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In vino veritas

J’ai passé la majeure partie de ma vie sans boire de vin du tout.

Venant d’une famille non-vinophile, je n’ai jamais eu d’initiation et pour tout dire, jusqu’à très récemment je n’aimais le fruit de la vigne que sous la forme du jus de raisin.

Entre boire une piquette dans une bouteille en plastique ou un grand cru, je ne faisais aucune différence : le vin ne plaisait ni à mon palais, ni à mon système digestif.

Pour tout dire, j’ai une résistance à l’alcool assez limitée. Alors que je peux être gourmette et gourmande à la fois pour la nourriture, je me contente d’être gourmette en petites quantités pour les boissons alcoolisées.

Sinon passés 2 verres, je suis déjà gaie, à 3 ou 4 je suis carrément pompette.

Au-delà, je ne réponds plus de rien.

La découverte du vin est donc venue sur le tard, lors d’un week-end oenologique  surprise dans le Bordelais où le premier choc pour une vino-abstinente a été de tester du Sauternes juste après le petit déjeuner, quasiment à cru.

C’était un peu violent, mais il parait que les papilles sont plus réceptives tôt le matin pour apprécier toutes les nuances du vin.

Violent, mais salutaire. Depuis j’apprécie de plus en plus  le divin nectar.

J’ai commencé comme tout le monde par les blancs doux et un peu sucrés. Et même si je préfère encore les blancs, j’arrive à apprécier progressivement les rouges un peu plus charpentés et à désormais identifier les diverses nuances qui font le parfum d’un vin.

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(c) Fitou

Et oui, le palais, c’est comme le reste, c’est une question d’éducation. Petit à petit. Et comme je le dis en boucle et quasiment à chaque fois, il n’est jamais trop tard pour s’y mettre.

Je ne connais strictement rien à l’oenologie à part le fait qu’on peut boire du rosé avec un barbecue l’été, du blanc avec les viandes blanches et les poissons et du rouge avec la viande rouge et le fromage.

A part quelques crus fameux et le Sauternes, mon premier amour, ma culture vinicole est donc plus que pauvre.

J’admire intensément les gens qui en regardant un verre puis en le goûtant peuvent t’affirmer à l’aveugle « ça c’est un château-Montcuq 1986, la parcelle au sud du village ». C’est totalement fascinant.

(le chateau Montcuq 1986 n’existant que dans mon imagination enfiévrée, bien évidemment).

C’est pourquoi je suis toujours partante pour une dégustation à la découverte de vins de qualité avec explications de spécialistes à la clé.

Par exemple, les vins de la plus ancienne appellation du Languedoc : Fitou, depuis 1948, uniquement consacrée à des vins rouges.

Des vins pleins de soleil, un peu sauvages issus d’un cépage majoritaire peu commun, le Carignan. Un territoire de 2300 hectares entre terre et mer, situé le long de la via Domitia qui sait concilier les extrêmes : force et douceur, comme j’ai pu le constater au fil de la dégustation.

Les vins de Fitou ont plutôt  une robe grenat et aux reflets rubis et des notes très aromatiques de fruits noirs et rouges, d’épices, voire de garrigue

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Ils se marient volontiers à la viande rouge et à des fromages bien sélectionnés.

Bref des vins originaux, qui changent un peu des grands crus classiques,  dont j’ai aimé entendre les vignerons-producteurs me défendre les qualités dans un langage propre à l’oenologie et toujours poétique aux oreilles d’une profane telle que moi. ET avec l’accent qui chante en prime.

Mon préféré : un petit « Retour aux sources« . Léger, fruité, car encore jeune, mais pas acide pour un sou, avec cependant son petit caractère. Il a laissé mon palais peu habitué agréablement titillé sans le « retour » un peu violent que peuvent provoquer parfois en fond de bouche les vins plus corsés.

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Une jolie découverte qui m’incitera peut-être à me pencher plus sur le rouge que je ne le fais jusqu’à présent.

(certaines mauvaises langues insinuant d’ailleurs que je me penche un peu trop sur l’alcool, ne les écoutez pas ce sont des jaloux).

J’aime l’originalité dans tous les domaines, les petites appellations surprenantes ne peuvent que me séduire.

Oui, c’est ça, le vin, surprend-moi. Je n’attends que ça en fait.

(avec modération, comme on le dit toujours, bien évidemment).

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