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Carnets de voyage – Rio vue de l’extérieur

Je m’aperçois avec horreur et consternation que je n’avais pas conclu ma petite série de billets sur mon expérience Carioca.

D’où un flashback ensoleillé 3 semaines en arrière, qui ne peut pas faire de mal en ces temps froids et quelque peu maussades.

Après avoir sillonné la ville dans tous les sens, il eut été dommage de ne pas en sortir un peu quand même.

J’aurais même voulu en sortir plus mais le temps a passé bien trop vite à mon goût, ce qui arrive toujours quand on s’amuse.

J’ai donc fait deux escapades hors de portée du Christ du Corcovado dont une que je te recommande chaudement et l’autre… Bon peut-être que je ne l’ai pas faite dans de bonne conditions

Pour commencer, Petropolis

Située à 68 kms de Rio, c’est une ville d’altitude, perchée à près de 1000 m, ce qui la rend beaucoup plus « respirable » parfois que sa grande soeur.

Petropolis est la « ville impériale » à côté de l’ancienne capitale du Brésil, un peu comme Versailles est la ville royale à côté de Paris

On ne le sait pas toujours, le Brésil a été un empire pendant près d’un siècle.

Au début du 19eme siècle, le Portugal est envahi par Napoléon et la famille royale fuit au Brésil, alors colonie portugaise.  En 1821, le Portugal est libéré et le roiJean VI y retourne  mais laisse son fils aîné, Pierre, à la tête du Brésil en qualité de régent. Pierre déclare l’indépendance du Brésil et, après une guerre victorieuse contre son père est proclamé empereur du Brésil sous le nom de Pierre Ier.  En dépit de son rôle dans l’indépendance du Brésil, Pierre Ier devient roi du Portugal à son tour en 1826.  Mais il abdique immédiatement en faveur de sa fille aînée, Marie II. Deux ans plus tard, le trône portugais est usurpé par le frère cadet de l’empereur, Michel Ier. Ne pouvant gérer simultanément les affaires brésiliennes et portugaises, Pierre Ier abdique et part aussitôt pour l’Europe pour restaurer sa fille à Lisbonne. Son successeur au Brésil est son fils Pierre II, âgé de seulement cinq ans.  Ayant hérité d’un empire au bord de la désintégration, Pierre II, une fois déclaré majeur, réussit à apporter la paix et la stabilité et même à abolir l’esclavage dans le pays qui finit par devenir une puissance émergente. Même si les dernières décennies du règne de Pierre II sont marquées par une paix intérieure continue et la prospérité économique, l’empereur lui-même ne croit guère en la survie du régime monarchique. En vieillissant, il ne fait donc aucun effort pour garder le soutien des institutions. Comme Pierre II n’a pas d’héritier mâle  de plus en plus d’hommes politiques estiment qu’il n’y a aucune raison de conserver la monarchie. L’empereur est renversé, le 15 novembre 1889, après 58 ans de règne, par un coup d’État  militaire.

Voilà pour le petit cours d’histoire.

Reste de cette monarchie à Petropolis, un très joli palais impérial qu’on visite sur patins, et oui, pour ne pas abimer les parquets, et quelques résidences nobles et bourgeoises très kitsch mélange de style colonial et européen assez unique.

A noter aussi à l’entrée de la ville un surprenant palace aux allures montagnardes qui vous donne l’impression d’être dans les Alpes en plein milieu de l’Amérique du Sud !

A voir également la maison de naissance de l’aviateur Santos-Dumont, un des pionniers de l’aviation,  perchée à flanc de colline. Elle n’a pas grand chose de remarquable mais c’est une curiosité locale.

Petropolis est parait-il devenue une des « places to be » à Rio. Les riches Carioca s’y font construire de somptueuses villas pour avoir plus d’espace, être plus en hauteur, et plus au frais pendant le chaud été austral.

N’hésitez pas à y aller, la vieille ville vous surprendra, une sorte d’enclave européenne au Brésil. N’hésitez pas à flâner dans les rues en admirant les maisons colorées et les quelques bâtiments officiels restant de cette époque. Les alentours sont verts et on peut y admirer de très jolis panoramas. Oubliez par contre un des monuments qu’on vous y recommande, le cristal palace, une espèce de grande serre qui n’a plus de cristal que le nom.

Sa « jumelle » impériale Teresopolis, n’est apparemment pas aussi intéressante architecturalement parlant, mais plutôt un bon point de départ pour des randonnées à pied ou à cheval.

