Mois: mars 2016

Génération quoi ?

Je viens d’une génération qui n’a pas de nom. Celle des gens qui ont vécu leur enfance dans les années 60, leur adolescence dans les années 70 et leurs premiers pas d’adultes dans les années 80. Coincée entre les baby-boomers et la génération X personne n’a jugé bon de nous baptiser. On nous a oubliés. En fait. Pourtant nous sommes une génération assez heureuse, peut-être moins que les dits baby-boomers. Nous avons connu à la fois le meilleur et le pire. La parenthèse enchantée, celle où les moeurs se libéraient entre l’arrivée de la pilule et celle du Sida. L’amour libre à tous les étages. Qui ne l’était pas tellement libre en fait. Les moeurs commençait tout juste à se libérer et les filles étaient plutôt encore bridées. Celles qui « couchaient » étaient rapidement identifiées et assimilées à des filles faciles, voire les salopes de service. Il y avait bien encore deux poids, deux mesures. Self-service pour les garçons, la maman ou la putain pour les filles. Nous avons connu aussi la fin des 30 glorieuses, …

Le loup sous la lune

Une fois n’est pas coutume parlons pestacles pour les petits nenfants. Et oui, parents d’enfants en bas-âge, vous êtes régulièrement obligés d’amener votre progéniture voir Oui-Oui et son klaxon magique en comédie musicale ou subir le guignol d’un parc quelconque en priant pour que les chanteurs soient aphones dans le premier cas et qu’il se mettent à pleuvoir des cordes dans le second. Car, avouons-le, les spectacles pour enfants, c’est souvent un peu rasoir pour les adultes. Je vous plains donc de tout mon coeur, ayant subi moi-même cette purge ultime quand mes enfants n’étaient pas encore capables d’aller chanter dans le métro pour gagner leur vie. Et bien j’ai la solution, pour que tout le monde soit réjoui. C’est pour les enfants en priorité bien évidemment, mais les adultes y trouveront largement leur compte. La preuve : j’ai survécu, et j’en suis même sortie enthousiaste. Le spectacle se nomme  The Wolf Under The Moon. C’est un des projets d’Anthonin Ternant, artiste multicartes Rémois extrêmement créatif. Dans cette oeuvre onirique, il incarne un roi amenant le …

Procrastination mon amour

Aujourd’hui je vous invite à lire quelqu’un d’autre. Caroline Franc-Desage a écrit un super-article sur les causes psychologiques et les effets de la procrastination. Comme je n’aurais pas pu faire mieux, autant donc le partager. Les divers profils de procrastinateurs (car tous ne se ressemblent pas) y sont passés en revue. Et oui, coming-out, la joyeuse hédoniste irresponsable qui travaille dans la communication, c’est bien moi. Procrastinateur, ou trice mon ami(e) tu n’es pas seul(e), la preuve. C’est un travers très répandu, mais pas toujours pour les même raisons. Tu comprendras peut-être ici pourquoi tu procrastines et trouveras quelques clés pour y remédier. Quant à moi, je repars remettre au lendemain ce que j’aurais pu faire aujourd’hui

Brico Déco

Ma mère ne jette rien. Inconvénient, l’appartement de mes parents ressemble parfois à un invraisemblable bric-à-brac, qui ferait s’enfuir en hurlant le plus averti des chiffonniers d’Emmaüs. Avantage, on y retrouve parfois des trésors. Mes parents ont ainsi conservé des fringues vintage qui feraient le bonheur de n’importe quelle modista (et qu’on récupère consciencieusement). Comme ce gilet Yves Saint-Laurent Rive Gauche années 70, par exemple. De la qualité. Il est comme neuf. Ou des meubles sixties qui valent aujourd’hui leur pesant de cacahuètes chez les antiquaires. Mes parents ayant toujours eu un goût pour le design avant-gardiste, les gens qui se moquaient d’eux à l’époque parce qu’ils avaient des meubles en plastique mangent aujourd’hui leur ongles face à des pièces devenues collectors. Comme la mythique lampe-champignon, pas une copie, celle-ci est d’époque…   Ou encore, cette radio qui date des années cinquante, que j’ai toujours connue gamine. Comme mes parents n’en faisaient rien de précis et qu’elle dormait sous des piles de trucs divers, je me suis dit que c’était bien dommage et que j’allais …

