Mois: juin 2016

Rien à foot

Tous les deux ans, le même problème. Tous les deux ans, entre coupes d’Europe et du Monde on est OBLIGES de manger du foot au kilomètre même si on a pas envie. Perso et en moi-même ? Le foot me laisse totalement indifférente au mieux ; voire me fait dresser les poils des bras et des oreilles d’exaspération mal contenue, au pire. 1/ Je n’y comprends rien, même après bonne volonté de quelques aficionados à m’expliquer la beauté de la chose.  Je persiste à n’y voir que 22 types qui courent dans tous les sens autour d’une baballe avec des coiffounes improbables, des maillots criards,  des mollets surdimensionnés ; qui s’étreignent comme des filles de 13 ans et pleine poussée hormonale n’oseraient même plus le faire chaque fois que l’un deux pousse le ballon au fond du filet ; ou se roulent en chouinant par terre dès qu’ils perdent un cil. Et qui font de la pub pour des marques aussi prestigieuses que Carrefour ou le bucket de 500 pilons de poulet reconstitué de chez KFC. …

Le spot de l’été

L’été arrive (enfin normalement) (c’est pas gagné vu la météo) et tous les bons parisiens que nous sommes se ruent à l’affût de terrasses accueillantes, parcs, rooftops plus ou moins trendy, voire péniches aménagées pour tenter de lézarder au bord de l’eau ou dans un petit coin de verdure au milieu du bitume surchauffé. Enfin pour les péniches, il va falloir les repêcher au fond de la Seine, vu que la crue soudaine du mois de mai en a envoyé certaines par le fond. Oui, l’été, le parisien bobo ou pas se sent une âme bucolique et compulse frénétiquement les guides des bons plans pour trouver LE spot qui fera sa joie et qu’il pourra exhiber fièrement comme un secret précieux et émerveiller ses congénères dans les dîners en ville. C’est un sport local. Je vais donc partager mon secret précieux et t’émerveiller, foule parisienne assoiffée, pour notre plus grand émerveillement à tous. Je n’ai pas fait preuve d’originalité ni de recherche pour le trouver, je suis tombée simplement dessus en feuilletant digitalement le site …

Mettons nous au sang du dragon !

Préambule ceci est une publicité totalement promotionnelle pour un ami, puristes du web, vous pouvez aller voir ailleurs si j’y suis. Préambule numéro 2, non cet ami n’est pas Tyrion Lannister, ni un quelconque personnage de Game of Thrones. Je précise Préambule numéro 3, oui, je suis plus grande que Tyrion Lannister pour faire taire les mauvaises langues. Donc. Nous, femmes de caractère, mais jolies néanmoins,  défions l’âge chaque jour en lui tirant la langue. Cependant parfois, il est vrai nous avons besoin d’un petit coup de pouce spécial nous. Et pas de produits pensés pour des youtubeuses post-pubères à la joue lisse mais couverte d’une couche épaisse de fond de teint néanmoins. Et oui, nous n’avons pas les mêmes valeurs, ni les mêmes besoins dermatologiques. C’est pourquoi je te présente ici même avec grâce et détermination, une marque que tu ne connais peut-être pas encore : Ekia. Sa créatrice Carine Murphy,  alors en poste dans un grand groupe de cosmétiques, s’est très vite penchée sur cette différence de besoins selon l’âge et les individus  et s’est …

Love cat

« Dieu a inventé le chat pour que l’homme ait un tigre à caresser chez lui » Victor Hugo Dans la série « je n’aurais jamais pensé que » après les Stan Smith d’hier… Je n’aurais jamais pensé que j’aurais un chat de race un jour. Du plus loin que je me rappelle j’ai toujours aimé les chats. Le chat me correspond. Je me retrouve en lui, indépendant, imprévisible, donnant des coups de griffes impromptus et des câlins tout aussi inattendus. Empathique sans trop le montrer, réservé, solitaire, parfois replié sur son monde intérieur, aimant le confort mais aussi l’aventure, ses petites habitudes et attaché seulement réellement à un nombre assez, voire très restreint de personnes. Parfois féroce, parfois tendre, il demande peu et obtient beaucoup. Bien avant les lolcats et les blogueuses à chats, j’ai souvent eu des félins à mes côtés. Mais plutôt des bons européens de base, venus de portées accidentelles, non désirées, d’associations ou de refuges, histoire de donner à des petits orphelins une vie de luxe (à défaut de luxure parce qu’obligatoirement, on passe …

La crise des sneakers

C’est un fait. Je n’aime pas la chaussure de sport et j’ai l’impression qu’elle ne m’aime pas trop non plus. A part sur un parquet, une pelouse, ou une piste de course, je trouve que la chaussure destinée à l’exercice n’a pas grand chose à faire sur le bitume ou dans un dîner en ville. J’ai toujours l’impression que la majorité des baskets et autres chaussures de tennis me font des petons qui ressemblent à des sandwiches enveloppés dans de l’essuie-tout. Ou encore que j’ai deux pneus sur les pieds dans lesquels mes chevilles nagent à la recherche de l’harmonie perdue. Sans parler des modèles XXL à bandes fluos qui me donnent l’impression que les pieds de leurs propriétaires ont eu un choc anaphylactique après une ingestion massive de drogue. Non, décidément, la chaussure de sport ce n’est pas mon truc du tout. Je préfère me dévier la colonne vertébrale à coups de talons de 12 mais conserver un semblant de dignité plutôt que de marcher comme un un hussard chaussé de palmes. Pourtant, de …

Miroir, mon beau miroir

Ou le Narcissimse moderne. Avec les vrais gens dans la vraie vie (et pas des petits carrés en ligne) nous avons en ce moment des conversations assez récurrentes sur nos rapports aux réseaux sociaux. De ces conversations conviviales ressortent que oui, pour la plupart, nous sommes assez addicts. Mais non, pour la plupart d’entre nous, nous trichons assez peu sur ce que nous renvoyons en ligne. C’est juste une version parfois légèrement améliorée de notre vraie vie. Nous sommes humains, nous voulons montrer à tous le meilleur de nous-mêmes et pas forcément la copie d’un rejeton hybride de Picasso et de Freddy-les-griffes-de-la-nuit qu’est notre tête au saut du lit. Ou montrer aussi que nos vacances sont idéales, alors qu’on a perdu notre valise qu’on s’est tapé 3 jours de pluie et 2 jours de tourista pour faire rager nos collègues de bureau qui eux planchent sur le rapport Martin à rendre pour hier. Nous faisions somme toute la même chose avec nos cartes postales et nos photos de vacances avant. Mais cette version légèrement améliorée …