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Musique de chambre en Thaïlande

J’aime les trucs improbables et les surprises.

Et je dois dire que cette semaine a été particulièrement riche au niveau de l’improbabilité et de surprises pour ma plus grande auto-satisfaction personnelle de moi au niveau de mon nombril.

Tout a commencé avec le message mystérieux d’une amie nous convoquant dans une chambre du nouvel hôtel Grand Amour dans le 10ème arrondissement. Pour un buffet avec boissons et un évènement secret.

Dès l’arrivée à l’hôtel, la décoration m’a quand même interpellée sur la nature de cet évènement.

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Mickey Lubrique

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Euh… Photo (c) Nicolas Obrist

Je me suis dis « on tourne un remake du sketch « mais alors tu ne viens plus aux soirées » du SAV d’Omar et Fred et ils avaient besoin de figurants ».

En fait pas du tout, pour mon plus grand soulagement (quand même).

Malgré un buffet et un bar un peu curieusement placés qui pouvaient laisser penser à une soirée « Champagne Showers »,

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la surprise était finalement un showcase en chambre de Marvin Jouno, espoir très prometteur de la scène française.

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Avec un premier EP « Ouverture » derrière lui et un album arrive très prochainement, il s’est déjà fait remarquer par de nombreux amateurs et les critiques musicaux, notamment les Inrocks qui voient en lui une futur star.

Avec des accents un peu Gainsbouriens et des textes ciselés, Marvin Jouno livre des petites histoires mélancoliques d’une vie pas si quotidienne que ça.

C’est classieux, comme aurait dit justement le grand Serge.

Après coup, bizarrement, alors que d’autres le rapprocheraient de Benjamin Biolay ou d’Alain Bashung, je le mettrais plutôt à côté d’autres espoirs français  très prometteurs dans un registre plus rock : Feu Chatterton. 

A cause justement de l’utilisation de la langue (française, pas l’autre bande de pervers), de la mélancolie  et du soin apporté aux textes.

Bref et en gros, je t’invite à découvrir le monsieur c’est plutôt bien et ça change, de la chanson intelligente.  La preuve.

(et un grand merci à Alexandra notre GO de la soirée pour cette découverte)

Pour la suite, la surprise était disons un peu plus cinématographique. Et n’était pas vraiment une surprise puisque je savais à l’avance que j’allais découvrir en exclusivité intersidérale le second film de Franck Gastambide après « Les cailleras » : Pattaya.

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D’entrée, je me disais que ce n’était pas le style de film que j’irai voir spontanément en salles parce qu’honnêtement, je ne suis pas vraiment dans la cible  idéale de public.

Mais, appâtée par la promesse d’une coupe de champagne et de la présence du réalisateur, j’ai bravé la froidure et le manque de sommeil lié à des sorties récurrentes cette semaine pour aller constater de visu.

J’ai donc constatu de visée que l’histoire est la suivante : Franky qui vient de se faire larguer par sa copine, lassée de le voir jouer les Vin Diesel de quartier, se voit proposer par son pote Krimo un voyage vers le paradis des cités : Pattaya. Pour pouvoir s’y rendre à moindre coût, les deux amis ont la folle idée d’inscrire à son insu le nain de leur quartier au championnat du monde de Boxe Thaï des Nains. Mais ce qui devait être pour eux des vacances de rêves dans ce qu’on appelle le « 96 » (l’annexe du 93-94-95 en Thaïlande)  va se transformer rapidement en une galère sans nom.

Ce n’est pas vraiment la suite des cailleras. Mais disons une aventure un peu folle de keumzis de técis (tavu, moi aussi je cause comace) qui vont connaître les folles nuits et les pire galères de la Thaïlande.

Le film m’a un peu fait penser à un « Very Bad Trip » à la française avec une galerie de personnages truculents et décalés, dont Gad Elmaleh en grande forme dans le rôle d’un guru bouddhiste à l’accent marocain et nanophile, des cameos de quelques personnalités, dont je te laisse la surprise, une chorégraphie endiablée avec des Ladyboys  et… Un orang-outang habillé en Gucci de contrefaçon.

C’est drôle, pas toujours raffiné, mais tout foufou et efficace. J’ai franchement ri tout au long du film, malgré mes appréhensions au départ.

Je ne peux donc que te conseiller d’aller le voir à sa sortie si tu cherches un bon moment de détente et de cours de langage « wesh wesh ».

En plus de l’exclusivité du film, nous avons également eu droit à un stand-up endiablé de près d’une demi heure de Franck Gastambide, réalisateur et acteur aka Franky  et Malik Bentalha aka Krimo pour parler du film et répondre aux questions des quelques heureux privilégiés présents.

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(c) Vincent Lautier – Paingout

 

Je suis restée bloquée depuis  sur une punchline de Malik répondant à la question « c’est quoi le sport national en Algérie ? » « Les drapeaux ».

Moi aussi j’ai un humour de merde qui me fait rire à des vannes les plus pourries possibles.

Et quand je parle d’humour de merde… Mais chut, je ne dévoile plus rien. Va voir le film

Pattaya sort dans toutes les bonnes crèmeries le 24 février

 

 

 

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