Auteur : emanu124

Viens donc à la brasserie

Nous autres, bons parisiens snobs et insupportables passons notre temps à chercher des restaurants chics et très fashion dans lesquels nous pouvons faire de jolis instagrams de plats élaborés qui nous vaudront l’estime et l’admiration de notre communauté de gens snobs et insupportables. Le monde entier le sait. C’est un sport local. S’il y avait une catégorie aux jeux olympiques, nous serions médaille d’or toutes catégories. Pourtant, parfois, je retourne avec joie et félicité aux classiques et aux plaisirs simples. Le bar du PMU du coin pour un jambon-beurre et un verre de blanc avec les habitués ou un petit bouiboui pour un frichti maison, de plus en plus difficiles à trouver ceci dit, gentrification oblige. Ou alors les saveurs d’une blanquette, d’une andouillette ou d’un pavé sauce poivre dans une brasserie. Une vraie brasserie au décor d’époque avec les serveurs en tablier blanc et des tables en rang d’oignon. J’ai mes brasseries préférées. Peut-être plus à cause du décor et de l’ambiance que de la cuisine, peu importe, on y mange quand même correctement …

Pour faire une bonne photo il faut….

… Certains diront un bon appareil D’autres de bons filtres ou un bon photoshop. Non, c’est faux, pour faire une bonne photo il faut tout simplement du talent. Un talent de photographe. C’est-à-dire être là au bon moment, ni avant, ni après et cueillir un instant éphémère en plein vol. Pour le graver pour l’éternité ou presque. Talent que je n’ai pas, je le reconnais volontiers, je suis absolument nulle en photo. J’ai d’autres qualités, sinon talents, mais l’art photographique n’en fait clairement pas partie. Malgré un grand-père photographe de plateau qui faisait des clichés sublimes et qui est donc la preuve que le talent ne se transmet pas par les gènes. C’est moins pire qu’au démarrage quand je cherchais à faire quelques clichés pour illustrer mon blog. Mais on y est toujours clairement pas. Déjà la technique ne m’intéresse pas. Angle, ouverture, prise de vues, recul…. Tout ceci m’ennuie profondément au bout d’environ 2 secondes. Et puis, les photos qui me plaisent naturellement le plus sont plutôt des « instantanés », justement, des instants qu’un photographe …

Le point guitare

Ca fait environ deux ans que je saoule la terre et sa proche banlieue avec mes efforts pour tirer un son acceptable d’une guitare. Deux ans que mes proches excédés lèvent les yeux aux ciel à chaque évocation de difficulté de mémorisation de tablature ou d’accord barrés. Deux ans que je me prends pour Jimi Hendrix ou plus précisément pour son cousin manchot et sans aucun talent. Parce que c’est dur baby. C’est dur. Commencer un instrument quelqu’il soit c’est ingrat surtout quand tu as un certain âge, des articulations moins souples et une coordination complètement à l’ouest. Parce que le simple fait de faire un truc différent avec la main droite et la main gauche pendant que ton cerveau essaye de se rappeler d’un enchaînement de mesure c’est un genre d’Himalaya pour la taulière. Dans ma tête, tout va bien, j’ai le rythme, les notes, la mélodie, tout. Le problème c’est que mes mains ont décidé d’avoir une vie autonome et de n’en faire… Qu’à leur tête. J’ai ramé, mon gars, qu’est-ce que j’ai …

Le petit pull de Noyel

Je n’aime ni décembre, ni la périodes des fêtes. Tous les ans je passe quelques semaines de mauvaise humeur à râler sur la course aux cadeaux, les illuminations niaises et les calendriers de l’avent qui me sortent par les trous de nez. Tous les ans je m’épanche en ligne sur le sujet. Un genre de tradition. Mais même si je m’arrange pour réduire à 80 % les figures imposées par la société en ne me mêlant pas à la liesse populaire, en faisant une liste de cadeaux ultra-minimale pour quelques personnes proches pour leur faire plaisir et en réduisant les réveillons au symbolique (voire en n’en faisant pas du tout), je réalise quand même que j’ai UNE tradition de « fêtes ». Le petit pull. Pas le pull moche qui gratte à bonhomme de neige pervers ou renne à paillettes sous substance. Non. Le pull bling bling qui brille. Emportée par la profusion de tenues décorées par une Kim Kardashian qui aurait mangé tous les protagonistes de Secret Story, je finis toujours par craquer pour un haut …

Cosméto petits prix pour voyageuse fauchée

Bien, autant t’y habituer, le « je-vais-partir-bientôt-et-je-n’ai-plus-un-rond » va revenir probablement en boucle pendant 3 mois. Mais la boucle obsessionnelle peut aussi donner des idées d’articles. J’avais déjà commis un « comment se faire un petit plaisir au niveau vêtements » en période de pénurie financière. Je réédite donc l’exercice avec la cosmétique. Parce qu’il y a vraiment de bons produits dans toutes les gammes de prix, il suffit parfois de fouiller un peu. Voici donc pour toi une sélection de cosmétiques testés et approuvés by appointment of moi-même et que je continuerai à utiliser même quand la bise ne sera plus venue et que la famine sera repartie. Parce qu’ils sont très bien tout simplement. Pour le teint, et plus particulièrement les teints clairs, je te recommande chaudement la BB crème Nude Magique de L’Oréal. Fluide, légère, non grasse, elle fait un teint très naturel sans dessécher la peau. Un très bon rapport qualité prix. Personnellement j’utilise maintenant plutôt les BB ou CC crèmes que les fonds de teint qui passés un certain âge ont tendance à marquer …

