Mois: avril 2016

Pourquoi on pleure, quand on pleure

Pourquoi on pleure quand on se met à pleurer brutalement en apprenant la disparition de quelqu’un qu’on ne connaissait même pas ? A chaque disparition qui me touche, je me sens un peu plus orpheline et parfois, j’avoue, les larmes viennent. Pourtant je ne suis pas du genre fan éperdue qui se roule par terre en attendant l’artiste à la sortie du concert pendant des heures pour espérer un regard. Loin de là. Mais j’ai souvent pleuré à la mort d’artistes qui me touchaient. Sans aucune logique.  Ni aucune échelle de valeur artistique. Pour Fred Astaire, Barry White par exemple, et récemment pour Bowie ou Prince. Je m’en voulais de cette attitude de midinette attardée. En en discutant, j’ai dit « c’est con, non ? ». On m’a répondu « non ». « Non, ce n’est pas con. Certaines personnes que tu croises quotidiennement ne t’apportent rien, voire te polluent ou cherchent à t’exploiter. Et certaines personnes que tu ne connais pas, par leur art, t’aident à grandir plus et à aller plus loin que des connaissances, de la famille, …

Au secours, les années 90 reviennent

La nostalgie est un grand cycle sans fin. De généralement 20 ans, pour que l’ex-ringard devienne culte. Pour ne pas remonter trop loin, dans les années 90, on revisitait les seventies, dans les années 2000, les années 80 et ainsi de suite. C’est pratique, ça évite aux gens de se creuser la cervelle pour trouver de nouvelles idées, et ça fait tourner le commerce en refourguant au 30-40tenaires qui ont du pouvoir d’achat l’illusion qu’ils pourraient retrouver leur folle jeunesse au prix d’un jean « façon comme avant » ou de concerts de vieux groupes qui peuvent ainsi payer leur impôts ou un yacht pour leurs vacances. Nous sommes à la fin des années 2010 et, donc, inévitablement, on nous ressort les années 90. Autant les resucées des années précédentes pouvaient à la limite me divertir (quoique). Autant les années 90, je mets mon veto. C’est  une des pires décennies en terme de créativité depuis quasiment la nuit des temps. A titre personnel, en prime, c’est la décennie de ma vie que je déteste quasiment le plus. …

Passage du massage

A part quelques substances administrées par le corps médical ou illégales (à consommer avec modération ou pas du tout), il y a peu de choses qui détendent autant qu’un massage bien exécuté. Surtout quand on est en manque de vacances, un peu stressée et qu’on aime pas bien le sport. Oui, je le reconnais le sport ça détend… Après, mais sur le moment, je ne vois pas trop l’intérêt de courir en rond en pleine pollution autour d’une pelouse avec d’autres personnes pour avoir ensuite des courbatures et des crampes partout. Rendez-vous dans 10 ans les runners fous quand vous aurez tous des articulations foutues et des problèmes cardiaques. Moi je dis ça, je dis rien. (c’était la gentillesse du jour). Bref, donc, quand on aime pas trop le sport, le massage est une bonne façon d’évacuer le trop-plein de fatigue et de stress quand on peut se le permettre. Car admettons-le, ce n’est pas toujours donné-donné. Mais pour ce genre de prestations, il vaut mieux ne pas chercher l’économie. Un massage au rabais et …

Toutes avec toutes à l’école

Malheureusement on ne peut pas tout le temps tenter de promouvoir toutes les causes humanitaires. J’avoue, il faut parfois faire des choix. J’ai donc choisi d’aider avec mes modestes moyens quelques causes qui me tiennent particulièrement à coeur. Dont, par exemple, la lutte contre le Sida parce que j’ai vu partir beaucoup trop d’amis et la défense et l’éducation des femmes et des petites filles partout dans le monde, parce que je suis convaincue que l’avenir passera par ces jeunes filles qu’on aide à sortir de leur condition. C’est pourquoi quand Nathalie m’a proposé de parler de « toutes à l’école » j’ai accepté avec enthousiasme, car cette association s’occupe justement de promouvoir l’éducation des filles. Quelle est l’origine de cette association et son but ? Le chiffre est accablant : moins du tiers des enfants scolarisés dans le monde sont des filles. Face à ce constat,  la journaliste Tina Kieffer a fondé en 2005 l’association Toutes à l’école. Sa mission : proposer une scolarisation de haut niveau aux petites filles les plus démunies, afin de les …

James Bond Girl

Quand on a la chance d’être invitée à un vernissage pour admirer une exposition tranquillement avant la foule c’est toujours un plaisir. Enfin, pas toujours. Certaines expositions sont décevantes et à ne pas recommander aux personnes qui souhaiteraient les voir. Ce ne fut absolument pas le cas de l’exposition James Bond à la Grande Halle de la Villette, que je ne peux que recommander. Surtout pour les fans ou les aficionados d’une des plus longues, sinon la plus longue franchise du cinéma. Depuis 1962 avec James Bond contre Dr No interprété par Sean Connery jusqu’à 2015 et Spectre avec Daniel Craig, toutes les époques et toutes les évolutions de James Bond y sont évoquées. Costumes, accessoires, maquettes, véhicules (une collection étourdissante d’Aston Martin vous attend à l’entrée), dessins, scripts, affiches originales sont soigneusement mis en scène au milieu d’extraits de films diffusés sur des écrans. L’exposition n’est pas immense, 5 ou 6 salles différentes, mais très riche. On peut s’amuser à lire les panneaux indicatifs ou tenter de se rappeler dans quel film on a …

