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Les chroniques de San Francisco

Après près de 10 ans, enfin a sonné l’heure du retour vers un de mes endroits préférés dans le monde.

Ce voyage, j’en ai longtemps rêvé, je l’ai attendu, et malheureusement c’est déjà fini. Trop vite.

Mais j’en garde de merveilleux souvenirs et des provisions de soleil dans la tête pour quelques mois.

Que te dire de cette ville ? Je l’aime d’amour, je m’y sens bien et chez moi. Et elle procure de pures sensations de bien-être et de calme intérieur.

Pour celles et ceux qui n’y seraient jamais allés, quelques informations pratiques.

11 h de vol à l’aller, 10 au retour, 9 h de décalage horaire que je suis encore en train d’absorber avec des insomnies et faim à n’importe quelle heure, mais évidemment ça vaut le coup.

San Francisco est une des rares villes  américaines restée sur un modèle européen. La voiture n’y règne pas en maître et tu peux te déplacer partout à pied, en bus ou en métro en cable car ou en trolley car fifties (à faire absolument). Le réseau de transport est très performant, inutile de louer une voiture sauf si tu comptes sortir, et encore, bus, cars, ferrys peuvent t’amener facilement vers diverses destinations.

La ville a toujours été un port, donc un point de transit, d’immigration, de marins qui a dans son ADN d’avoir du coup attiré des gens « différents » : beatniks, hippies, communauté gay, geeks, immigrés asiatiques, latinos,  et originaux de tous poils y ont trouvé refuge. Même si elle s’est considérablement embourgeoisée, l’esprit y reste. C’est LA ville du cool et de la tolérance par excellence. Rien à voir avec l’énergie de New-York, ici c’est slow-motion. Les gens te dévisagent presque quand tu marches vite parce que tu es en retard. Seuls les joggers courent.

C’est aussi une ville respectueuse. De l’environnement d’abord, on recycle tout, et il serait très malvenu de jeter quoi que ce soit à terre. Les espaces verts sont partout, y compris des minis jardins « de rue » en plein milieu des trottoirs que les gens viennent entretenir à tour de rôle.

De la civilité ensuite. Ici c’est politesse et gentillesse à tous les étages. Les voitures s’arrêtent systématiquement aux passages piétons. Les gens te parlent, te sourient, s’excusent quand ils te bousculent, on laisse la priorité aux personnes âgées et aux invalides dans les transports. Sans oublier le fabuleux sens du service des américains qui ont peut-être d’autres défauts, mais qui t’accueillent toujours par un « hello, qu’est-ce que je peux faire pour vous aujourd’hui ? ». Je ne compte pas les fois où je l’ai entendu, que ce soit dans les transports, dans des magasins ou au guichet d’une banque.

Petit point météo. San Francisco c’est vraiment un micro climat. Il fait rarement très chaud, par contre il y a d’énormes amplitudes de température entre la nuit et la journée et entre le bord de mer et l’intérieur de la ville. C’est assez surprenant, il peut y avoir un grand soleil et un ciel bleu sans aucun nuage et faire assez, voire très froid. Les vrais San Franciscains se déplacent rarement sans une veste et on repère les touristes en tee-shirt… Et qui grelottent. Les débuts de matinée sont souvent voilés par le fameux « fog » local. Mais pas de panique, il se dissipe vers 10- 11 h du matin dans la plupart des cas pour laisser place à un grand soleil. Ecran total obligatoire, il tape très fort, ce soleil.

Pour ce 2ème voyage j’ai pris mon billet sur United Airlines via Last Minute qui offrait des prix très attractifs, voire, de façon surprenante, moins chers que ceux proposés sur les sites des compagnies elles-mêmes. La classe éco reste la classe éco, mais United laisse semble-t-il un peu plus d’espace entre les sièges que d’autres compagnies. Alertes mails, repas corrects, écran individuels. Rien à redire. A priori la compagnie la moins chère sur le trajet est XL-airways mais on me l’a déconseillée, c’est un genre de low-cost. Sur du très long trajet ça peut vite virer au cauchemar.

J’ai pris un Rbnb pour le logement. Un peu excentré dans le quartier de Sunset District, à l’est de la ville, près de la mer. Il fallait compter environ une petite heure pour rejoindre l’hyper centre, marche jusqu’à l’arrêt de bus comprise. Mais le bus était direct et très pratique. Avec un joli trajet qui longeait le golden gate park et traversait le quartier de Haight Ashbury. Et évidemment en cas de flemme, ou de rendez-vous, Uber est partout et marche parfaitement bien.

