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Carnets de voyage – Retour à Rio

C’est moi, bonjour les filles, et tant pis si je me trompe.

Je reviens donc après un gros break lié à des vacances d’été complètement hors-saisonnales.

Si tu peux te le permettre c’est un luxe assez colossal, que je te conseille vivement. Il faut juste supporter, une fois tes congés achevés, les instagrams de doigts de pieds au bord de la piscine qui vont défiler sous tes yeux tout l’été alors que tu dois oeuvrer pour relever le niveau de ton compte bancaire que les dites vacances d’été ont contribué à totalement assécher.

Au départ, je m’étais juste dit « tiens, cette année, partons en juin » sans plan précis.  Et puis par la grâce de généreux hôtes extra-territoriaux, dont je ne sais toujours pas pour quelle raison précise il veulent bien me supporter encore et toujours, je me suis retrouvée à squatter gares et aéroports pour sillonner (un peu) notre globe.

 

J’en ai ramené quelques impressions et photos qui ne se veulent plus un guide  précis mais plus un « tiens moi j’ai vu ça, fais ta propre expérience ».

Car après de longues années de repérages millimétrés, guide en main, j’ai brutalement décidé que, finalement, je n’avais plus envie de me faire pré-formater le cerveau par un guide touristique quelconque. Après donc un vague repérage sur les éventuels sites d’intérêt (quand même) je pars désormais nez au vent, appareil à la main, et je vois ce que je vois. Et si après coup j’ai besoin d’une information, Lonely Planet peut être mon ami. Inconvénient : ok, tu peux louper plein de trucs intéressants. Avantage : tu peux découvrir aussi plein de trucs intéressants et non répertoriés.

Je vais donc t’infliger plusieurs carnets de voyage sur Rio, Lisbonne, Bruxelles et Bruges, où tu feras comme moi : piocher ce qui t’intéresse, si ça t’intéresse.

Si ça ne t’intéresse pas, et bien, ma foi, après tout je ne suis qu’un pixel sur un écran, c’est facile de changer d’onglet.

Rio d’abord, et un peu au-delà. Tu auras droit à quelques billets sur la ville, son street art qui est un des plus beaux que j’ai pu voir jusqu’à présent, les plages à l’extérieur qui valent le coup de faire quelques kilomètres et Paraty, une ville coloniale entièrement préservée qui te permet de faire une pause hors du temps. Envers du décor et loin de la photo artistique, je te parlerai aussi de Jardim de Gramacho, un endroit aussi hors du temps mais pas d’une jolie façon, lui. Tu comprendras mieux pourquoi, au Brésil, les gens ne sont pas forcément CONTENTS qu’on organise une coupe du monde malgré leur amour inconditionnel du football.

Après donc un premier séjour en novembre 2013 je suis repartie vers une de mes villes coup de coeur. Les villes sont comme les gens. Certaines t’électrisent et t’enrobent comme des bras familiers. D’autres te laissent indifférentes malgré leur plastique avantageuse. Rio fait partie de la première catégorie, curieux mélange de totale relaxation et de danger imminent qui fait que tu jettes toujours un oeil derrière ton épaule.

Mais finalement pas plus qu’à certains endroits en France.

J’en ai profité pour faire quelques visites non réalisées ou trop rapides la dernière fois. Notamment l’oeuvre de l’artiste chilien Jorge Selaron,  un escalier recouvert de milliers d’azulejos (carreaux de faïence)  qui relie les deux quartiers de Lapa et de Santa Teresa.

Cet escalier a été décoré au départ par Selaron pour la Coupe du monde de football de 1994. Il est composé de plus de deux mille azulejos différents, rapportés de 60 pays différents, qui couvrent les 215 marches de l’escalier de 125 mètres de long. Cetains carreaux étaient régulièrement remplacés pour donner un caractère changeant à l’œuvre. En mai 2005, l’escalier a été classé monument historique par la mairie de Rio de Janeiro et Selaron a été décoré «Citoyen d’honneur» de la ville.

Selaron a été retrouvé malheureusement mort en janvier 2013 dans des circonstances assez troubles. Son quartier d’adoption le pleure depuis lors.

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L’escalier monte donc au quartier de Santa Teresa, sorte de Montmarte local bobo-bohême (et encore populaire malgré tout), ilot de calme où tu as de superbes point de vue sur la ville en contrebas, peu à peu colonisé par des magasins de souvenirs, des restaurants et des cafés mais encore très agréable pour un prendre un verre ou déguster un repas tranquillement, il suffit de monter, monter, monter (et monter encore) (mais ça vaut le coup).

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Et oui, c’est très très pentu…

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Vue sur la Cathédrale de Rio (le « pot de yaourt ») et El Centro moderne.

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Et sur les quartiers environnants

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De la couleur partout…

DSC01326Et en redescendant : le petit singe qui te souhaite la bienvenue…

A venir : Jardim Botanico et le street art carioca triomphant…

 

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