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L’affaire est dans le sac

Ou dans la pochette plus précisément.

Ma mère m’ayant fait un cadeau somptueux sous la forme de sa pochette de mariage en chevreau bleu-gris totalement vintage fifties, totalement introuvable et donc totalement sans prix que je ne cède pour rien au monde,

( en photo d’en-tête regardez-moi cette beauté)

je me suis dit en moi-même personnellement qu’au lieu de faire un billet long et fastidieux à écrire pour moi et à lire pour toi en ces temps estivaux où on a envie de se vider le cortex, je commençais à avoir une jolie collection de pochettes diverses et variées, offertes ou récupérées que je me devais de montrer à la face envieuse de l’univers.

Et qu’il fallait absolument que je te parle de ma quête du sac idéal qui après des dizaines d’années a finalement touché à sa fin.

Car, après tout, si on a pas un blog pour faire baver de jalousie la terre entière, franchement, à quoi ça sert ?

Ceci est donc un billet spécial maroquinerie luxuriante.

Commençons par

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La minaudière ultra-kitsch qui ne sert à rien et qui est donc rigoureusement indispensable.

1.2.3 , récupérée grâce aux internets et à la bloguerie mode qui parfois sert à quelque chose. La preuve.

Pour poursuivre avec

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La pochette Vanessa Bruno offerte par un généreux donateur. (oui, parfois j’ai des cadals, comme quoi aucun cas n’est désespéré).

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La pochette Givenchy et son porte-monnaie dont le prix pourraient couvrir le déficit commercial de n’importe quel pays Africain. Absolument hors de proportion. Mais offerts par mon fils il est beau qui y travaille, je ne vais donc pas cracher dans la soupe. Quand j’aurais fini de vider mon PEL à coups de voyages au bout du monde, je la revendrai éventuellement pour subsister.

Et enfin, le sac idéal. Après de longues années de tâtonnement saquesque où il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas : trop grand, trop petit, pas assez de poches, fermeture pas pratique, trop lourd, j’ai trouvé le sac idéal (enfin pour moi), en 5 minutes et  en soldes. Chez Longchamp, à moins 50 %, c’est un bon investissement.

Façon python (une de mes obsession stylistiques), rappelant un peu mon fantasme ultime, le Kelly Hermès. Ni trop grand, ni trop petit, je peux y entasser mon bazar qui y tient à l’aise. Plein de poches extérieures et intérieures pour tout ranger comme il faut, y compris le pass Navigo qu’on a plus besoin de sortir en farfouillant dedans à chaque passage de tourniquet. Fermeture ultra pratique. Sobre et passe-partout, se porte au bras OU sur l’épaule.

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Vu la solidité de la marque, on vieillira ensemble.

Avec un peu de chance, je l’offrirai à ma petite-fille dans une vingtaine d’années.

Elle aussi sera ravie de récupérer une pièce vintage qu’elle ne cèdera pour rien au monde.

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Il ne faut pas….

… Passés 30/40 ans

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Porter un short en jean déchiré (selon le journal Marie-Claire)

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Mettre un bikini à la plage (selon le Figaro Madame)

Et, selon une étude américaine,

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Porter des jeans skinny et/ou déchirés

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Monter sur un hoverboard

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Faire des vidéos ridicules

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Ou des photos avec des Hell’s Angels

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Boire des coups dans les bars avec des amis

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Avoir des tatouages

Manu Manu
Jouer de la guitare électrique.

Voilà, je fais bien tout ce qu’on me recommande.

 

Et surtout je m’en tamponne les ovaires force 45 sur une échelle allant de Blondie à Mariah Carey des diktats des magazines féminins et de quelques soit-disant gurus du style.

Ne lâchez rien les filles. Jamais. Rien.

(featuring les amis qui se reconnaîtront)

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Brunch, brunch, brunch

Ami(e)s outre-périphérique, voire plus loin, tu le sais, le bobo parisien gauchisto-écologiste en cachemire bio 4 fils et jean de coton éthique qui travaille dans le ouèbe (ou PIRE est journaliste à la solde des syndicats) passe tous ses dimanches à chercher THE brunch parfait dont il pourra parler dans les dîners en ville avec ses pairs.

C’est un sport local avec trouver la terrasse idéale ou le rooftop branché en été où tu pourras voir passer la foule et perdre ton temps avec des boissons hors de prix à te moquer des gens qui passent et de leur tenues fashion police. Ou a piquer un bon fou rire quand un joueur de pokemon go se prend un réverbère.

Ca nous prend énormément de temps du coup on a abandonné le yogging (c’est pour les faibles et déjà démodé de toutes manières) .

J’en ai testé récemment trois. Du moins cher au un poil plus luxueux, mais on a qu’une vie, autant la remplir en mangeant des trucs bons.

Je te livre donc les clés du bonheur gustatif.

(Relatif) petit prix : le brunch du BHV Marais.

Il vient de se lancer depuis début juillet. Dans le self du grand magasin qui est désormais ouvert tous les dimanches, ce qui te permet de coupler agréablement brunch + shopping dans le BHV entièrement refait. C’est désormais mon grand magasin préféré, les prix restent raisonnables, on trouve de tout des vêtements à la décoration en passant par l’épicerie fine et surtout, il est maintenant très bien agencé, tu ne perd pas des siècles à trouver ce que tu veux, contrairement à d’autres magasins similaires.

Le self situé au 5ème étage te propose donc un brunch-buffet  à volonté, spécial gros appétits avec viennoiseries, boissons chaudes, jus, quiches, pizzas, oeufs brouillés, petites saucisses, beans à l’anglaise et tout un assortiment de pâtisseries et desserts divers. Et c’est excellent. La salle est claire avec une jolie vue sur les toits environnants et si tu arrives assez tôt tu devrais pouvoir avoir une place près des fenêtres. Le buffet c’est pratique évidemment pour les gens pressés ou les familles avec enfants qui ne tiennent pas des heures à table. Bref, un brunch bien pratique et tout à fait goûtu pour tous.

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C’est le dimanche au BHV Marais, rue de Rivoli, 24 euros à volonté.

Exotique : le Blue Elephant

J’y suis arrivée un peu par hasard, pendant une vadrouille dans le quartier, il était près de 15 h, j’avais faim, je connaissais le restau,  j’ai poussé la porte. Ce n’est pas un brunch a proprement parler mais également un buffet à volonté avec des entrées, plats et desserts Thaï tous délicieux. Et le meilleur thé glacé du monde. Et toujours la salle ultra-zen du restaurant, c’est reposant aussi. Alors certes, c’est un peu cher, mais, à nouveau, délicieux et à volonté avec un buffet d’entrées très varié et sensationnel. A garder néanmoins pour les journées un peu plus fraîches où on préfère traîner à l’intérieur autour d’un bon repas le dimanche après-midi.