En compensation j’ai eu droit à de fabuleux couchers de soleil sur l’océan de mon balcon  et à un calme royal. Amateurs de zen et de calmitude, c’est l’endroit pour vous. Par contre si tu es fêtard, mieux vaut viser un autre coin.

Ma chambre était fidèle à la description, spacieuse et pratique  dans une maison où l’hôte en louait plusieurs. J’étais seule à l’étage avec un balcon, donc pas de souci de cohabitation. Accès à la cuisine et à la salle de bain qui était partagée par contre. Seul micro-souci si tu es un peu maniaque du partage des sanitaires. Sinon je ne peux que te recommander l’adresse. L’accès à la cuisine était vraiment un plus car j’ai trouvé la nourriture très chère sur place. 15 à 20 dollars pour le moindre petit hamburger + boisson. Ceci dit, ceci s’explique : tout est bio, vegan, sans gluten, sans matières grasses, sans OGM, sans colorants, je crois que je n’ai jamais aussi mangé sain de toute ma vie. Je me vengeais sur les hot dogs de rue (mon pêché mignon) et encore, je les soupçonne d’avoir été bio aussi. Une rue commerçante à 10 minutes de marche avec supermarché bio (et oui), petite superette et restaus (dont une pizzeria géniale).

Le descriptif complet de la chambre est ici

Ce séjour était voué à la ballade et à la méditation. Il a parfaitement rempli son rôle. Et plus encore. J’ai fait des choses que je n’avais pas fait lors de mon premier séjour dans la ville et refait certains coins que je voulais revoir.

Seul évènement festif : la pride. Sans le calculer je suis tombée au moment de cet évènement. J’y consacrerai un autre billet, tellement c’était fort.

Je ferai également un billet séparé pour mes 2 escapades en dehors de la ville. Alcatraz et Angel Island. Et la traversée de la baie vers Sausalito.

Je te propose donc en 2 parties le ci-dessous  et demain (sinon le billet n’en finirais pas) un petit récapitulatif quartier par quartier et surtout des photos. Tous les quartiers n’y sont pas, je ne suis pas retournée à Castro, par exemple, le célèbre quartier gay, fait la dernière fois.  Ou south of market, qui était jusqu’à il y a peu de temps un quartier relativement mal famé, et qui est en train de remonter assez rapidement. Mais il te donnera, j’espère un bon aperçu de la ville.

Je ne vais pas te donner non plus des tonnes d’adresses de restaurants ou de magasins, il y a des guides touristiques pour ce faire et j’ai privilégié la ballade le nez au vent, plus que la gastronomie, le shopping ou la visite de musée.Vu le temps radieux tout au long de mon séjour, j’ai eu du mal à me motiver pour passer quelques heures à l’intérieur.

Avec un petit plan pour identifier les différents endroits cités.

map

 

Le golden gate park

Pour le premier jour dans la ville, j’avais choisi une ballade verte à l’intérieur d’un des plus grands parcs de San Francisco qui, en plus de ses sous-bois, de ses lacs, et de ses immenses pelouses réparties un peu partout, offre une multitude de coins, de recoins et d’endroits à visiter. C’est un peu le bois de Boulogne à l’intérieur de la ville, si on peut tenter la comparaison. A faire absolument, le Chinese tea garden, minuscule mais tellement zen, passer devant l’enclos des bisons (malheureusement ils étaient parqués quand j’y étais), le flower conservatory, sorte de mini-taj mahal pour les fleurs, le aids memorial et ses pierres gravées très émouvantes, et le Shakespeare garden, petit jardin à la Alice au pays des merveilles où sont gravées des citations de Shakespeare, comme son nom l’indique. 2 musées à l’intérieur du parc pour les amateurs : le De Young à l’architecture impressionnante et la California Academy of Science, sorte d’équivalent à notre parisienne cité des sciences. Pour les amateurs de grimpette light et de calme plus que le calme, Strawberry Hill et son temple Chinois  au milieu du Straw Lake t’offrira un joli point de vue sur la ville.

 

Des vélos, pousse-pousse et toutes sortes de véhicules sont disponibles à la location pour sillonner le parc. Compter une bonne journée, voire plus, le parc est vraiment grand ET riche.

