé la majeure partie de ma vie sans boire de vin du tout. Venant d’une famille non-vinophile, je n’ai jamais eu d’initiation et pour tout dire, jusqu’à très récemment je n’aimais le fruit de la vigne que sous la forme du jus de raisin. Entre boire une piquette dans une bouteille en plastique ou un grand cru, je ne faisais aucune différence : le vin ne plaisait ni à mon palais, ni à mon système digestif. Pour tout dire, j’ai une résistance à l’alcool assez limitée. Alors que je peux être gourmette et gourmande à la fois pour la nourriture, je me contente d’être gourmette en petites quantités pour les boissons alcoolisées. Sinon passés 2 verres, je suis déjà gaie, à 3 ou 4 je suis carrément pompette. Au-delà, je ne réponds plus de rien. La découverte du vin est donc venue sur le tard, lors d’un week-end oenologique  surprise dans le Bordelais où le premier choc pour une vino-abstinente a été de tester du Sauternes juste après le petit déjeuner, quasiment à cru. …

La suite du coin beauté

Si tu suis un peu mes tribulations, tu sais que j’ai récupéré une pièce pour en faire mon sanctuaire-bureau-coin où je fais ce que je veux avec mes cheveux. Si tu ne suis pas mes tribulations, c’est mal, et je ne t’aime plus du tout. Dans cette pièce, petite au demeurant mais cosy, j’ai donc aménagé un coin beauté rien qu’à moi où je peux rire de me trouver belle en ce miroir. J’ai décidé deux choses 1/ de faire beaucoup de récup en investissant un minimum 2/ de sortir de la tendance scandinavo-dépouillé-fauteuil pastel-tapis à damier qu’on voit partout. Non pas que je n’aime pas ce style, le dépouillé a du charme, j’aime plutôt d’ailleurs les pièces chargées au minimum, c’est reposant. Mais on le voit trop, partout. Et je n’aime pas faire comme tout le monde. En plus je me dis toujours « allez je fais une déco avec rien dedans » et je finis toujours par empiler les objets de manière fétichiste jusqu’au jour où j’arrive à saturation, je jette tout…. Et je finis …