Humeurs et humour
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Ou sont les femmes ?

Récemment, trois évènements n’ayant a priori rien à voir entre eux, m’ont rappelé qu’en termes de parité, rien n’était acquis.

Le palmarès initial du festival de BD d’Angoulême : 0 femmes, un joli petit scandale et un rétropédalage du jury bien maladroit

La visite du président Iranien : 0 femmes visibles à la table des négociations, y compris les statues du musée du Capitole à Rome soigneusement dissimulées.

Et hier, le palmarès 2016 du guide Michelin : 0 femmes chef récompensées. Des étoiles 100 % masculines.

C’est peut-être anecdotique, mais significatif.

Car pour moi, plus que de rajouter un « e » à cheffE ou de débattre des heures sur ce qui fait une femme ou pas la clé de voute de la parité c’est l’indépendance matérielle et financière et la reconnaissance sociale et professionnelle.

Je m’engueule d’ailleurs assez régulièrement avec les féministes sur le sujet. Féministes qui me considèrent généralement comme un traître à la cause à comportement de macho inversé quand j’envoie paître leur théories vaseuses et que je leur demande « et sinon sur le terrain, vous faites quoi au quotidien ? »

Pour revenir à l’indépendance sociale et professionnelle et à la reconnaissance, visiblement donc, elle est loin d’être acquise. Ne me dites pas qu’il n’y a aucune femme douée en BD ou experte aux fourneaux digne d’être récompensée, je ne le croirais pas une seconde.

Je ne dis pas non plus qu’il soit obligatoire de récompenser une femme parce que c’est une femme par pur souci de discrimination positive. Mais, dans le cas du guide Michelin, je suis quand même surprise que 5000 ans de frichtis et de repas de toutes sortes concoctés avec amour pour son entourage n’aient pas abouti à la récompense de chefs féminines talentueuses. Car il y en a. Plein.

Je ne peux que constater avec déception  dans mon entourage et en général que oui, il est encore difficile de se faire une place, oui, le plafond de verre existe, oui, une femme est toujours obligée de se battre encore plus pour arriver aux responsabilités, même si les choses progressent, quoique trop lentement à mon goût.

Encore une fois, je suis absolument convaincue que la prise de postes importants, l’indépendance professionnelle, financière et la reconnaissance sont les clés de voute de la parité.

Ne pas récompenser les femmes c’est ne pas en encourager d »autres à se lancer dans des professions encore verrouillées et plus difficilement accessibles du moins en apparence que celles dévolues « traditionnellement » à la partie féminine de la population.

C’est dommage et surtout ridicule et dépassé. Une institution comme le Michelin, qui a un certain poids médiatique devrait en tenir compte. Et au moins tenter d’encourager les vocations féminines dans une profession encore largement tenue par des chefs masculins.

A compétences égales, bien évidemment.

Ce ne serait rendre service à personne que de récompenser une horrible tambouille juste « parce que ».

Quoique.

Comme le disait si bien Françoise Giroud

« La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »

Nommons donc des femmes incompétentes, et nous pourrons cesser le combat.

Je crois que malheureusement dans ce domaine précis de l’incompétence, on a déjà atteint la parité.

(la photo d’illustration n’a pas grand chose à voir mais c’était pour illustrer le thème cuisine et me mettre en avant, en tant que femme j’ai le droit… Krkrkrkkrkr)

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