Le Blue Elephant c’est 45 rue de la Roquette le buffet  du dimanche c’est 43 euros à volonté.

 

Raffiné : Mariage frères.

Si tu l’ignores encore la célèbre et très chic marque de thé possède un restaurant dans beaucoup de ses boutiques parisiennes où tu peux déguster du thé et/ou une pâtisserie au thé et/ou une délicieuse cuisine au thé également.

Avec des brunches maison. Un poil chers, voire très chers, pour la plupart d’entre eux,  mais le « classique » reste accessible et tout à fait délicat et savoureux.

Tu auras un thé au choix, un jus de fruit frais, une assiette composée, des confitures, du pain brioché et un dessert. Les gros appétits resteront un peu sur leur faim, mais les appétits normaux y trouveront largement leur compte. Avec des desserts fous, dont une pavlova aux fruits exotiques à tomber par terre, et pourtant, je ne suis d’habitude pas fan de la meringue.

Je vais plutôt d’habitude au magasin 35 rue du Bourg-Tibourg à Paris ou à celui sous la pyramide du Louvre, mais il y en a 5 autres rue des Grands-Augustins, rue Saint-Honoré, Place de la Madeleine, rue Montorgueil  et le petit dernier qui vient d’ouvrir  dans le 7ème arrondissement, Rue Clerc. Ainsi que des corners aux Galeries Lafayette, Printemps et Bon Marché, si on veut juste faire un shopping thé

Le Brunch Classique est à 35 euros

.

 

 

 

 

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Like a boss

 

Sans vouloir jouer les anciennes combattantes, en quelques décennies de musicalité musicale, j’en ai enquillé, des concerts.

Et pas des moindres, j’ai vu des mythes confirmés et quelques-uns en devenir. Les Who et les Stones pas encore momifiés, Bob Marley halluciné et hallucinant, Prince pas encore très connu, AC/DC à leurs presque-débuts, le premier grand concert de Téléphone en première partie d’un groupe aujourd’hui oublié, Bowie période Station to Station, Tina Turner renversant totalement Bercy d’un coup de rein et tant d’autres.

Oui j’en ai vu, du pire au meilleur. Des salles qui donneraient aujourd’hui des frissons aux responsables sécurité, des chaises et des bouteilles voler de partout, des groupes qui ne regardaient pas leur montre et jouaient tant que le public réclamait, des amplis qui sautaient, des mélodies parfois aléatoires et des accords pas très justes. Des musiciens qui tombaient dans le public emportés par leur élan. Des mouvements de foule à la limite de la panique.

Pourtant, j’ai loupé quelques monuments. Des artistes aujourd’hui morts ou à la retraite et que malheureusement je ne verrai jamais.

Et certains heureusement encore en activité. Dont le boss, Bruce Springsteen. Qui donne deux concerts en ce moment à l’ex-Bercy, aujourd’hui renommé Hotels Accor Arena.

J’avais quelques réticences au départ. L’âge du monsieur, déjà. 66 ans, pour tenir une scène, pas toujours évident. J’ai vu quelques retours de vieux rockeurs assez pathétiques pour être vaccinée.

La salle ensuite. Je n’ai jamais aimé Bercy – HAA. Ni les trop grandes salles. Mon maximum désormais c’est l’Olympia.

Pour Bercy-HAA au passage malgré les travaux, l’acoustique est toujours aussi miteuse. C’est presque scandaleux vu le prix des places.

Mais, des gens qui avaient vu Springsteen l’an passé au Stade de France m’ont vivement encouragée à ne pas louper son passage.

J’ai donc investi. Grâce à une inscription que j’avais totalement zappée au Club Accor suite à un séjour dans un de leurs hôtels, j’ai même pu obtenir une bonne place en pré-vente avant tout le monde. En gradin. Pas trop haut placée avec une bonne visibilité.

A l’entrée, j’étais un peu dubitative. Le public n’était pas jeune-jeune. C’est-à-dire qu’il avait en moyenne mon âge physique, que mon âge mental refuse toujours d’admettre. Ce qui me fait considérer toute personne de plus de 40 ans qui fait du jardinage comme un ancêtre potentiel.

Et puis le boss est arrivé. Un peu vouté, en traînant les pieds, tout seul, lentement. Je me suis dit « ouhla, je vais rester assise sur mon siège pendant 2 heures ».

Il s’est mis au piano.

En 1 minute il m’a retourné les tripes. Les miennes et celles de toutes la salle.

Sa voix est toujours là. Rocailleuse, âpre, rauque, intense, déchirante.

Et après….

Une folie totale.

4 heures. QUATRE HEURES pendant lesquelles il a revisité son album « The River » et ses plus grands tubes. 4 heures de larmes de joie, de danse, de cris, de transe, de sueur.

Avec une salle qui tanguait, ivre d’amour et de musique et Springsteen qui donne, donne, donne sans aucune mesure. Alternant les titres de feu et les ballades. Personnellement c’est dans ces moments que je le préfère. Le boss tout seul avec sa guitare, sa voix et son harmonica c’est tout simplement renversant et émotionnel.

Il s’avance dans le public, serre des mains, fait des high fives, embrasse les fans, DESCEND dans la salle, fait le tour du public avec ses musiciens, chante debout dans la fosse, interpelle les gradins, imite James Brown, ramasse les pancartes.

Et, pour ceux qui ont cette chance, fait monter quelques fans sur scène. Je pense que cette dame qu’il a fait danser, cette jeune fille qui tenait une pancarte « papa, je t’ai promis un un câlin avec le boss » qu’il a serré dans ses bras » ou cette autre qu’il a fait monter sur scène et jouer de la guitare avec lui n’oublieront jamais ce moment.

Bref il tient la salle par le bout du coeur, comme un vieux routier qui a des décennies de show derrière lui et connait toutes les ficelles.

Voire lui fait l’amour. Oui, oui. On en est presque là.

J’ai vécu un moment vraiment inoubliable. Surtout à la fin. En voulant me rapprocher pour prendre quelques photos de plus près, au moment des rappels,  j’ai descendu l’escalier de mon gradin. A force de descendre, je me suis retrouvée dans la zone technique totalement interdite au public avec le staff. Sous la scène.

Devant même les premiers rangs du carré or de la fosse. A 2 mètres du patron Qui beuglait « baby we were born to run ». Autant vous dire que j’étais dans un état second.

