Fooding & Lifestyle
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Viens donc à la brasserie

Nous autres, bons parisiens snobs et insupportables passons notre temps à chercher des restaurants chics et très fashion dans lesquels nous pouvons faire de jolis instagrams de plats élaborés qui nous vaudront l’estime et l’admiration de notre communauté de gens snobs et insupportables.

Le monde entier le sait.

C’est un sport local. S’il y avait une catégorie aux jeux olympiques, nous serions médaille d’or toutes catégories.

Pourtant, parfois, je retourne avec joie et félicité aux classiques et aux plaisirs simples. Le bar du PMU du coin pour un jambon-beurre et un verre de blanc avec les habitués ou un petit bouiboui pour un frichti maison, de plus en plus difficiles à trouver ceci dit, gentrification oblige.

Ou alors les saveurs d’une blanquette, d’une andouillette ou d’un pavé sauce poivre dans une brasserie. Une vraie brasserie au décor d’époque avec les serveurs en tablier blanc et des tables en rang d’oignon.

J’ai mes brasseries préférées. Peut-être plus à cause du décor et de l’ambiance que de la cuisine, peu importe, on y mange quand même correctement au milieu du ballet des serveurs et du bruit des conversations.

Par exemple, le Balzar,  à deux pas de la Sorbonne. Son décor art déco conserve le souvenir des conversations sans fin des intellectuels du quartier : Malraux, Sartre, Beauvoir ont usé ses banquettes marrons. C’était aussi un des lieux préférés de mes parents qui m’y traînaient régulièrement. Petite je le trouvais un peu ennuyeux. En y retournant adulte, j’ai compris son charme et je savoure quand je peux le foie de veau maison avec délectation.

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Le Balzar c’est 49 rue des Ecoles. Paris 5ème

Toujours sur la rive gauche, la fameuse Coupole. L’établissement qui a vu défiler tout le Paris artistique des années folles est un monument à elle toute seule. Un peu touristique, sa grande salle mérite quand même le détour et le restaurant reste incontournable. Si tu as des amis étrangers ou de province à plonger dans une ambiance « so Paris », n’hésite pas. Prévoir quand même réservation et petit budget.

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La coupole c’est 102 boulevard du Montparnasse, Paris 14ème.

En repassant sur la rive droite, tout aussi historique, le bouillon Chartier est une expérience à vivre et faire vivre absolument. En 1896, le  restaurant naît sur une idée simple : offrir un repas digne de ce nom à un prix modeste, pour gagner la fidélité d’une clientèle populaire. Aujourd’hui 120 ans après, la recette est toujours aussi bonne. La grande salle au décor de gare n’a pas changé d’un pouce et pour les petits budgets, c’est tout bonus avec une carte simple et réjouissante :  poireaux vinaigrette, œuf mayonnaise, potage aux légumes, escargots ou autres,  la carte est très variée  et chaque plat tourne autour de 10 €. Il n’y a pas de réservation, parfois beaucoup de monde et il faut s’armer de patience, mais attendre un peu vaut vraiment le coup.

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Bouillon Chartier 7 rue du Faubourg Montmartre Paris 9ème

 

Une de mes brasseries favorites a un décor art nouveau vraiment sensationnel. Manger sous la coupole de Julien c’est une visite de musée comprise dans le prix d’un repas. On a vraiment l’impression de se retrouver à la Belle Epoque. Carte classique et efficace. Ambiance garantie. Tu peux y amener  n’importe quel ami étranger ou provincial en visite et tu seras certain d’avoir un « waouh » d’admiration passé la porte d’entrée. Un peu moins connue que ses collègues parisiennes, et tout près de sa grande soeur chez Flo, encore une fois, elle vaut vraiment le coup d’oeil.

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Julien 16 rue du Faubourg Saint Denis  Paris 10ème

 

Enfin, celle pour qui j’ai une tendresse particulière parce qu’elle se situe dans le quartier de mon enfance : Bofinger. Toute aussi ancienne que les précédentes, sa grande salle (en photo de couverture)  est une pure merveille à voir absolument. Pour le petite histoire, Bofinger est la première brasserie parisienne où l’on propose de la bière  » à la pompe « , servie dans des pots en grès que les clients apportent eux-mêmes, avec de la charcuterie et de la choucroute. Depuis elle a gardé cette spécialité Alsacienne bien qu’on puisse y déguster d’autres plats, notamment des fruits de mer.  J’ai eu la chance d’y retourner il y a peu pour découvrir en avant-première le menu de Noël ou plus précisément les choucroutes de Noël. Mauvaise pioche pour moi, car malheureusement, …. Je n’aime pas la choucroute. Ce qui ne m’a pas empêchée d’admirer la créativité choucroutesque du restaurant qui propose des recettes  pour renouveler ce classique. Heureusement restaient des bretzels géants et croustillants et de la bière, toujours à la pompe pour caler mon estomac. Bofinger offre bien évidemment des alternatives pour les non-choucroutophiles. Et encore une fois, l’ambiance et le décor valent vraiment le détour. Réservation recommandée, il y a toujours beaucoup de monde.

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Bofinger, 5-7 rue de la Bastille Paris 4ème

 

Crédits photos :

Julien et la Coupole, merci au groupe Flo

Chartier, merci à Emma Peel qui y a déjeuné juste à point pour faire une photo

Balzar (c) Trip Advisor

Bofinger, photos perso.

4 commentaires

  1. Le bouillon Chartier.. que de souvenirs ! J’ai quitté Paris il y a un peu plus de 10 ans maintenant mais la nostalgie est toujours là ! Et Bofinger… et La Coupole… Merci à toi de nous faire faire des petits tours à Paris .

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