Personne âge

Dans une société qui veut des gens éternellement jeunes, performants et sympathiques, vieillir harmonieusement sans se mettre à ressembler à un poisson-lune au visage lisse et inexpressif, et l’assumer en prime semble être le dernier tabou. C’est loin d’être toujours facile, tout nous pousse à tenter de rattraper une jeunesse corporelle, à défaut de celle de l’esprit. Le monde du travail met les seniors sur la touche, la publicité, la télévision, le cinéma nous déroulent perpétuellement des images de visages, qui même déjà lisses et impeccables sont sans cesse retouchés par des filtres ou du photoshop. Le poids de l’âge portant encore plus sur les femmes dont on exigeait et on exige toujours qu’elles soient bombesques, jeunes et fraîches dans les métiers de représentation. Cette tendance arrive également chez les hommes depuis peu. Mieux vaut un bellâtre à la chevelure abondante pour présenter le JT qu’un journaliste sérieux mais quinquagénaire, lunetté et dégarni. Et le nombre de postérieurs masculins rebondis et fermes aperçus dans les séries ne cesse d’augmenter. Visiblement ça titille la ménagère. Sans …

Bar, Bars

Face à l’horreur renouvelée que nous procure actuellement l’actualité et nos amis barbus et barbants qui ont décidé que l’occident moderne c’était moche et qu’il fallait absolument l’envoyer en l’air (à défaut de s’envoyer en l’air, eux, ça leur ferait peut-être du bien), 3 attitudes possibles 1/ Agir, mais tout le monde n’en a pas les moyens. On a pas tous une armurerie pleine de Kalashnikovs prêtes à l’emploi sous la main. 2/ Se recroqueviller dans un abri souterrain avec un stock d’oxygène et de nourriture en attendant que la fin du monde arrive 3/ Continuer à vivre et à s’amuser. Ce qui est, à mon sens, le meilleur moyen d’emmerder les dits barbus. Sans minimiser la gravité des attentats et la douleur des victimes et de leurs proches auxquels on pense bien fort, où qu’ils se trouvent, sachant que la vie est précieuse et que chaque jour nous enseigne qu’elle peut s’arrêter brutalement, autant en tirer le meilleur parti possible. C’est du moins l’option que j’ai choisie. Ceci pour glisser sur quelques endroits découverts …

Bruxelles

Hier a été un peu chahuté émotionnellement parlant. Les évènements à Bruxelles ont fait remonter des émotions qui commençaient à disparaître. J’ai eu un gros moment de panique dans l’attente de nouvelles de mon fils aîné qui y réside et qui se trouvait déjà en face du café la Belle Equipe le 13 novembre 2015. Heureusement, lui et tous mes amis Bruxellois sont finalement hors de danger, malheureusement tout le monde n’a pas eu cette chance. Je n’ai donc pas eu ni l’envie, ni le courage d’écrire un long texte, simplement de rendre hommage à Bruxelles par quelques photos, une ville chaleureuse  qui me tend régulièrement les bras et qui ne mérite pas ce qui lui arrive.  

Miss-tic

Parfois la vie t’offre des sketches qu’aucun auteur de stand-up ne pourrait imaginer. Hier, après une flânerie bien agréable qui m’a menée sur la rive gauche de notre capitale, je fais un petit tour, pour le plaisir des yeux (car pour le plaisir du porte-monnaie il faut au moins avoir le pouvoir d’achat de Lilliane Bettencourt) au Bon Marché, temple du luxe et du bon goût à la parisienne. Personnellement j’adore perdre mon temps dans les rayons de la grande épicerie de ce magasin, ode au plaisirs du palais sous toutes leurs formes. Même si je n’achète rien ou une babiole, la vue des rayons impeccablement agencés, pleins de tentations gourmandes exotiques et où chaque fruit et légume semble sorti d’Instagram avec filtre, me ravit toujours l’oeil.   Un jour je goûterai ce sandwich au homard, quitte à avoir recours à des moyens illégaux pour me le payer. Au-dessus de la grande épicerie il y a un restaurant-café bien agréable, calme, aux prix parisiens certes, mais qui vaut le coup de s’y arrêter pour une …

Autopromo

J’ai un peu travaillé sur mes galeries cette semaine et pardonne-moi cette attaque de melonite aigüe, je suis assez fière du résultat. Je commence à avoir une assez jolie collection de street-art à force de traquer le graff partout. Et une petite collection de concerts pour faire le plein de musique Pour les voyages, j’ai enfin réussi à en faire un diaporama qui devrait faire rêver. Ce qui m’a fait réaliser que même si je ne peux pas partir tout de suite, j’ai eu bien de la chance. Les petits chats c’est mon côté cromeugnon que je ne cherche même pas à cacher dès que je vois un félin passer dans mon périmètre. Quant à moi, bon c’est moi, j’ai le droit de me voir si belle en ce miroir de temps à autres. Donc si tu veux te balader un peu c’est