Sans que personne ne m’arrête.

J’ai mis ceci sur le compte de ma tenue noire et blanche assortie au reste de l’équipe.

D’autant que le rappel a duré une bonne heure, personne ne voulant en rester là, ni lui, ni nous ; qu’il s’est offert à ce moment un nouveau bain de foule, me passant sous le nez à 50 centimètres.

Et qu’il a fait littéralement péter les plombs de la salle au propre et au figuré. Toute la lumière et la sono ont disjoncté pendant au moins 15/20 minutes. Notre Bruce tout-puissant ne se démontant nullement face à cet avatar. Il est parti en acoustique avec tout le E-Street band faire à nouveau le tour de la salle rythmant le message d’évacuation qui demandait en boucle aux gens de sortir calmement. Evidemment personne n’en a tenu compte. Pour finir par signer des autographes, pépouze,  dans le public pour passer le temps et brandir une pancarte « sorry » avant de reprendre de plus belle le fil du concert, une fois le jus revenu.

Pour finir sur une dernière chanson seul sur scène avec sa guitare et son harmonica.

Bref, j’en tremble encore et je pense que je vais mettre plusieurs jours à digérer cette haute dose d’amour et d’émotion.

Malgré tout les concerts vus pendant toutes ces années, c’est probablement un des, ou celui, que j’amènerai avec moi sur une île déserte.

Je te mets bien sûr quelques photos, même si la qualité n’est pas au rendez-vous. L’iphone pour les concerts, ce n’est vraiment pas optimal. Je vais penser sérieusement à m’équiper maintenant que je sais me faufiler sans autorisation dans les zones interdites

J’ai aussi quelques vidéos pas très bonnes au niveau image, mais le son et l’ambiance y sont sur Facebook. Mais pour ça, il faut devenir mon ami(e).

Et c’est pas gagné.

Je suis trèèèèèès sélective.

 

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Out of San Francisco

Suite et presque fin de la série de billets de voyage.

Sois rassuré, jeune internaute folâtre, on en voit bientôt le bout.

Comme je le disais dans les billets précédents il est facile de circuler à San Francisco y compris pour traverser les baie. Des ferries relient différents points avec une fréquence très régulière au départ de la gare maritime  située en plein centre ville.

Il ne faut donc pas se priver d’aller voir de l’autre côté du Golden Gate Bridge si on y est.

Je te recommande chaudement un petit tour dans la Nappa Valley (faite à ma première visite), la route des vins locales, avec de très jolies caves à visiter pour les amateurs with dégustation des vins californiens, dont certains tiennent vraiment la route et le palais, et des petites villes au décor typiquement californien à explorer sans modération.

Cette fois, j’avais opté pour quelque chose de plus classique mais à voir sans aucune hésitation. Angel Island et Alcatraz d’une part et Sausalito d’autre part.

Angel Island et Alcatraz

Sur la recommandation d’une bonne âme qui se reconnaîtra, j’avais pré-booké ma visite en choisissant le combiné de ces deux îles de la baie de San Francisco. Bien m’en a pris, la visite est extrêmement demandée et on risque de se casser le nez sur place sans réservation. Il n’y avait par exemple plus une place de libre jusqu’à mi-juillet quand j’ai fait la balade. Je ne peux donc que te faire la même recommandation. Le site pour réserver est ici.

Compte environ 5 à 6 heures pour le combiné. Pour Alcatraz seule, il y a des départs environ toute les heures et tu peux compter 2 à 3 heures sur place si tu veux faire un tour complet.

En préambule, je craignais un peu ce déplacement organisé que je m’étais auto-imposée, car il n’y a pas trop d’autres moyens de rejoindre ces îles. Je déteste ordinairement ces charters à touristes avec BBB (bruit, bière et bébés hurleurs à tous les étages) où les gens te demandent de les prendre en photos devant n’importe quoi et on te colle la macarena dans les haut-parleurs à fond la caisse, te donnant juste envie de sauter par dessus bord en pleine mer.

Alors oui, c’est très touriste, mais pour lever le suspense immédiatement, j’ai A-D-O-R-E. C’est impeccablement organisé, les gens sont respectueux, les visites intéressantes et je n’ai pas regretté une seconde les 66 dollars investis dans ce combiné.

Si j’avais évidemment entendu parler d’Alcatraz comme tout le monde, Angel Island était par contre totalement inconnue.

Je suppose que tu n’as pas vraiment entendu parler de cette île non plus, pourtant elle vaut largement le déplacement.

Outre le fait qu’elle soit devenue une réserve naturelle, en particulier pour les oiseaux, elle a un passé assez chargé voire relativement tragique qu’il est intéressant de découvrir et offre une belle variété de paysages, quelques bâtiments d’époque intéressants  et une très belle vue sur la baie de San Francisco. Juste en face se situe la presqu’ile de Tiburon qui est a priori le coin le plus chic et cher de la baie avec des propriétés à plusieurs millions de dollars occupées par des célébrités ou des milliardaires.

Un point d’histoire donc, cette île, habitée au départ par les indiens, qui est la deuxième île la plus grande de la baie de San Francisco après Alameda,  a vu ses autochtones massacrés par les Espagnols avant de servir de fort militaire pendant la guerre de sécession puis la seconde guerre mondiale. Elle a également servi de centre de quarantaine pour les troupes rentrant de l’étranger et les bateaux arrivant d’autres pays mais également de station d’immigration pour les nouveaux arrivants asiatiques qui voulaient entrer aux USA, d’où sont surnom d’ « Ellis Island de l’Ouest« . A cause d’une loi d’exclusion  datant de 1882, de nombreux immigrants Chinois ont  d’ailleurs été contraints de passer plusieurs années sur l’île, en attendant de pouvoir finalement entrer aux États-Unis. Pendant cette période d’attente, certains d’entre eux ont sculpté des passages de poèmes sur les murs de leurs habitations. Angel Island est donc aussi réputée comme le lieu de naissance de la poésie moderne sino-américaine. La communauté Chinoise aux USA a également obtenu sa reconnaissance comme lieu de mémoire. A la fin de la deuxième guerre mondiale, l’armée a fermé ses forts, les bureaux d’immigration ont été déplacés. L’île aurait été laissée à l’abandon sans l’intervention d’associations privées qui ont oeuvré pour sa préservation et son classement en parc naturel.

