Humeurs et humour
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Friends

Tu tu lu tu tu tu tu lu lu…

Ceci est un article nombriliste autocentré.

Si tu ne t’intéresses pas à mon nombril, tu peux aller faire autre chose.

Mais c’est dommage, mon nombril est chouette.

Et puis à quoi ça sert de tenir un blog si on ne peut pas se le regarder attentivement, le nombril, hein ? Je te le demande.

Bref, ceci est un essai nombriliste sur (roulement de tambour) l’amitié.

Ou plus précisément ma relation à l’amitié.

Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je plaisante souvent sur ce thème « je n’ai pas d’amis » pour renforcer mon côté diva ingérable.

Mais en fait, mathématiquement parlant, je n’ai pas beaucoup d’amis.

Des vrais, je veux dire, des gens dont même si je ne les vois pas tout le temps, je sais qu’en cas de tsunami, je peux aller gratter à leur porte et il m’offriront un café, des biscuits, des mouchoirs et qu’il me tapoteront la main.

(pas plus, ils savent que je n’aime pas trop qu’on me tripote, EUX).

Et que s’ils en ont besoin, je ferais pareil.

Je compte une petite dizaine de personnes. Pas plus. C’est déjà pas mal.

Et ils ont du mérite, crois-moi, je ne suis pas la personne la plus facile de la terre. Je le reconnais volontiers.

J’accorde ma confiance très difficilement, je suis volatile et je n’aime pas me livrer entièrement.
Sans parler d’un humour sarcastique au quinzième degré qui pourrait rebuter Mère Théresa elle-même.

Et d’un caractère qui ferait passer Sauron pour un joyeux plaisantin. Avec des coups d’humeur dévastateurs dont personne, et parfois même pas moi, ne connait la raison.

Après mes relations sociales se découpent en trois tranches successives selon mes critères :

très bon copains (ceux avec qui on rigole bien et à qui on peut demander ou rendre un service ponctuel),

bons copains (ceux avec qui on rigole bien tout court)

et relations plus ou moins élastiques (en gros des gens avec qui on parle ou qu’on voit ponctuellement).

Tranches qui, tout compte fait, ne sont pas si épaisses non plus.

Ayant une famille très réduite dont 75 % feraient le bonheur d’un hôpital psychiatrique, j’ai longtemps espéré que des amis pourraient combler ce vide familial.

Alors que non. Je finis toujours avec un groupe réduit de connexions sociales.

Je me suis longtemps demandé pourquoi et j’ai fini par comprendre dans ma longue remise à plat de ces derniers temps.

Je suis une introvertie misanthrope. 

J’en ai longtemps souffert en terme de « pourquoi les autres et pas moi ». J’enviais les gens qui avaient un carnet d’adresses débordant avec des connexions de la Patagonie à Tombouctou, 10000 coups de fils à la minute et des pluies d’invitations incessantes

J’ai fini par accepter totalement ce trait de caractère. Ok, c’est ma nature profonde,  je ferai donc avec.

Introvertie ne veut pas dire que je suis autiste, non, pas du tout. J’adore voir du monde, rire et faire l’imbécile.

Introvertie veut dire simplement que j’ai plus de mal que d’autres à aller vers des inconnus, que je me sens plus à l’aise en petits groupes que dans une grande réunion de gens ; et que, tout simplement, mon cerveau n’est pas fait pour avoir des interactions sociales permanentes et trop nombreuses.

Trop de bruit, trop de monde, trop de sollicitations, des inconnus qui tentent une approche et mon système nerveux se met en mode surchauffe.

J’ai l’impression de me diluer, de disparaître, que mon oxygène commence à se raréfier et que j’étouffe.

J’ai BESOIN, un besoin viscéral de me retrouver au calme, dans mon coin, sans sollicitations.

C’est un peu un handicap dans une société où plus on a de relations, plus on est valorisé.

Ceci explique certainement certaines périodes de ma vie où j’ai envoyé balader un nombre assez considérable de personnes sous des prétextes plus ou moins futiles.

Je le regrette …

… Ou pas. J’ai certainement laisser filer des gens très bien. Je ne vais pas refaire l’histoire : on s’est aimés, on ne s’aime plus, basta. C’est la vie.

J’envie toujours un peu les gens très extravertis. Leur facilité à faire de nouvelles rencontres, leur sociabilité, les bloup bloup incessants de leur messagerie…

… Ou pas.

C’est clair, je ne suis pas comme eux, je ne le serai jamais, j’ai compris.

Mais j’ai aussi mes points forts qu’eux ne connaitront peut-être jamais. Un monde intérieur riche qui n’a pas besoin de tierce personne, ce qui facilite la créativité.

Et une facilité à mener ma barque toute seule.

Au lieu de parler, parfois, j’observe, je réfléchis, je synthétise.

Et comme disait Cyrano de Bergerac.

Ma pointe voltige: une mouche!

Décidément… c’est au bedon, Qu’à la fin de l’envoi, je touche.

 

Donc cher(e) introverti(e) tu vois, ce n’est pas grave. Malgré ce qu’on veut te faire croire, tu vas très bien t’en sortir.

Tu vas vivre une vie agréable près d’un très joli lac intérieur, profond et serein. Il ne faut juste pas te noyer dedans.

Quant à mes chers ami(e)s, j’espère qu’ils se reconnaitront.

Je ne veux pas les citer parce qu’on va tous commencer à pleurnicher sur notre café et nos biscuits et ce sera extrêmement pénible pour tout le monde.

 

Quant à mon lac intérieur j’aime assez penser qu’il ressemble à la photo de couverture. 

La photo a été prise au lagoa rodrigo de freitas à Rio. 

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