Quelques photos, bien sur.

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Le Quitandhina Palace, tout droit sorti des montagnes Hélvétiques

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La facade du Palais Impérial (à mon grand regret aucune photo autorisée à l’intérieur)

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La cathédrale

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Le tombeau de l’empereur Pierre

 

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Les villas kitsch…

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La réplique de l’avion de Santos Dumont

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La maison de l’aviateur

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Les façades colorées de la vieille ville

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L’opéra impérial

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Une « maison de famille » construite pour abriter les familles au complet sur plusieurs générations

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Le tribunal

Ilha Grande

Il m’a bien fallu faire une excursion « touristique » et tous les guides recommandaient Ilha Grande comme un petit paradis à voir absolument.

Une journée paradisiaque, ça vaut bien un effort, allons-y et rejoignons les troupes à munies de glacières, enfants, maillots de bain, palmes et tubas.

Je te dirais juste ceci : si tu vas au Brésil et que tu veux VRAIMENT voir cette île, réputé bijou de la Costa Verde, fuis ABSOLUMENT les excursions organisées.

C’est juste horrible.

De Rio, tu fais environ 3 h de route pour rejoindre un embarcadère d’où on t’entasse dans un bateau plus ou moins couleur locale où tu partageras une journée avec une foule qui boit des Capirinhas en maillot de bain et se dandine sur des tubes des années 80 hurlant dans des haut-parleurs poussés à fond. Au milieu desquels on te balance « alors on danse » de Stromaé, comme ça, sorti de nulle part.

Je pensais naïvement qu’on allait nous amener sur l’ile et éventuellement nous lâcher une ou deux heures pour nous permettre de nous balader à pied.

Que nenni.

Après un tour de la baie en bateau, nous avons été trimballés de plage en plage, avec plouf à chaque arrêt et re-caipirinha au retour pour finir affamés dans un restaurant à touristes vers 15 h 30 avant de rentrer en écoutant les mêmes tubes eighties en boucle au retour, et de reprendre le bus pour se refaire 3 heures de route.

Alors oui, c’est très joli, mais pas bluffant. Sans vouloir jouer les blasées, j’ai vu nettement mieux.

Surtout que la présence de plateformes pétrolières dans la baie gâche un poil le paysage.

Il parait que l’intérieur en revanche est à faire, si tu aimes la randonnée en forêt tropicale.

Attention, il n’y a pas de randonnée « facile » c’est moyen ou difficile directement.

Mon conseil si tu as peu de temps ? Zappe.

En revanche, si tu disposes d’un peu de latitude, à faire, mais par tes propres moyens.

La route du retour qui vers Rio qui longe la côté et surplombe la  baie est quand même quelque chose à voir au tomber du jour.

A propos des 3 heures de route au retour, j’ai testé pour toi la conduite à la Brésilienne dans un minibus au conducteur déchaîné qui prenait une route sinueuse et en surplomb pour une piste de formule 1.

Au bout d’une demi-heure je me suis dit « on va tous mourir »

Au bout d’une heure je me suis dit « bon, ce qui doit arriver, arrivera » et j’ai fait un somme.

J’étais quand même contente de poser les pieds sur le bitume de Rio en rentrant.

J’ai même failli faire comme le pape et embrasser le sol, mais vu que mes compagnons d’excursion me regardaient déjà bizarrement vu que j’avais fait la tronche toute la journée refusant obstinément d’adresser la parole à quiconque, j’ai voulu les épargner.

Sinon je pense que les excursions ou les circuits organisés, plus jamais de ma vie.

J’ai franchi une nouvelle étape dans le « je me débrouille toute seule ».

Dans 10 ans tu risques de me retrouver, sac à dos, en plein milieu du bush Australien, si ça continue.

Enfin faudrait d’abord que je trouve un sac à dos fashion.

C’est pas gagné.

Quelques photos , bon tu vas voir, c’est joli quand même, si tu vas sur place, à toi de voir…

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L’eau est vraiment émeraude, d’où le nom  Costa Verde…

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Le bateau de l’enfer (et pourtant, vu de loin, on ne dirait pas)

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Le débarcadère : Angra Dos Reis

1 commentaire

  1. Oh la la j’en rêve depuis mes années de fac (donc ça fait un bout de temps!) et j’ai même failli aller y vivre il y a 16 ans mais les choses ne se sont pas du tout passées comme prévu…
    Tu me redonnes envie d’y faire un tour…
    Belle journée !

    J'aime

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