A l’arrivée après un show d’accueil des rangers veillant sur Angel Island on embarque dans un petit train touristique qui fait le tour de la route circulaire autour de l’île avec guide audio à la découverte des sites naturel et des bâtiments d’époque . C’est très Disneyland mais fort commode. Car, sauf si tu aimes la varape ou la marche sportive, c’est très très pentu. Dans ce cas, tu peux tout à fait zapper le petit train et partir à l’aventure à travers les sentiers. Et si tu souhaites prolonger ton exploration et passer une nuit dans la nature, il y a des possibilités de camping sur place. Attention toutefois, point météo. Il fait TRES frais à certains endroits. J’étais bien contente d’avoir emporté une double couche de vêtements pour affronter le vent quasi-glacé soufflant sur le port malgré un grand soleil. C’est assez surprenant.

Quelques photos (curieusement je n’en ai pas pris beaucoup, il faut dire que photographier du petit train en marche n’était pas évident).

 

Après Angel Island, cap sur Alcatraz. Je ne développerai pas autant car l’histoire tragique de ce pénitencier est notablement plus connue que celle de l’île voisine.  Les plus grands criminels, dont Al Capone,  y ont été incarcérés dans des conditions d’autant plus sévères qu’ils voyaient San Francisco vivre sous leurs yeux à portée de rame. Une vraie torture. Sauf que les quelques minutes de mer qui séparent l’île de la côte sont constituées d’eau glacée, de courants dangereux, voire de quelques requins qui nagent dans les parages, donc quasi infranchissables. Une seule évasion a réussi, et encore, on a jamais retrouvé les évadés, personne ne peut donc être certain qu’ils n’ont pas rejoint le fond de l’océan Pacifique.

La pièce maîtresse de la visite, au milieu de plusieurs autres bâtiments, c’est évidemment le quartier des cellules. L’audio tour avec casque individuel dure environ une heure et est, j’insiste, extrêmement bien fait. Il rassemble commentaires, histoires et témoignages d’ex-gardiens et détenus. Entre l’atmosphère glauque à souhait de la prison et les commentaires, tu as vraiment l’impression d’être dans un film noir hollywoodien. Une fois ce tour fini, tu peux visiter les autres bâtiments à ton rythme et individuellement et revenir avec n’importe quelle navette de retour vers San Francisco environ une fois par heure.

Evidemment le petit diaporama maison pour te donner une idée.

En revenant de cette balade ilienne, le point d’embarquement et de débarquement étant juste à côté j’en ai profité pour remonter les quais et refaire un saut au Pier 39 et à Fisherman’s wharf. Tu peux largement zapper le Pier 39, transformé en centre commercial à ciel ouvert sans grand intérêt sauf si tu veux t’acheter des souvenirs kitschs ou des glaces géantes. En revanche Fisherman’s wharf, l’ancien quai des pécheurs, comme son nom l’indique a gardé une vraie atmosphère de port de mer agrémentée de quelques restaus et boutiques, c’est festif et très agréable. A noter pour les amateurs, un musée de bateaux de guerre à ciel ouvert, assez impressionnant vu de l’extérieur et surtout le Musée Mécanique à l’entrée gratuite qui présente des attractions de foire vintage et autres flippers d’époque sur lesquels tu peux VRAIMENT jouer. J’ai évidemment adoré aussi. N’oublie pas d’aller faire coucou aux phoques et otaries qui lézardent entre le pier 39 et Fisherman’s wharf, c’est indispensable. Et si tu aimes marcher tu peux remonter tous les quais dont la plupart ont été restaurés jusqu’à la gare maritime centrale et la boucle est bouclée… De Fisherman’s wharf tu peux aussi prendre les très vintages trolley cars qui te ramèneront en centre ville ou les cable cars encore plus vintages qui te feront faire un aller-retour vertigineux à 90°.

 

Sausalito

Alors autant aussi le dire tout de suite. Sausalito c’est mignon, mais rien d’extraordinaire. En revanche, c’est calme et reposant si tu as envie de faire une petite ballade tranquillou loin de la grande ville et de te faire une mini-croisière à travers la baie. Si tu as le courage de crapahuter dans les hauteurs, il y a cependant quelques belles maisons à découvrir.

ET il y a deux choses à voir absolument. Le magasin de décoration de Noël qui fonctionne toute l’année. Surréaliste pour nous autres européens.

ET la micro-terrasse la plus belle du monde entier qui donne sur la baie de San Francisco. Celle du restaurant Scoma’s.  3 tables. Pas de vis-à-vis. Le monde à tes pieds et un sandwich de crevettes Bubba Gump. Je te jure que j’allais presque pleurer de joie tellement c’était bien. Sinon si tu aimes le vélo, tu trouves sur le Pier 39 (cf. ci-dessus) des excursions avec vélo de location où tu te rends à Sausalito en vélo via le Golden Gate et on te ramène en Ferry. Ou inversement. A ne pas manquer non plus, la traversée du pont rouge est toujours un grand moment.

Je m’y suis rendue en ferry depuis la gare maritime centrale, compter une demi-heure de traversée, avec vue sur les deux ponts : le Golden Gate et son alter ego, moins connu parce que peut-être moins flashy : le Bay Bridge. Ca coûte 5,50 dollars pour un trajet.

Pour le retour, j’ai choisi le bus qui te ramène dans San Francisco centre et passe, évidemment, sur le Golden Gate.

Et pour finir cet interminable billet, naturellement, des photos.

 

 

La prochaine fois suite et fin avec un billet special pride. Et si tu as manqué le début c’est  et

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Game of Thrones, une série définitivement féministe

Attention megaspoilers, si tu ne fais pas partie des 75 % de la population terrestre qui pleure la fin de la saison 6, passe ton chemin. 

Pour changer un peu de San Francisco et persister dans mes lubies, je voulais prolonger et reconfirmer un article rédigé il y a quelques temps par moi-même en personne dans les colonnes de l’Express.

Nous étions alors en 2014, c’est-à-dire à la saison 4 de la série actuellement la plus regardée dans le monde et je me campais déjà sur mes deux jambes en criant bien fort que oui, malgré le fait qu’apparemment Westeros était dominée par de gros machos se tapant sur la tête à coup de masse et n’enlevant leur armure que pour lutiner de la servante docile, le girl power était bel et bien présent à tous les étages.

Exemples à l’appui. Et ils ne manquaient déjà pas.

La suite (et la fin pour l’instant) m’a donné raison.

Car qui, hein, QUI a posé son joli popotin sur le trône de fer, du moins pour le moment ? Hmmmm ?

Aucun guerrier armé d’un coupe-coupe et hurlant toute testostérone dehors « SAY LA GUERRRRRE »

Cersei Lannister. Bon, d’accord elle l’a fait en trucidant la moitié de sa ville d’un seul coup, mais néanmoins. Elle est parvenue à ses fins avec une main de fer… Dans un gant de fer,  au bout d’un annus horribilis qui l’a vue emprisonnée, humiliée, perdant ses derniers soutiens et son dernier enfant.

