Ciné, télé, séries
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Vinyl ! Vinyl ! Vinyl !

N’y allons pas par quatre chemins, ni même par deux, ni même par un.

Si tu aimes les séries, si tu aimes la musique de les stazunis avec des guitares, des batteries, des gens chevelus qui hurlent et du poum poum tchac, tu dois regarder Vinyl la série.

Pourquoi ?

Mais parce que c’est de la bombe, mon colonel.

L’histoire nous replonge à New-York en 1973, où un patron de maison de disque, Richie Finestra, est sur le point de signer un accord de rachat avec un groupe musical allemand très puissant, Polygram. Pour diverses raisons que je ne dévoilerai pas pour ne pas spoiler l’histoire, il va peu à peu perdre pied et mettre en péril sa société, ses relations et son couple avec une ex-égérie de la Factory d’Andy Warhol, rencontrée une dizaine d’années plus tôt.

L’atmosphère des seventies a été précautionneusement reconstituées avec décors et costumes d’époques, rouflaquettes, chemises col pelle à tarte et chaussures à plateformes, sex, drugs and rock’n roll  comprises. Et cerise sur le gâteau elle est produite par Martin Scorcese et Mick Jagger qui s’y connaissent en seventies puisqu’ils en ont été deux des acteurs majeurs.

Des flashbacks permettent de comprendre le parcours des divers protagonistes et ramènent le spectateur à la fin des années 50 et dans les années soixante.

Avec en prime une bande-son imparable, disponible sur Spotify où chansons de l’époque, reprises et titres originaux se mélangent.

Des reconstitutions  des groupes mythiques, tels que les New-York Dolls, Led Zeppelin ou encore Alice Cooper (enfin des acteurs qui les incarnent, les vrais sont morts ou très momifiés), dans les 3 premiers épisodes. La bande annonce suggère quelques re-créations d’autres stars pour les épisodes suivants.

De vraies anecdotes sur des évènements connus ou moins connus de l’actualité du monde musical des années 70.

Et le propre fils de Mick Jagger, James, qui incarne le leader d’un groupe pré-punk au son déjanté qui permettra peut-être à Richie Finestra de sauver sa maison de disque du chaos. L’avenir nous le dira.

Evidemment puisque c’est Martin Scorcese qui produit, c’est très Scorcesien avec une galerie de personnages aussi forts en gueule que hauts en couleur.

Le maître ayant lui-même réalisé le pilote qui plante le décor de la série, un vrai film qui pourrait passer dans les salles et qui dure 2 heures.

Dans le rôle principal, Bobby Canavale, acteur récurrent de séries dont Cold Case, Boardwalk Empire ou encore Nurse Jackie, et second rôle dans de très nombreux films. Qui fait une performance entre rage contenue et déjantage total sur la roue arrière.

Olivia Wilde (Docteur House, Tron l’héritage, entre autres) incarne sa femme, Devon qui tente de maintenir le cap au milieu du chaos.

C’est jouissif. Ca fume à l’écran, on boit de l’alcool au litre, on y sniffe des lignes de coke au kilomètre et… Oui, à l’époque c’était free sex pour tout le monde. Les personnages sont complètement non politiquement corrects, plutôt arrivistes et essayent tous de tirer leur épingle du jeu dans leur coin, en essayant d’éviter les crises de rage du héros qui n’hésite pas à balancer des disques et divers objets à ses collaborateurs tétanisés à travers une salle de réunion en criant « c’est de la merde ».

Bref, c’est jouissif.

Et pour le côté nostalgie mon amour, la série m’a ramené un peu de la bande son du début de mon adolescence où j’entendais parler de très très loin  des lieux mythiques comme le Max Kansas City ou le CBGB, clubs New-Yorkais qui ont accueilli tous les groupes cultes de cette époque.

Peut-être que la série parlera moins à des gens qui ne l’ont pas connue ou ne sont pas spécialisés ou amateur de ce type de  musique.

Néanmoins, rien que pour la réalisation, l’histoire et la performance des acteurs, elle vaut le coup.

Et puis rien n’empêche de découvrir les seventies et leurs musiques  à travers elle, c’est une occasion parfaite et un bon cours en accéléré d’histoire musicale anglo-saxonne. Encore une fois la reconstitution y est minutieuse.

La série est en cours  aux USA, l’épisode 3 vient d’être diffusé. Malgré les audiences mitigées pour l’instant, elle a été renouvelée pour une deuxième saison.

J’attends donc l’épisode numéro 4 et les suivants avec la plus grande impatience. Pour l’instant c’est MA meilleure série de l’hiver.

Vinyl est diffusé sur la chaîne HBO tous les dimanches soir aux USA. Bientôt sur OCS France, sans date de diffusion précise pour l’instant. Et sur tous les bons internets légaux (soyez sérieux) (ou pas).

Et comme quelques images valent tous les discours… La bande annonce

 

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