Friends

Tu tu lu tu tu tu tu lu lu… Ceci est un article nombriliste autocentré. Si tu ne t’intéresses pas à mon nombril, tu peux aller faire autre chose. Mais c’est dommage, mon nombril est chouette. Et puis à quoi ça sert de tenir un blog si on ne peut pas se le regarder attentivement, le nombril, hein ? Je te le demande. Bref, ceci est un essai nombriliste sur (roulement de tambour) l’amitié. Ou plus précisément ma relation à l’amitié. Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je plaisante souvent sur ce thème « je n’ai pas d’amis » pour renforcer mon côté diva ingérable. Mais en fait, mathématiquement parlant, je n’ai pas beaucoup d’amis. Des vrais, je veux dire, des gens dont même si je ne les vois pas tout le temps, je sais qu’en cas de tsunami, je peux aller gratter à leur porte et il m’offriront un café, des biscuits, des mouchoirs et qu’il me tapoteront la main. (pas plus, ils savent que je n’aime pas trop qu’on me tripote, EUX). Et que s’ils en …

Uluru

Je t’avais laissé entendre dans plusieurs billets précédents que j’entamais une quête pour réaliser ce qui pourrait bien être le voyage de ma vie. J’en rêve depuis toute gamine. Pourquoi ? Aucune idée. C’est comme ça, c’est tout, il y a des pays qui t’appellent de façon mystérieuse. Les catholiques pourraient dire que ce sont les voix impénétrables du seigneur, les bouddhistes une résurgence d’une vie antérieure ou le karma. La taulière, elle, pense simplement qu’elle doit écouter sa voix intérieure. Et partir voir les kangourous en Australie. C’est dans l’avion de retour vers Paris après mon séjour à San Francisco au début de l’été que je me suis dis « malgré 11 h de vol en classe éco, pliée en 2 dans mon siège inconfortable, je reprendrais bien le premier vol pour n’importe où en arrivant à Paris ». Suivi de « meuf, tu as toujours rêvé de l’Australie, vas-y, qu’est-ce qui t’en empêche ? ». Rien. A part 24 h d’avion et un budget colossal, strictement rien. Et encore, ce n’est pas insurmontable. Les 24 h d’avion, …

13

Le 13 novembre 2016, je n’ai  pas eu envie de parler de tout et de rien comme j’ai l’habitude de le faire dans la vraie vie ou en ligne,  et au départ, pas envie de raconter « comme tout le monde » mon 13 novembre 2015. La journée passant « comme tout le monde » j’ai senti qu’il fallait que ça sorte. Alors j’ai décrit vers la fin de la journée d’abord « mon » 13 novembre sur Facebook, pour un cercle plutôt restreint d’amis plus ou moins proches. Certains connaissaient déjà l’histoire, d’autres non. Visiblement ce post a touché des gens. J’ai alors demandé si je devais en faire un billet sur le blog, on m’a répondu positivement. Je ne voulais surtout pas faire de racolage sur ce sujet, c’est pourquoi j’ai choisi de le publier en décalage quelques jours après, plus loin de l’actualité immédiate. Pour le respect des victimes et pour leur laisser toute l’attention qu’elles méritent. Car, en préambule, mon cas n’est pas grave.  Pas grave du tout. Je n’ai pas vécu l’horreur, pas perdu de proches. …

Le passage

Article de futilité moyenne mais d’utilité publique. Enfin je pense. Chers amis hommes et néanmoins masculins, vous pouvez partir en courant. Vous allez probablement le faire de toutes manières, transis d’horreur, on vous connait. Chères amies femmes et néanmoins jeunes vous pouvez aussi partir en courant. Quoique. Ce qui suit pourrait vous servir un jour. Celles et ceux qui restent, bienvenue dans le monde ténébreux … d’une chose  dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom comme un Voldemort dans la vie d’une femme. Et pourtant, on va,  ou on a,  déjà toutes franchi ce cap. Je voulais juste à cet effet partager mon expérience pour  rassurer la terre entière qui s’angoisse  : ça va bien se passer LA MENOPAUSE. Ca y est je l’ai dit ce mot horrible, tabou, beurk, atroce qui, semble-t-il signe la fin de toute humanité chez une femme. Alors qu’en fait, non. C’est juste que tu n’est plus apte à procréer. Sachant que personnellement, je n’ai JAMAIS considéré que le but ultime de ma vie ou la définition de la féminité, voire mon bonheur total passait par …

Le souci du sourcil

Article futile numéro 2. Mais toujours utile, comme celui d’hier. Amie virtuelle et jolie femme de touite ans, tu connais probablement toi aussi ce problème MAJEUR susceptible de réunir les membres de  l’ONU en session extraordinaire  : avec l’âge le sourcil n’en fait qu’à sa tête. Trop ou mal épilé, il ne repousse plus, ou mal, voire anarchiquement.  Avec des phanères qui semblent avoir une volonté autonome de pointer dans n’importe quelle direction sauf la bonne. Un vrai casse-tête à une époque où la mode est plutôt au sourcil fourni, ultra-précis et ultra-dessiné. Et toi et moi, on doit bien l’admettre, on est un peu des victimes de la mode. C’est mal, mais au fond, qu’est-ce qui empêche de défendre des nobles causes un peu bien habillée et maquillée ? Hein ? Personne. D’autant qu’il en va aussi un peu de la salubrité publique qu’on sorte dans la rue autrement que comme la petite soeur de Morticia Addams qui aurait forcé sur les nuits blanches et les fringues grunge. Le monde nous en remercie, sache-le. Mais …