Ciné, télé, séries
Laisser un commentaire

Game of Thrones, une série définitivement féministe

Attention megaspoilers, si tu ne fais pas partie des 75 % de la population terrestre qui pleure la fin de la saison 6, passe ton chemin. 

Pour changer un peu de San Francisco et persister dans mes lubies, je voulais prolonger et reconfirmer un article rédigé il y a quelques temps par moi-même en personne dans les colonnes de l’Express.

Nous étions alors en 2014, c’est-à-dire à la saison 4 de la série actuellement la plus regardée dans le monde et je me campais déjà sur mes deux jambes en criant bien fort que oui, malgré le fait qu’apparemment Westeros était dominée par de gros machos se tapant sur la tête à coup de masse et n’enlevant leur armure que pour lutiner de la servante docile, le girl power était bel et bien présent à tous les étages.

Exemples à l’appui. Et ils ne manquaient déjà pas.

La suite (et la fin pour l’instant) m’a donné raison.

Car qui, hein, QUI a posé son joli popotin sur le trône de fer, du moins pour le moment ? Hmmmm ?

Aucun guerrier armé d’un coupe-coupe et hurlant toute testostérone dehors « SAY LA GUERRRRRE »

Cersei Lannister. Bon, d’accord elle l’a fait en trucidant la moitié de sa ville d’un seul coup, mais néanmoins. Elle est parvenue à ses fins avec une main de fer… Dans un gant de fer,  au bout d’un annus horribilis qui l’a vue emprisonnée, humiliée, perdant ses derniers soutiens et son dernier enfant.

Son frère (et amant) fait bien pâle figure à côté de ce stratège démoniaque en robe de bal à côté. Même s’il a fait plier par les armes la moitié du continent.

Autour, c’est pareil. La petite Daenerys est désormais à la tête d’une armée conséquente d’hommes castrés (psychanalyse mon amour) et a mis à ses pieds d’un seul coup d’un seul, en sortant du feu totalement à poil des hommes centaures (re-psychanalyse mon amour) et s’apprête à conquérir le monde avec ses dragons phalliques (re-re-re psychanalyse mon amour) aidée d’un nain tortueux et torturé, le seul homme qu’elle daigne écouter. Probablement parce qu’il lui arrive à la cuisse et qu’elle peut l’assommer d’un seul coup de sceptre si la fantaisie lui en prend.

En cela elle aidée de Yara Greyjoy, butch de compétition, qui plie n’importe lequel de ses marins au concours d’avalage de bières ou au bras de fer. Et qui trimballe partout son frère, castré lui aussi, on en sort pas.

Sigmund Freud, si tu nous écoutes, on t’aime beaucoup.

On parie également que la diabolique prêtresse rouge, Melisandre, chassée du Nord par  Jon Snow, qui, même s’il a pris le pouvoir reste un poil facilement manipulable, il faut bien le reconnaître, ne va pas en rester là et rumine déjà sa vengeance.

A Dorne, même motif, même punition. Les vipères ont pris le pouvoir en égorgeant à coup de canif rouillé tout ce qui se présentait sur leur chemin. Ces maîtresses du kung-fu médiéval arrivent à dézinguer n’importe qui plus vite que tu prononces « Valar Morghulis ». Leur alliance avec la terrible Olena Tyrrell, maîtresse femme qui pourrait tenir tête à un pittbull à trois têtes, s’annonce redoutable.

Quand à la petite Arya Stark, elle se transforme lentement mais sûrement en tueur psychopathe qui donnerait des sueurs froides à toute l’équipe d’Esprits Criminels réunie. Même Sandor le limier avec sa tête en vrac et sa montagne de muscles qui n’hésite pas à éventrer tout ce qui bouge a peur d’elle. C’est dire.

Evidemment on ne peut que mentionner aussi Brienne de Torth qui ne quitte jamais son armure et assomme un cheval comme tu bois un café (on a adoré le petit flirt avec Tordmund le sauvageon dans cette saison).

Et que dire de la nouvelle venue Lyanna Mormont qui du haut de ses 12 ans commande déjà son territoire et plie toute une assemblée de machos hostiles d’un seul coup de gueule ? Elle est parfaite.

Enfin pour terminer, archétype de la petite princesse fragile, soumise ne pensant qu’à sa nouvelle robe et maltraitée par ses différents compagnons, Sansa Stark  prend enfin son destin en main jusqu’à devenir une redoutable stratège qui s’apprête à damer le pion au diabolique Littlefinger. Et, en feu d’artifice final, a fait déchiqueter son tortionnaire Ramsay Bolton par ses propres chiens tout en le regardant mourir d’un air dédaigneux.

Je persiste donc et je signe. Game of Thrones est bien une série 100 % girl power.

Et celui qui me contredit je le fais bouffer par mes chats.

(sinon je ne tiendrais jamais 10 mois à attendre la saison 7)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s