Son frère (et amant) fait bien pâle figure à côté de ce stratège démoniaque en robe de bal à côté. Même s’il a fait plier par les armes la moitié du continent.

Autour, c’est pareil. La petite Daenerys est désormais à la tête d’une armée conséquente d’hommes castrés (psychanalyse mon amour) et a mis à ses pieds d’un seul coup d’un seul, en sortant du feu totalement à poil des hommes centaures (re-psychanalyse mon amour) et s’apprête à conquérir le monde avec ses dragons phalliques (re-re-re psychanalyse mon amour) aidée d’un nain tortueux et torturé, le seul homme qu’elle daigne écouter. Probablement parce qu’il lui arrive à la cuisse et qu’elle peut l’assommer d’un seul coup de sceptre si la fantaisie lui en prend.

En cela elle aidée de Yara Greyjoy, butch de compétition, qui plie n’importe lequel de ses marins au concours d’avalage de bières ou au bras de fer. Et qui trimballe partout son frère, castré lui aussi, on en sort pas.

Sigmund Freud, si tu nous écoutes, on t’aime beaucoup.

On parie également que la diabolique prêtresse rouge, Melisandre, chassée du Nord par  Jon Snow, qui, même s’il a pris le pouvoir reste un poil facilement manipulable, il faut bien le reconnaître, ne va pas en rester là et rumine déjà sa vengeance.

A Dorne, même motif, même punition. Les vipères ont pris le pouvoir en égorgeant à coup de canif rouillé tout ce qui se présentait sur leur chemin. Ces maîtresses du kung-fu médiéval arrivent à dézinguer n’importe qui plus vite que tu prononces « Valar Morghulis ». Leur alliance avec la terrible Olena Tyrrell, maîtresse femme qui pourrait tenir tête à un pittbull à trois têtes, s’annonce redoutable.

Quand à la petite Arya Stark, elle se transforme lentement mais sûrement en tueur psychopathe qui donnerait des sueurs froides à toute l’équipe d’Esprits Criminels réunie. Même Sandor le limier avec sa tête en vrac et sa montagne de muscles qui n’hésite pas à éventrer tout ce qui bouge a peur d’elle. C’est dire.

Evidemment on ne peut que mentionner aussi Brienne de Torth qui ne quitte jamais son armure et assomme un cheval comme tu bois un café (on a adoré le petit flirt avec Tordmund le sauvageon dans cette saison).

Et que dire de la nouvelle venue Lyanna Mormont qui du haut de ses 12 ans commande déjà son territoire et plie toute une assemblée de machos hostiles d’un seul coup de gueule ? Elle est parfaite.

Enfin pour terminer, archétype de la petite princesse fragile, soumise ne pensant qu’à sa nouvelle robe et maltraitée par ses différents compagnons, Sansa Stark  prend enfin son destin en main jusqu’à devenir une redoutable stratège qui s’apprête à damer le pion au diabolique Littlefinger. Et, en feu d’artifice final, a fait déchiqueter son tortionnaire Ramsay Bolton par ses propres chiens tout en le regardant mourir d’un air dédaigneux.

Je persiste donc et je signe. Game of Thrones est bien une série 100 % girl power.

Et celui qui me contredit je le fais bouffer par mes chats.

(sinon je ne tiendrais jamais 10 mois à attendre la saison 7)

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Les chroniques de San Francisco parte tou

Suite des pérégrinations San Franciscaines commencées hier  avec deux autres quartiers de la ville

Ocean Beach, China Beach et Sutro Park

Moins connu que d’autres endroits de la ville, et donc moins touristique, le côté plage de San Francisco ne manque pourtant pas d’attraits. Pas pour s’y baigner, en revanche. L’eau est froide et les courants dangereux. Ce qui ne fait pas reculer les surfeurs. La plage d’Ocean Beach qui était au bout de ma rue n’a rien d’extraordinaire, mais elle a le mérite d’exister. En revanche, en poussant un peu plus loin le long de la côte on trouve China Beach, qui elle, vaut plus le coup d’oeil. La ballade permet aussi de longer la pointe du Golden Gate park qui a la particularité d’abriter 2 moulins à vent assez rigolos dont le deuxième, le Dutch Windmill a été donné par les Pays-Bas à la ville, comme son nom l’indique et trône dans un jardin planté de tulipes au printemps qui offre à nouveau un coin de sérénité totale à ceux qui y passent. On peut aussi croiser tout au long de la ballade de jolies maisons colorées, qui n’ont rien d’ancien mais offrent un joli spectacle. Au bout de China Beach, on monte vers Seals point, un alignement de rochers dans la mer où les phoques venaient autrefois se poser. Au dessus trône un restaurant panoramique avec une vue sensationnelle Cliff House, à tester une prochaine fois, et une grande terrasse où on peut profiter de la vue sur le Pacifique et où on trouve un drôle de petit musée dont la forme m’a fait penser au premier logo d’Instagram. On arrive ensuite  à Sutro Park et son sentier de randonnée qui longe la mer et qui domine les restes de la plus grande piscine chauffée du monde Sutro Bath, détruite par un incendie en 1966. Je n’ai fait que le début du sentier faute de temps, mais la ballade le long de la côte escarpée et à travers Sutro Park  et Land’s Ends, ancien site d’habitation des indiens (cf. le totem en photo ci-dessous), a l’air magnifique et mène jusqu’au musée Legion of Honor qui abrite une collection d’art européen (Rubens, Degas, Rodin, Monet entre autres). Là aussi, ce sera pour une prochaine fois.