Alamo Square et Haight Ashbury

Alamo Square a la double particularité d’offrir un des plus beau point de vue sur la ville et d’abriter un des spots les plus célèbres de San Francisco : l’alignement des « painted ladies », qui sont quasiment les seules vraies maisons victoriennes restantes, la majorité des autres ayant été détruite  lors des différents tremblements de terre qui ont dévasté la cité, notamment celui de 1906. Malheureusement pour moi, heureusement pour ceux qui vont suivre, le terre-plein central de la place qui offre généralement cette vue magnifique que l’on voit sur beaucoup de photos était en travaux, la vue était donc un peu plus réduite. J’ai néanmoins pris un grand plaisir à revoir mes vieilles amies. Aux alentours du square, quelques jolies maisons typiquement San Franciscaines à consommer sans modération. Haight Ashbury qui n’est pas très loin est l’ancien quartier Hippie. Qui n’a plus de Hippie que le nom. Mais on y trouve des magasins rigolos et dans les rues parallèles à Haight, l’avenue principale, également une jolie collection de maisons locales. Pour les fans des sixties, des visites guidées sont organisées dans les « lieux » qui ont vu naitre le mouvement et ont abrité les stars de l’époque comme Jimi Hendrix ou Janis Joplin. A noter un magasin de vêtements vintage dingue qu’il faut absolument aller voir « decades of fashion » qui offre de tout, de la pièce rare et chère à la petite jupe rétro qu’il te faut pour ta soirée seventies. Et le célèbre magasin Piedmont et son enseigne avec des jambes habillées de bas résilles en relief qui propose tout et surtout n’importe quoi. Un vrai bonheur.

 

 

Downtown, Telegraph Hill, Russian Hill, Little Italy et Chinatown, les quartiers centraux

Monter en haut de Telegraph Hill c’est dominer toute la ville. Au sommet trône la Coit Tower, cylindre de béton à la gloire des travailleurs locaux qui contient quelques fresques intéressantes et allégoriques style « back in the USSR » , travail, patrie. La montée en haut de la tour est désormais facilitée par un ascenseur et te permet un 360 à couper le souffle sur la ville. Je ne l’ai pas refait, il y avait trop d’attente en bas. Mais c’est à tenter absolument. En redescendant, j’ai mangé le meilleur sandwich de ma vie servi par un épicier latino patibulaire tout droit sorti de Scarface, j’ai cru qu’il allait me passer dans son hachoir à jambon. Plus sérieusement, tu peux te balader dans les escaliers, les ruelles et les rues en pente de Telegraph et Russian Hill, sa voisine, qui abritent quelques maisons de rêve que ni toi, ni moi ne pourrons jamais nous offrir. C’est très pentu, vertige et crapahutage mais aussi sensations et très beaux panoramas à prévoir. A l’autre bout de la rue qui mène à la Coit Tower se trouve un des autres sites les plus connus de San Francisco : Lombard Street, la rue la plus sinueuse du monde et ses parterres de géraniums. C’est cliché, mais à voir absolument aussi.

En descendant de ces collines chics on passe devant l’église Saint Pierre et Paul et on tombe sur Little Italy. Moins connue que sa voisine Chinatown ou la Little Italy New-Yorkaise, le quartier Italien de San Francisco est pourtant à découvrir surtout pour ses restaus, ses mammas parlant encore Italien et ses patrons de boutiques tout droit sortis des « Affranchis ».

Sa voisine Chinatown vaut le coup d’oeil pour son ambiance, sa décoration typique, ses boutiques de souvenirs et de gadgets, ses échoppes de thé, ses restaurants et…. Des boutiques de décorations où tu trouveras les objets les plus laids du monde toutes catégories confondues. C’est à voir absolument, un monument de kitsch puissance 12. Un seul coup d’oeil et tu risques la conjonctivite.

En sortant de Chinatown, tu tombes sur Downtown. Le quartier des affaires et des magasins, grandes marques de luxe, grands magasins, centre commerciaux, dont certains tous neufs et  quelques beaux buildings . Astuce pour les petits budgets, je te recommande le magasin Marshall’s sur Market Street. C’est une chaîne de fins de série où on trouve parfois des occasions de grandes marques (Calvin Klein, Levi’s ou Ralph Lauren) à prix défiant toute concurrence. Et la station de départ des fameux Cable Cars. Très cliché également, et un peu cher, mais à faire au moins une fois.

 

Demain : Ocean Beach, China Beach, Sutro Park et Mission. Et à venir Alcatraz, Angel Island,  Fisherman’s wharf, Sausalito et la pride.

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