Humeurs et humour
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Bliss

C’est curieux comme état, le bonheur.

Les gens foncièrement heureux, pardonnez ce curieux postulat, mais jusqu’à il y a peu, je n’avais pas vraiment l’habitude.

Je n’étais pas malheureuse, non. J’avais même des instants de félicité. Mais, au bout d’un moment, revenais toujours cette fichue pensée « ça ne va pas durer » suivi de « qu’est-ce qui va me tomber dessus ».

Je croyais fermement jusqu’à récemment que le bonheur était une théorie. Et que si ce n’en était pas une, ce n’était pas pour moi.

Que c’était ainsi, que je n’étais pas douée, pas faite pour être heureuse.

J’avais tort. Personne n’est fait pour être malheureux.

Nous avons tous des tendances à aller vers le haut ou vers le bas. Chez certains cette pulsion vers le bas est la plus forte. Du moins le pensent-ils.

Je n’ai pas cherché le bonheur. Il est venu progressivement, pas après pas, effort après effort. Ce n’est pas ni une vie de rêve, ni un travail de rêve, ni un compte en banque de rêve. Ce sont plein de petites choses qui rendent la vie plus jolie.

J’ai les mêmes soucis que tout le monde, les mêmes problèmes, les mêmes barrières. Mais aujourd’hui, ces problèmes, j’apprends à les régler et à ne pas en faire des drames. Et les barrières je les franchis, une à une, tout doucement.

Par exemple, l’autre jour, un peu fatiguée, je prends de l’argent au distributeur, je reprends ma carte… Et j’oublie les billets. Une petite somme, mais néanmoins c’est fâcheux. Avant j’aurais ruminé cet oubli des heures en me traitant d’idiote décérébrée. Aujourd’hui, je me dis que j’aurais du plus dormir la nuit précédente, j’y pense 2 minutes et je passe à autre chose.

Les petits plaisirs me réjouissent durablement, les contrariétés glissent. De temps à autres je me surprends à penser « combien de temps cela va-t-il durer? » . Mais contrairement à avant la pensée suivante est « profite tant que ça dure, tu verras bien ».

Je pensais aussi que le bonheur me rendrait moins créative. C’est bien connu, les « créatifs » si je peux me permettre de m’auto-classer dans cette catégorie, sont des gens torturés puisant leur inspiration dans leur déprime.

Même pas. C’est presque le contraire, je crée plus, voire mieux qu’avant. Et dans des domaines que je n’aurais même pas osé aborder il y a encore quelques temps.

Alors certes, je n’écris plus de chansons tristes à base de « baby tu m’a brisé le coeur, je vais aller crever seule comme un chien dans une poubelle »

(oui, coming out, j’écris des paroles de chansons, que je ne montre à personne de peur du ridicule) (c’est une des dernières barrières que je dois encore franchir) (avec celle de me produire en public, une de mes ultimes terreurs).

Mais pour le reste, non, franchement, j’ai 10000 idées à la seconde. Certaines ne verront jamais le jour. D’autres, c’est en cours.

C’est agréable, indéniablement. Pour moi, pour les autres.

Je ne sais pas combien de temps…

On s’en fiche, baby.

Tu verras bien.

 

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