Beautystas, Humeurs et humour
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Yeux verts, yeux de vipères

Aaaaah le doux bonheur d’être singulière, unique, pièce rare sortant du lot et à nulle autre pareille.

Une quête, un saint-graal, presque une vocation pour moi qui n’aime rien tant que de ne pas me fondre dans l’anonymat d’un troupeau qui va dans un sens unique.

J’ai longtemps cherché ce qui pouvait me différencier.

A part un caractère de cochon, jusqu’à ce jour, ma quête était restée vaine.

Le talent ? Petit talent de rédactrice. Pas de quoi décrocher le prix Nobel de littérature.

La beauté ? En cherchant bien j’ai de jolis cheveux blonds savamment entretenus.

L’intelligence ? Moyenne, allez, un peu au-dessus de la moyenne. Juste de quoi gagner systématiquement le camembert « culture générale » au trivial pursuit.

L’attractivité sociale ? Voir la rubrique « caractère de cochon » ci-dessus

La carrière ? Clampin chez world company. Ah si j’ai quand même un titre de gloire : 2 jours de chômage en plus de 30 ans de vie professionnelle. Ce qui ne doit plus être très courant de nos jours.

Donc, rien, zéro, nada, niente à me mettre sous la dent pour pouvoir clamer à la face du monde ébloui « JE SUIS THE ONE »

Ma vie n’était-elle donc destinée qu’à moutonner avec le troupeau ?

Jusqu’à hier, oui.

J’avais failli me résigner à n’être qu’un numéro, quand soudain sur les réseaux sociaux, un tweet d’Uber Facts, le compte qui te donne des petites infos rigolotes pour briller dans les dîner en ville du style « le sachiez-tu ? Mozart a composé un opéra à l’âge de 4,5 ans »  a arrêté mon regard.

En l’occurrence « Seulement 1 à 2 % de la population mondiale a naturellement les yeux verts »

1 à 2 %

Les yeux verts.

Moins que le pourcentage de gauchers, de roux, de pervers psychopathes ou d’adeptes du culte de l’oignon (si si ça existe, je t’assure)

Un truc quasiment hyper-rare donc.

Voire à la limite de l’introuvable.

1 à 2 % de 7 milliards d’humains ça fait… Euh… Attends, je sors la calculette.

Bon j’en sais rien en fait au-delà d’un certain nombre de zéros je n’ai jamais su compter.

Je me suis donc renseignée pour savoir le pourquoi de cette rareté.

Evidemment la génétique entre en ligne de compte elle explique le mélange des couleurs des yeux de papa-maman qui permet la présence dans l’iris d’un pigment  particulier de couleur verte fabriqué par des cellules appelées guanocytes que l’on trouve plus fréquemment chez les autres mammifères (ex: le chat) alors que le pigment classique est la mélanine  qui, en quantité faible donne les yeux bleus et en quantité croissante les yeux marrons clairs puis foncés puis noirs.

Me disent les internets en réponse à ma question.

Je serai donc guanocytesque. Et apparentée aux chats.

Ca surprendra qui ? Personne, je pense. Surtout pas ceux qui me voient à quatre pattes discuter en langage mi-humain mi-n’importe quoi avec le félin des lieux.

En attendant, peuple aux yeux marrons, noirs, voire bleus qui tente de se faire passer pour rare, mais moins rare que nous verdistes accomplis, je te regarde  en ricanant doucement.

Du haut de ces guanocytes, 40 nuances d’émeraude vous contemplent.

Et vous narguent (voire vous méprisent, mais ce n’est pas politiquement correct on ne peut pas le dire)

Je vais donc aller fonder un club des verdistes tient.

Ca m’occupera.

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