 

 

 

Mission

Mission était encore jusqu’à il y a peu de temps le quartier latino populaire de San Francisco. Voire considéré comme pas très sûr. Comme pour tous les quartiers centraux de la ville, il se gentrifie rapidement, notamment sur une de ses avenues principales, Valencia, qui se remplit lentement mais sûrement de boutiques de décoration et de design et de restaurants bio-vegan-sans gluten-etc-etc. Heureusement, l’autre artère principale, Mission Avenue est restée elle plus « dans son jus » avec d’incroyables magasins de prêts sur gages, de vêtements et d’objets d’occasion et de tout et n’importe quoi. Et les SDF qui s’y réfugient chassés d’autres quartiers. J’ai dégoté un incroyable magasin de fringues totalement insensées genre vestes de smoking à paillettes bleues fluo, Siegel’s.  Qui vend surtout des « Zoot Suits », ces costumes portés par les immigrés latinos après guerre qui ont inspirés les Zazous, la folle jeunesse qui fréquentait les bars de Saint-Germain des près après 1945. Malheureusement je n’ai pas pu bien photographier ces petites merveilles à cause du reflet de la vitrine, je n’ai pu avoir que les chaussures. Pour te donner une idée un zoot suit c’est ça

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Mais surtout ce qu’il y a à voir absolument dans le quartier de Mission, c’est le plus vieux bâtiment de San Francisco, tous édifices confondus : l’église Mission Dolores. Elle a été construite par des frères Franciscains en 1776 et est classée au Registre national des sites historiques. Elle est flanquée d’une cathédrale construite plus tard et d’un cimetière. L’ensemble se visite pour 5 dollars et vaut le coup d’oeil. Mission Dolores est une église de style hispanique évidemment, avec un autel baroque très réputé. J’ai eu la chance d’être complètement seule à l’intérieur. Je n’ai pas trouvé l’illumination, mais l’église est très inspirante néanmoins. La cathédrale à côté est plus banale, mais à voir quand même.

En sortant de Mission Dolores on tombe sur le plus joli petit cinéma de San Francisco, le Roxie, follement rétro, où on a envie de se faire une toile en jupe crayon et ballerines, un seau de pop corn à la main.

Enfin, le dernier fleuron du quartier ce sont les fresques murales. Il y en a vraiment de magnifiques que je mettrais carrément au rang d’oeuvres d’art. La petite rue Clarion qui débouche sur Mission Avenue en est entièrement recouverte, j’y ai passé un bon moment à faire plein de photos pour les immortaliser.

Ce sera tout pour aujourd’hui, on va faire un petit break pour ne pas lasser tout le monde et je reviens très bientôt avec un « Out of San Francisco » : Alcatraz, Angel Island, Fisherman’s Wharf et Sausalito et un dernier billet spécial Pride. 

Et si tu as raté le début. C’est ici

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Les chroniques de San Francisco

Après près de 10 ans, enfin a sonné l’heure du retour vers un de mes endroits préférés dans le monde.

Ce voyage, j’en ai longtemps rêvé, je l’ai attendu, et malheureusement c’est déjà fini. Trop vite.

Mais j’en garde de merveilleux souvenirs et des provisions de soleil dans la tête pour quelques mois.

Que te dire de cette ville ? Je l’aime d’amour, je m’y sens bien et chez moi. Et elle procure de pures sensations de bien-être et de calme intérieur.

Pour celles et ceux qui n’y seraient jamais allés, quelques informations pratiques.

11 h de vol à l’aller, 10 au retour, 9 h de décalage horaire que je suis encore en train d’absorber avec des insomnies et faim à n’importe quelle heure, mais évidemment ça vaut le coup.

San Francisco est une des rares villes  américaines restée sur un modèle européen. La voiture n’y règne pas en maître et tu peux te déplacer partout à pied, en bus ou en métro en cable car ou en trolley car fifties (à faire absolument). Le réseau de transport est très performant, inutile de louer une voiture sauf si tu comptes sortir, et encore, bus, cars, ferrys peuvent t’amener facilement vers diverses destinations.

La ville a toujours été un port, donc un point de transit, d’immigration, de marins qui a dans son ADN d’avoir du coup attiré des gens « différents » : beatniks, hippies, communauté gay, geeks, immigrés asiatiques, latinos,  et originaux de tous poils y ont trouvé refuge. Même si elle s’est considérablement embourgeoisée, l’esprit y reste. C’est LA ville du cool et de la tolérance par excellence. Rien à voir avec l’énergie de New-York, ici c’est slow-motion. Les gens te dévisagent presque quand tu marches vite parce que tu es en retard. Seuls les joggers courent.

C’est aussi une ville respectueuse. De l’environnement d’abord, on recycle tout, et il serait très malvenu de jeter quoi que ce soit à terre. Les espaces verts sont partout, y compris des minis jardins « de rue » en plein milieu des trottoirs que les gens viennent entretenir à tour de rôle.

De la civilité ensuite. Ici c’est politesse et gentillesse à tous les étages. Les voitures s’arrêtent systématiquement aux passages piétons. Les gens te parlent, te sourient, s’excusent quand ils te bousculent, on laisse la priorité aux personnes âgées et aux invalides dans les transports. Sans oublier le fabuleux sens du service des américains qui ont peut-être d’autres défauts, mais qui t’accueillent toujours par un « hello, qu’est-ce que je peux faire pour vous aujourd’hui ? ». Je ne compte pas les fois où je l’ai entendu, que ce soit dans les transports, dans des magasins ou au guichet d’une banque.

Petit point météo. San Francisco c’est vraiment un micro climat. Il fait rarement très chaud, par contre il y a d’énormes amplitudes de température entre la nuit et la journée et entre le bord de mer et l’intérieur de la ville. C’est assez surprenant, il peut y avoir un grand soleil et un ciel bleu sans aucun nuage et faire assez, voire très froid. Les vrais San Franciscains se déplacent rarement sans une veste et on repère les touristes en tee-shirt… Et qui grelottent. Les débuts de matinée sont souvent voilés par le fameux « fog » local. Mais pas de panique, il se dissipe vers 10- 11 h du matin dans la plupart des cas pour laisser place à un grand soleil. Ecran total obligatoire, il tape très fort, ce soleil.

Pour ce 2ème voyage j’ai pris mon billet sur United Airlines via Last Minute qui offrait des prix très attractifs, voire, de façon surprenante, moins chers que ceux proposés sur les sites des compagnies elles-mêmes. La classe éco reste la classe éco, mais United laisse semble-t-il un peu plus d’espace entre les sièges que d’autres compagnies. Alertes mails, repas corrects, écran individuels. Rien à redire. A priori la compagnie la moins chère sur le trajet est XL-airways mais on me l’a déconseillée, c’est un genre de low-cost. Sur du très long trajet ça peut vite virer au cauchemar.

J’ai pris un Rbnb pour le logement. Un peu excentré dans le quartier de Sunset District, à l’est de la ville, près de la mer. Il fallait compter environ une petite heure pour rejoindre l’hyper centre, marche jusqu’à l’arrêt de bus comprise. Mais le bus était direct et très pratique. Avec un joli trajet qui longeait le golden gate park et traversait le quartier de Haight Ashbury. Et évidemment en cas de flemme, ou de rendez-vous, Uber est partout et marche parfaitement bien.

En compensation j’ai eu droit à de fabuleux couchers de soleil sur l’océan de mon balcon  et à un calme royal. Amateurs de zen et de calmitude, c’est l’endroit pour vous. Par contre si tu es fêtard, mieux vaut viser un autre coin.

