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La vie de Stéphane Travaux

Quand ton binôme te propose d’aller au cinéma à l’improviste et que tu n’as pas d’idée précise de ce que tu veux voir, s’en suit généralement le passage en revue de quelques films envisageables.

Arrive le tour de « Steve Jobs » le biopic du fondateur et emblématique PDG d’Apple.

Première réaction « mouif ».

Réflexion du binôme « oui mais y’a Fassbender »

Deuxième réaction « ok, il enlève un truc dans le film ou pas ? »

Dans le doute on est parties vérifier.

Ce fut donc une session de 2 heures sur la vie et l’oeuvre de Steve Jobs.

Enfin plus ou moins car le film ne prétend pas retracer l’exacte vérité sur l’homme qui a croqué la pomme et le reste de la planète.

Il s’appuie plutôt sur des évènements réels pour tenter de cerner la personnalité de Steve Jobs et ses possibles relations avec son entourage, notamment sa fille, sa fidèle directrice marketing Joanna Hoffmann (interprétée par Kate Winslet méconnaissable) ; ses collaborateurs et administrateurs ; son Chief Executive Officer, Daniel Scully, qui finira par évincer Jobs temporairement d’Apple (Jeff Daniels) ;   et le co-fondateur d’Apple et cerveau « technique » de la société, papa réel de la plupart des premières innovations et héros des geeks : Steve Wozniak (Seth Rogen).

Le film est un peu découpé comme une pièce de théâtre en 3 actes qui se situent toujours au même moment : les dernières heures avant une des fameuses conférences de lancement qu’affectionnait Jobs. 3 conférences emblématiques qui ont marqué sa vie et probablement celles de millions de personnes : celle du MacIntosh en 1984, celle de Next en 1986 après son éviction d’Apple ; et celle de son retour triomphal et du lancement de l’IMac 12 ans après  en 1998.

On y voit un Steve Jobs autocentré, froid, colérique, obsédé par chaque détail mais aussi par sa propre empreinte et celle d’ Apple dans l’histoire, faisant peu de cas des gens autour de lui et ne supportant pas la moindre remise en question de ses idées. Ne supportant pas non plus les interférences de sa vie privée dans sa vie professionnelle et sa vision, comme la présence d’une ex-petite amie et d’une fille naturelle née de cette liaison, qu’il commence par rejeter totalement.

On y voit également un homme  visionnaire d’une certaine manière sur la façon de vendre un produit aux gens.

Car c’était là son principal génie. Il n’était pas un technicien hors pair, il laissait ce rôle à d’autres. Mais, comme Danny Boyle, le réalisateur et Aaron Sorkin, le scénariste,  lui font dire dans le film « le premier violon est un musicien génial, probablement, mais les gens se souviennent de qui à la fin du concert ? Du chef d’orchestre. Moi je suis le chef d’orchestre ».

Est-ce la vérité ? Probablement en partie compte tenu des différentes histoires qui ont émergé avant et après la mort de Steve Jobs bien qu’il ait été toujours très discret sur sa vie privée.

Il a été souvent décrit comme caractériel, tyrannique, voire dictatorial, imprévisible et obsédé par sa société.

Mais aussi doté d’une vision et de fulgurances assez géniales.

Ce que j’ai pensé du film ? Mitigé. C’est un peu long et un peu verbeux. MAIS les acteurs sont excellents de bout en bout. Beaucoup ont d’ailleurs été nommés dans les différentes cérémonies de prix qu’affectionnent les américains : oscars, golden globes et autres. A voir donc,  rien que pour leur diverses performances, c’est vraiment le casting qui tient le film.

Sinon eut-être que certains y verront  une étude sur un créateur génial et les relations qu’il entretient avec son entourage.

J’y ai vu la question que je me pose depuis de longues années. A savoir « Faut-il être un sale con pour être un génie et inversement ? »

Après réflexion et passage en revue de nombreux exemples, la réponse est plutôt oui. Bien que certains génies soient et restent les femmes ou hommes les plus humbles et les plus gentils de l’univers.

Un génie n’a pas une réflexion lambda et une vision qui va souvent bien au-delà de celle du commun des mortels. Ceci étant corrélé souvent à un caractère hors normes et un ego qui ne l’est pas moins. Dont une nette tendance à considérer son entourage comme une serpillière tout juste bonne a essuyer ses semelles.

Qui propulsent souvent l’individu dans la susdite catégorie des « sales cons ».

Ceci est évidemment une étude sociologique extrêmement sérieuse de l’institut de recherches Manu, basé sur le doigt levé dans le vent.

Mais réfléchis-bien, regarde un peu les biographies des grands personnages qui ont fait avancer l’histoire et reparlons-en.

Même Gandhi avait un gros côté obscur du côté des jeunes filles.

Tu vois moi aussi j’ai une vision globale et un caractère de cochon.

Just call me genius.

NB. Sinon gros spoiler, Fassbender n’enlève rien du tout. C’est tout simplement scandaleux.

 

 

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