Musique
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The rise and death of Ziggy Stardust

Je n’avais pas prévu d’écrire ce billet aujourd’hui.

Malheureusement.

Ce ne sera ni le plus complet, ni le plus documenté, ni le plus beau, ni le plus émouvant des 3 milliards d’articles biographiques ou hommagiers qui vont paraître aujourd’hui et dans les jours à venir.

Mais si certains hommages/RIP deviennent un peu automatiques ou superficiels sur internet ou sur les réseaux sociaux, la mort de Bowie me fait vraiment de la peine.

Voire un gros chagrin.

C’est un peu de ma jeunesse qui part avec lui, encore, une fois de plus et me rapproche inéluctablement du grand âge et de l’issue fatale.

Bowie, je l’ai découvert avec stupeur je dois dire à l’époque en Angleterre, lors de mon premier séjour linguistique en 1973. Il venait de sortir Aladdin Sane, un de ses disques majeurs, dont la pochette présente un de ses looks, sinon LE look le plus connu parmi les centaines de visages qu’il a offert au public pendant toute sa carrière.

Je dois dire qu’au départ, sa musique et son apparence ne me parlaient pas de façon évidente. Il n’était pas très connu en France, voire quasiment pas et, en Grande-Bretagne, ses fans hurlant hystériquement à ses concerts le classaient plutôt dans la catégorie « chanteur à minettes ».

Et oui, contrairement à ce que veulent faire croire certaines biographies, il n’a pas été classé dans la catégorie « icone » immédiatement.

Mais il a tué le personnage de Ziggy Stardust rapidement pour passer à autre chose et se réinventer. Lui et sa musique. Remettant avant tout le monde la soul sur le devant de la scène avec Young Americans et allant explorer les territoires encore presque vierges de la musique électronique avec la trilogie Berlinoise.

Il a innové. En permanence. Qu’on aime ou pas ce qu’il proposait, il ne s’est jamais contenté de rester dans sa zone de confort. Ni sur le plan musical, ni sur le plan visuel.

Personnellement j’ai un peu décroché de sa production à la fin des années 80. Ce qu’il faisait était intéressant, parfois bizarre, parfois complètement déjanté mais me parlait moins.

Ce qui ne m’empêchait pas d’adorer encore des années à près, et d’y revenir toujours, sa production précédente.

J’ai eu la chance de le voir sur scène, une seule fois, vers 75-76 je pense (j’ai parfois du mal à re-situer exactement les évènements dans le temps). En tous cas je sais que c’était dans ce qu’on appelait à l’époque « les abattoirs » en fait aujourd’hui la grande halle de la Villette et qui faisait office de Zenith pour les concerts rocks.

Il était exactement comme sur cette photo, c’était donc potentiellement à la période du disque Station to Station au vu du look. Mince, très mince, avec un gilet et un pantalon noir, une chemise blanche. L’air un peu absent, voire las. Je ne saurais même plus dire si le concert était bon ou mauvais et ce qu’il a chanté. Mais le souvenir de cette silhouette frêle et du son de sa voix reste vivace.

J’étais, je suis, je resterai fan. Je décerne cette fanitude à très peu d’artistes. Pour la plupart j’aime partiellement ou presque totalement leur production. Ca s’arrête à ce stade.

Quelques-un sont au-dessus de la mêlée parce qu’ils ont apporté AUTRE chose que de simples notes, de belles mélodies, voire un disque mythique.

Ils ont défriché des territoires inconnus et projeté leur art au-delà de ce que beaucoup pouvaient imaginer.

Allez, ne pleurons pas trop, il nous reste son oeuvre et son (ses) personnages.

Let’s dance plutôt.

Ca vaudra bien mieux.

 

 

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