Ma chambre était fidèle à la description, spacieuse et pratique  dans une maison où l’hôte en louait plusieurs. J’étais seule à l’étage avec un balcon, donc pas de souci de cohabitation. Accès à la cuisine et à la salle de bain qui était partagée par contre. Seul micro-souci si tu es un peu maniaque du partage des sanitaires. Sinon je ne peux que te recommander l’adresse. L’accès à la cuisine était vraiment un plus car j’ai trouvé la nourriture très chère sur place. 15 à 20 dollars pour le moindre petit hamburger + boisson. Ceci dit, ceci s’explique : tout est bio, vegan, sans gluten, sans matières grasses, sans OGM, sans colorants, je crois que je n’ai jamais aussi mangé sain de toute ma vie. Je me vengeais sur les hot dogs de rue (mon pêché mignon) et encore, je les soupçonne d’avoir été bio aussi. Une rue commerçante à 10 minutes de marche avec supermarché bio (et oui), petite superette et restaus (dont une pizzeria géniale).

Le descriptif complet de la chambre est ici

Ce séjour était voué à la ballade et à la méditation. Il a parfaitement rempli son rôle. Et plus encore. J’ai fait des choses que je n’avais pas fait lors de mon premier séjour dans la ville et refait certains coins que je voulais revoir.

Seul évènement festif : la pride. Sans le calculer je suis tombée au moment de cet évènement. J’y consacrerai un autre billet, tellement c’était fort.

Je ferai également un billet séparé pour mes 2 escapades en dehors de la ville. Alcatraz et Angel Island. Et la traversée de la baie vers Sausalito.

Je te propose donc en 2 parties le ci-dessous  et demain (sinon le billet n’en finirais pas) un petit récapitulatif quartier par quartier et surtout des photos. Tous les quartiers n’y sont pas, je ne suis pas retournée à Castro, par exemple, le célèbre quartier gay, fait la dernière fois.  Ou south of market, qui était jusqu’à il y a peu de temps un quartier relativement mal famé, et qui est en train de remonter assez rapidement. Mais il te donnera, j’espère un bon aperçu de la ville.

Je ne vais pas te donner non plus des tonnes d’adresses de restaurants ou de magasins, il y a des guides touristiques pour ce faire et j’ai privilégié la ballade le nez au vent, plus que la gastronomie, le shopping ou la visite de musée.Vu le temps radieux tout au long de mon séjour, j’ai eu du mal à me motiver pour passer quelques heures à l’intérieur.

Avec un petit plan pour identifier les différents endroits cités.

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Le golden gate park

Pour le premier jour dans la ville, j’avais choisi une ballade verte à l’intérieur d’un des plus grands parcs de San Francisco qui, en plus de ses sous-bois, de ses lacs, et de ses immenses pelouses réparties un peu partout, offre une multitude de coins, de recoins et d’endroits à visiter. C’est un peu le bois de Boulogne à l’intérieur de la ville, si on peut tenter la comparaison. A faire absolument, le Chinese tea garden, minuscule mais tellement zen, passer devant l’enclos des bisons (malheureusement ils étaient parqués quand j’y étais), le flower conservatory, sorte de mini-taj mahal pour les fleurs, le aids memorial et ses pierres gravées très émouvantes, et le Shakespeare garden, petit jardin à la Alice au pays des merveilles où sont gravées des citations de Shakespeare, comme son nom l’indique. 2 musées à l’intérieur du parc pour les amateurs : le De Young à l’architecture impressionnante et la California Academy of Science, sorte d’équivalent à notre parisienne cité des sciences. Pour les amateurs de grimpette light et de calme plus que le calme, Strawberry Hill et son temple Chinois  au milieu du Straw Lake t’offrira un joli point de vue sur la ville.

 

Des vélos, pousse-pousse et toutes sortes de véhicules sont disponibles à la location pour sillonner le parc. Compter une bonne journée, voire plus, le parc est vraiment grand ET riche.

Alamo Square et Haight Ashbury

Alamo Square a la double particularité d’offrir un des plus beau point de vue sur la ville et d’abriter un des spots les plus célèbres de San Francisco : l’alignement des « painted ladies », qui sont quasiment les seules vraies maisons victoriennes restantes, la majorité des autres ayant été détruite  lors des différents tremblements de terre qui ont dévasté la cité, notamment celui de 1906. Malheureusement pour moi, heureusement pour ceux qui vont suivre, le terre-plein central de la place qui offre généralement cette vue magnifique que l’on voit sur beaucoup de photos était en travaux, la vue était donc un peu plus réduite. J’ai néanmoins pris un grand plaisir à revoir mes vieilles amies. Aux alentours du square, quelques jolies maisons typiquement San Franciscaines à consommer sans modération. Haight Ashbury qui n’est pas très loin est l’ancien quartier Hippie. Qui n’a plus de Hippie que le nom. Mais on y trouve des magasins rigolos et dans les rues parallèles à Haight, l’avenue principale, également une jolie collection de maisons locales. Pour les fans des sixties, des visites guidées sont organisées dans les « lieux » qui ont vu naitre le mouvement et ont abrité les stars de l’époque comme Jimi Hendrix ou Janis Joplin. A noter un magasin de vêtements vintage dingue qu’il faut absolument aller voir « decades of fashion » qui offre de tout, de la pièce rare et chère à la petite jupe rétro qu’il te faut pour ta soirée seventies. Et le célèbre magasin Piedmont et son enseigne avec des jambes habillées de bas résilles en relief qui propose tout et surtout n’importe quoi. Un vrai bonheur.

 

 

Downtown, Telegraph Hill, Russian Hill, Little Italy et Chinatown, les quartiers centraux

Monter en haut de Telegraph Hill c’est dominer toute la ville. Au sommet trône la Coit Tower, cylindre de béton à la gloire des travailleurs locaux qui contient quelques fresques intéressantes et allégoriques style « back in the USSR » , travail, patrie. La montée en haut de la tour est désormais facilitée par un ascenseur et te permet un 360 à couper le souffle sur la ville. Je ne l’ai pas refait, il y avait trop d’attente en bas. Mais c’est à tenter absolument. En redescendant, j’ai mangé le meilleur sandwich de ma vie servi par un épicier latino patibulaire tout droit sorti de Scarface, j’ai cru qu’il allait me passer dans son hachoir à jambon. Plus sérieusement, tu peux te balader dans les escaliers, les ruelles et les rues en pente de Telegraph et Russian Hill, sa voisine, qui abritent quelques maisons de rêve que ni toi, ni moi ne pourrons jamais nous offrir. C’est très pentu, vertige et crapahutage mais aussi sensations et très beaux panoramas à prévoir. A l’autre bout de la rue qui mène à la Coit Tower se trouve un des autres sites les plus connus de San Francisco : Lombard Street, la rue la plus sinueuse du monde et ses parterres de géraniums. C’est cliché, mais à voir absolument aussi.