Virevoltante et sexy

Une journaliste choisie pour interviewer Hollande parce qu’elle est « virevoltante et sexy », ça t’interpelle pas ? Moi, si. Ca m’énerve même. Du coup je m’énerve sur Le Plus. Aujourd’hui. Demain je m’énerverai peut-être ici. Je m’énerve tous les jours de toutes manières. Viens donc lire ceci (j’en profite pour coller une photo de moi virevoltante de dos, aucun rapport à part le virevoltage et le narcissisme).  

Le lundi pas au soleil

Excuses-moi ami qui passerait ici par hasard ou par habitude, j’ai peu de temps cette semaine pour causes professionnelles et d’extras nocturnes. Des gens m’obligent à sortir le soir et c’est pas très joli, joli ce qu’ils font. On ne donnera les noms à personne. Mais on les connait. Pour te résumer j’ai eu un lundi qui ne restera pas dans les annales pour la journée en tous cas. Ce fut un peu le lundi de la loose. Au moment de partir dans une réunion pas très réjouissante ET importante (sinon c’est pas drôle) , je suis restée coincée dans les toilettes dont la serrure s’est mise à tourner à vide. Evidemment, pas de téléphone et tout le monde parti en réunion. J’ai hésité entre hurler et défoncer la porte à coups de mawashigeris. Puis j’ai fixé longuement la serrure qui s’est finalement ré-enclenchée apparemment sous l’effet de ma seule volonté. Je ne savais pas que j’avais des super-pouvoirs. Je le note. La fatalité s’est ensuite acharnée sur moi : j’ai oublié mon portefeuille au moment …

Bliss

C’est curieux comme état, le bonheur. Les gens foncièrement heureux, pardonnez ce curieux postulat, mais jusqu’à il y a peu, je n’avais pas vraiment l’habitude. Je n’étais pas malheureuse, non. J’avais même des instants de félicité. Mais, au bout d’un moment, revenais toujours cette fichue pensée « ça ne va pas durer » suivi de « qu’est-ce qui va me tomber dessus ». Je croyais fermement jusqu’à récemment que le bonheur était une théorie. Et que si ce n’en était pas une, ce n’était pas pour moi. Que c’était ainsi, que je n’étais pas douée, pas faite pour être heureuse. J’avais tort. Personne n’est fait pour être malheureux. Nous avons tous des tendances à aller vers le haut ou vers le bas. Chez certains cette pulsion vers le bas est la plus forte. Du moins le pensent-ils. Je n’ai pas cherché le bonheur. Il est venu progressivement, pas après pas, effort après effort. Ce n’est pas ni une vie de rêve, ni un travail de rêve, ni un compte en banque de rêve. Ce sont plein de petites choses …

Improbabilisme

Ma copine Marie-Caroline travaille dans la promotion musicale et régulièrement elle me fait le plaisir d’une invitation à des concerts divers et variés. Voire elle me traîne même au bout de la fatigue en m’agitant sous le nez la promesse d’un verre alcoolisé et de musiciens échevelus moulés dans des jeans avantageux. Ce qui me fait hésiter une demi-seconde avant de courir plus vite qu’un lapin Duracell sous amphétamines. Ce fut le cas hier soir à la Flêche d’Or, rue de Bagnolet, ancienne gare de la petite ceinture parisienne transformée en salle de musique de jeunes. En attendant le passage de Monika, diva funk-disco grecque survoltée, nous avons subi deux groupes très ennuyeux que personne ne voudra plus jamais revoir. Du coup, pour passer le temps, on a taillé la discussion et remonté quelques souvenirs improbables de concerts précédents faits en binôme. Et on en a en stock des anecdotes. Certaines moins racontables publiquement que d’autres. Comme cette soirée promotionnelle à la Casbah, rue de la Forge Royale où on a vu débarquer un duo …

Dé-Voilée

On s’amuse, on rigole, mais parfois on peut aborder des sujets plus sérieux. J’ai déjà par le passé exprimé mon opinion, qui, je ne le cacherai pas, est bien tranchée sur le voile. Un statut de Marlène Schiappa sur le sujet m’a fait réagir assez longuement à nouveau. Je lui présente encore mes excuses de m’être répandue sur sur mur. Puisque ma réaction était longue, je me suis dit que j’allais la retranscrire ici. En préambule, pour déminer toute suspicion d’islamophobie, il n’en est rien. Chacun a le droit de croire absolument ce qu’il veut ou de ne pas croire absolument ce qu’il veut. Je respecte profondément les croyances ou les non-croyances des uns et des autres. C’est un chemin personnel. Je suis laïque, totalement athée et agnostique mise à part une certaine tendance à l’animisme liée à des perceptions personnelles. Quant à penser qu’un grand tout veille au-dessus de nos têtes et que on va tous se retrouver à jouer de la harpe avec des ailes dans le dos après notre mort, certainement pas. …