Humeurs et humour
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Rien à foot

Tous les deux ans, le même problème.

Tous les deux ans, entre coupes d’Europe et du Monde on est OBLIGES de manger du foot au kilomètre même si on a pas envie.

Perso et en moi-même ? Le foot me laisse totalement indifférente au mieux ; voire me fait dresser les poils des bras et des oreilles d’exaspération mal contenue, au pire.

1/ Je n’y comprends rien, même après bonne volonté de quelques aficionados à m’expliquer la beauté de la chose.  Je persiste à n’y voir que 22 types qui courent dans tous les sens autour d’une baballe avec des coiffounes improbables, des maillots criards,  des mollets surdimensionnés ; qui s’étreignent comme des filles de 13 ans et pleine poussée hormonale n’oseraient même plus le faire chaque fois que l’un deux pousse le ballon au fond du filet ; ou se roulent en chouinant par terre dès qu’ils perdent un cil. Et qui font de la pub pour des marques aussi prestigieuses que Carrefour ou le bucket de 500 pilons de poulet reconstitué de chez KFC. Le pilon de chez KFC le seul pilon qui reste planté dans ton estomac 72 h après ingestion.

Pendant que leurs nanas qui feraient passer Loana pour un modèle de classe et de distinction secouent leurs extensions et leur faux ongles en applaudissant.

2/ Je n’aime pas spécialement l’ambiance qui règne autour de ce sport. Pour tout dire et faire ma snob prétentieuse, j’ai l’impression que le foot transforme le pékin lambda en bourrin champion du monde toute catégorie dès le coup d’envoi. Bourrin qui n’hésite plus à crier n’importe quoi en souhaitant la mort par électrocution immédiate de l’équipe adverse, ni à chanter « on est les champions pions pions », comme s’il était sur le terrain, à souffler dans des instruments improbables, à perdre toute notion de décence et de dignité,  voire à se maquiller comme une drag queen pendant la gay pride.

Sans parler de ceux qui en profitent pour en découdre à coups de poings et de bouteilles de bière avec l’ennemi héréditaire qui n’est héréditaire que dans leur tête, qui doit péniblement arriver à un neurone quand on réunit tout le club de supporters, et encore.

On a encore vu ce que ça pouvait donner récemment à Marseille. Je n’ai pas d’exemple d’un autre sport qui décérèbre les gens à ce point.

Ceci dit ces gens décérébrés sont quand même formidables, quand on aura décimé les chimpanzés, on pourra les mettre à la place. Ils n’ont pas évolué depuis les grands singes qui se frappaient la poitrine en hurlant campés sur leur butte en terre.

Et encore, je soupçonne les chimpanzés d’être plus intelligents.

Mais tout ceci passerait encore si les footeux et leurs fans se contentaient de faire leurs passements de jambes, leurs cris primaux et leurs danses tribales déguisées dans leur coin.

Après tout, chacun ses petits plaisirs, je saoule bien la terre entière à coups de chats mignons, guitare pénible, lubies diverses et variées et autres hurluberlutismes.

Mais NON. Ils en font profiter la terre entière.

Télé, radio, internet, réseaux sociaux, tous les canaux d’information sont saturés de footix et des sponsors officiels ravis de l’aubaine qui nous font bénéficier en boucle du « soda des bleus » de la « télé HD Full led des bleus » de « remplit ton caddie avec les bleus » « joue avec les bleus » ou « baise avec les bleus si tu es une bimbo blonde à forte poitrine et sans trop de morale ».

Sans parler des conversations dans la rue ou à la machine à café monopolisée à 90 % par les performances de l’équipe nationale.

Mais le pire ce n’est même pas ce qui précède. Le PIRE ce sont les analyses avant et après matches faites par des journalistes dits sportifs qui auraient probablement du mal à courir plus de 20 secondes après un ballon, mais qui se croient investis d’une mission divine et dissertent l’air important et pendant des heures sur l’ongle incarné du gardien du but du Paraguay, la tactique de l’entraîneur en 4-4-3 (oui, à force de brainwashing, tavu y’a des trucs qui rentrent) ou la passe ratée à la 45ème minute.

Pendant des heures. Ils nous mettent la fièvre comme dirait l’autre.

MAIS QU’EST-CE QU’ON EN A A CIRER ?

Totalement rien du tout.

Et surtout pas en ce moment.

Si j’en ai eu quelque chose à faire un jour.

Même la « fameuse » coupe du monde de 98 m’a laissée complètement froide. Je soupçonne fortement d’ailleurs des petits arrangements entre amis pour faire gagner le pays organisateur, mais là c’est la mauvaise langue qui parle.

Les seuls moments où j’ai un peu rigolé avec le foot ont été le calamiteux épisode de l’équipe de France en Afrique du Sud qui ressemblait plus aux Feux de l’Amour qu’à une coupe du monde. J’aurais presque soufflé dans une Vuvuzela tellement j’étais réjouie. Tous les jours un nouveau coup de théâtre.

Un match à la télé avec un commentaire en Brésilien. Je ne comprenais rien à ce que le commentateur disait, mais le commentaire version carioca était tout bonnement irrésistible, je suis restée plantée devant. L’exotisme de la situtation probablement.

Et la branlée historique du même Brésil lors de la dernière coupe du monde qui m’a poussée, incrédule, à allumer la télé pour constater de visu. Tout en suivant le match sur twitter qui, ce jour là, a été d’une créativité et d’une drôlerie incroyable. Ce fut d’ailleurs une des dernières fois en ce qui me concerne. Depuis twitter sombre doucement dans la monotonie, la méchanceté gratuite et le personal branling à tous les étages.

Bref, le foot envahit mon espace vital et s’impose dans mes lectures, mes programmes et mes distractions alors que je ne demande rien.

J’ai donc l’impression qu’on M’IMPOSE un sujet qui ne m’intéresse pas. Et clairement ? Je déteste qu’on m’impose quelque chose. Et re-clairement au cas où quelqu’un n’aurait pas compris : le foot et tout ce qui tourne autour me passionne aussi peu que le répertoire complet des réglementations en vigueur dans les parcs et jardins en Ile-de-France ou un accordéoniste roumain qui joue le répertoire complet de Christophe Maé dans une rame bondée de la ligne 13  à l’heure de pointe.

On a quasi  aucune échappatoire si on veut s’informer ou passer quelques instants sur les réseaux. Seule solution ? Tout couper.

A 4 jours du début de la coupe d’Europe, je n’en peux déjà plus. Heureusement la fée des voyages va me permettre de partir loin, dans un coin où le foot n’a qu’une importance minime.

Sans le faire exprès, j’ai pas mal calculé mon coup.

(J’aurais du mettre mon appart’ sur AirBnB pendant ce temps là, j’aurais empoché un joli bénéfice ceci dit) (mais l’idée d’avoir des gens dans mes petites affaires est insupportable) (fin de la parenthèse maniaco-personnelle).

Quand à l’argument servi par certains, relative à la prétendument fierté nationale, désolée les gars, ma fierté nationale ne passe aucunement par le fait de voir des pimpins en short soulever une coupe tellement laide que personne n’en voudrait dans son salon dans la vraie vie.

D’ici mon retour, je me serai lavé le cerveau et je serai peut-être plus zen pour supporter les coiffures des footballeurs qui devraient être interdites par l’OMS comme cause probable de décollement de la rétine ou de conjonctivite.

Jusqu’à ce moment, j’irai coincer la bulle dans ma bulle.

Ca m’évitera de m’énerver sur la balle et tout ce qui tourne autour.

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