En descendant de ces collines chics on passe devant l’église Saint Pierre et Paul et on tombe sur Little Italy. Moins connue que sa voisine Chinatown ou la Little Italy New-Yorkaise, le quartier Italien de San Francisco est pourtant à découvrir surtout pour ses restaus, ses mammas parlant encore Italien et ses patrons de boutiques tout droit sortis des « Affranchis ».

Sa voisine Chinatown vaut le coup d’oeil pour son ambiance, sa décoration typique, ses boutiques de souvenirs et de gadgets, ses échoppes de thé, ses restaurants et…. Des boutiques de décorations où tu trouveras les objets les plus laids du monde toutes catégories confondues. C’est à voir absolument, un monument de kitsch puissance 12. Un seul coup d’oeil et tu risques la conjonctivite.

En sortant de Chinatown, tu tombes sur Downtown. Le quartier des affaires et des magasins, grandes marques de luxe, grands magasins, centre commerciaux, dont certains tous neufs et  quelques beaux buildings . Astuce pour les petits budgets, je te recommande le magasin Marshall’s sur Market Street. C’est une chaîne de fins de série où on trouve parfois des occasions de grandes marques (Calvin Klein, Levi’s ou Ralph Lauren) à prix défiant toute concurrence. Et la station de départ des fameux Cable Cars. Très cliché également, et un peu cher, mais à faire au moins une fois.

 

Demain : Ocean Beach, China Beach, Sutro Park et Mission. Et à venir Alcatraz, Angel Island,  Fisherman’s wharf, Sausalito et la pride.

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Bonjour, c’est pour une réclamation

Initialement, je voulais faire un joli billet plein de photos qui font envie sur mon récent voyage à San Francisco afin de susciter la jalousie de mes contemporains (qui va venir, ne vous inquiétez pas, j’adore trop qu’on me déteste pour manquer une telle occasion).

Mais, il y a un petit truc qui me rend chafouine.

Et quand je suis chafouine, j’ai malheureusement tendance à l’ouvrir plutôt qu’à courber le dos et à me taire.

Je ne suis pas méchante, je suis faite comme ça (Jessica Rabbit, si tu nous écoutes…)

Malheureusement pour les gens qui me rendent chafouine, entendons-nous bien.

Si tu suis un peu ma vie qui n’a pas grand intérêt, c’est bien pour ça que j’en parle, j’écris ou plutôt on va bientôt conjuguer le verbe à l’imparfait, j’écrivais des chroniques medias – people sur Le Plus de l’Obs. Ce depuis deux ans. Au départ, tout se passait au mieux dans le meilleur des mondes avec une collaboration fructueuse des deux côtés, du moins je l’espère.

Et puis les choses se sont dégradées surtout sur le plan financier. J’ai eu de plus en plus de mal à récupérer le fruit de mes contributions en terme de règlement sonnant et trébuchant.

A l’avant-dernier envoi de factures il y a eu une longue bataille de quelques mois pour finalement récupérer mes petits sous fin 2015.

Pendant laquelle j’ai dû entamer une grève, non pas de la faim, étant incapable de résister à n’importe quoi de sucré ou de gras qui me passe sous le nez, mais de la copie.

Le règlement étant finalement intervenu, bien que très tardif, j’ai décidé de continuer à produire de fabuleux sujets totalement futiles, mais parfois utiles et de temps à autres, très lus.

Potentiellement par des trolls qui jugent que je n’ai aucune capacité littéraire et que je ferais mieux de retourner à mon tricot, du moins l’expriment-ils ainsi mais aussi parfois, j’ose l’espérer par des gens que ma prose peut divertir.

Début 2016 je décide donc de me mettre à jour et d’envoyer à mon commanditaire mes factures restantes.

Depuis….

Rien.

Malgré des relances successives par mail, puis une lettre recommandée, une seule réponse par mail au bout de 3 ou 4 mois, mais toujours pas de règlement.

J’en suis donc à 6 mois d’attente pour récupérer une somme que certains jugeraient peu importante, mais c’est pour le principe.

Somme qui aurait pu financer quand même mes vacances San Franciscaines auxquelles j’ai néanmoins tenu. Ce « Carpe Diem » américain m’a donc obligée à puiser dans mes petites économies.

Je sais que l’Obs et Le Plus ont des soucis en ce moment, mais à la limite… Je m’en fiche complètement.

Comme dirait ma mamie, tout travail mérite salaire, un accord est un accord, et de plus, je n’aime ni m’énerver dans le vide, ni qu’on ne me réponde jamais, ça me rend ENCORE plus hargneuse.

Je soupçonne une tactique de « laissons passer l’orage, elle va se lasser ».

C’est mal me connaître.

Je vais donc passer au stade supérieur en

1/ Rendant  publique la conduite de l’Obs quitte à me griller avec toute la presse française. Je n’en ai absolument rien à faire, étant donné que ce n’est pas mon gagne-pain principal. Si je veux écrire, après tout, j’ai toujours mon blog. Et pour gagner des sous… Ah en revanche, dommage.

2/ Engageant les mesures nécessaires, j’ai des amis Albanais qui manient très bien le couteau et s’ennuient un peu en ce moment par exemple. Ou je peux créer un évènement Facebook « grande nuit du graff organisée par l’ Obs qui met ses façades à la disposition des artistes ».

Plus sérieusement, oui, je ne lâcherai rien et j’irai aussi loin que possible.

Encore une fois c’est une question de principe.

En débutant mon offensive médiatique sur les réseaux sociaux, j’ai eu des témoignages sur des cas similaires, du même support ou d’autres qui décident que payer les pigistes c’est superflu et qu’on peut passer outre.

C’est tout simplement inacceptable et je ne l’accepte donc pas.

Et j’en parle. Je n’ai rien à perdre à part ma réputation qui est déjà en dessous du niveau de la mer morte. Donc…

Disons que nos amis de la comptabilité de l’Obs ont choisi la mauvaise personne au mauvais moment.

Sinon je vous met quand même une petite photo de San Francisco pour calmer le débat et pacifier l’ambiance. On en parle très bientôt, soyez rassurés, je ne râle pas en permanence, parfois je m’émerveille aussi.