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Viens donc à la brasserie

Nous autres, bons parisiens snobs et insupportables passons notre temps à chercher des restaurants chics et très fashion dans lesquels nous pouvons faire de jolis instagrams de plats élaborés qui nous vaudront l’estime et l’admiration de notre communauté de gens snobs et insupportables.

Le monde entier le sait.

C’est un sport local. S’il y avait une catégorie aux jeux olympiques, nous serions médaille d’or toutes catégories.

Pourtant, parfois, je retourne avec joie et félicité aux classiques et aux plaisirs simples. Le bar du PMU du coin pour un jambon-beurre et un verre de blanc avec les habitués ou un petit bouiboui pour un frichti maison, de plus en plus difficiles à trouver ceci dit, gentrification oblige.

Ou alors les saveurs d’une blanquette, d’une andouillette ou d’un pavé sauce poivre dans une brasserie. Une vraie brasserie au décor d’époque avec les serveurs en tablier blanc et des tables en rang d’oignon.

J’ai mes brasseries préférées. Peut-être plus à cause du décor et de l’ambiance que de la cuisine, peu importe, on y mange quand même correctement au milieu du ballet des serveurs et du bruit des conversations.

Par exemple, le Balzar,  à deux pas de la Sorbonne. Son décor art déco conserve le souvenir des conversations sans fin des intellectuels du quartier : Malraux, Sartre, Beauvoir ont usé ses banquettes marrons. C’était aussi un des lieux préférés de mes parents qui m’y traînaient régulièrement. Petite je le trouvais un peu ennuyeux. En y retournant adulte, j’ai compris son charme et je savoure quand je peux le foie de veau maison avec délectation.

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Le Balzar c’est 49 rue des Ecoles. Paris 5ème

Toujours sur la rive gauche, la fameuse Coupole. L’établissement qui a vu défiler tout le Paris artistique des années folles est un monument à elle toute seule. Un peu touristique, sa grande salle mérite quand même le détour et le restaurant reste incontournable. Si tu as des amis étrangers ou de province à plonger dans une ambiance « so Paris », n’hésite pas. Prévoir quand même réservation et petit budget.

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La coupole c’est 102 boulevard du Montparnasse, Paris 14ème.

En repassant sur la rive droite, tout aussi historique, le bouillon Chartier est une expérience à vivre et faire vivre absolument. En 1896, le  restaurant naît sur une idée simple : offrir un repas digne de ce nom à un prix modeste, pour gagner la fidélité d’une clientèle populaire. Aujourd’hui 120 ans après, la recette est toujours aussi bonne. La grande salle au décor de gare n’a pas changé d’un pouce et pour les petits budgets, c’est tout bonus avec une carte simple et réjouissante :  poireaux vinaigrette, œuf mayonnaise, potage aux légumes, escargots ou autres,  la carte est très variée  et chaque plat tourne autour de 10 €. Il n’y a pas de réservation, parfois beaucoup de monde et il faut s’armer de patience, mais attendre un peu vaut vraiment le coup.

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Bouillon Chartier 7 rue du Faubourg Montmartre Paris 9ème

 

Une de mes brasseries favorites a un décor art nouveau vraiment sensationnel. Manger sous la coupole de Julien c’est une visite de musée comprise dans le prix d’un repas. On a vraiment l’impression de se retrouver à la Belle Epoque. Carte classique et efficace. Ambiance garantie. Tu peux y amener  n’importe quel ami étranger ou provincial en visite et tu seras certain d’avoir un « waouh » d’admiration passé la porte d’entrée. Un peu moins connue que ses collègues parisiennes, et tout près de sa grande soeur chez Flo, encore une fois, elle vaut vraiment le coup d’oeil.

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Julien 16 rue du Faubourg Saint Denis  Paris 10ème

 

Enfin, celle pour qui j’ai une tendresse particulière parce qu’elle se situe dans le quartier de mon enfance : Bofinger. Toute aussi ancienne que les précédentes, sa grande salle (en photo de couverture)  est une pure merveille à voir absolument. Pour le petite histoire, Bofinger est la première brasserie parisienne où l’on propose de la bière  » à la pompe « , servie dans des pots en grès que les clients apportent eux-mêmes, avec de la charcuterie et de la choucroute. Depuis elle a gardé cette spécialité Alsacienne bien qu’on puisse y déguster d’autres plats, notamment des fruits de mer.  J’ai eu la chance d’y retourner il y a peu pour découvrir en avant-première le menu de Noël ou plus précisément les choucroutes de Noël. Mauvaise pioche pour moi, car malheureusement, …. Je n’aime pas la choucroute. Ce qui ne m’a pas empêchée d’admirer la créativité choucroutesque du restaurant qui propose des recettes  pour renouveler ce classique. Heureusement restaient des bretzels géants et croustillants et de la bière, toujours à la pompe pour caler mon estomac. Bofinger offre bien évidemment des alternatives pour les non-choucroutophiles. Et encore une fois, l’ambiance et le décor valent vraiment le détour. Réservation recommandée, il y a toujours beaucoup de monde.

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Bofinger, 5-7 rue de la Bastille Paris 4ème

 

Crédits photos :

Julien et la Coupole, merci au groupe Flo

Chartier, merci à Emma Peel qui y a déjeuné juste à point pour faire une photo

Balzar (c) Trip Advisor

Bofinger, photos perso.

Pour faire une bonne photo il faut….

… Certains diront un bon appareil
D’autres de bons filtres ou un bon photoshop.

Non, c’est faux, pour faire une bonne photo il faut tout simplement du talent.

Un talent de photographe. C’est-à-dire être là au bon moment, ni avant, ni après et cueillir un instant éphémère en plein vol. Pour le graver pour l’éternité ou presque.

Talent que je n’ai pas, je le reconnais volontiers, je suis absolument nulle en photo. J’ai d’autres qualités, sinon talents, mais l’art photographique n’en fait clairement pas partie. Malgré un grand-père photographe de plateau qui faisait des clichés sublimes et qui est donc la preuve que le talent ne se transmet pas par les gènes.

C’est moins pire qu’au démarrage quand je cherchais à faire quelques clichés pour illustrer mon blog.

Mais on y est toujours clairement pas.

Déjà la technique ne m’intéresse pas. Angle, ouverture, prise de vues, recul…. Tout ceci m’ennuie profondément au bout d’environ 2 secondes.

Et puis, les photos qui me plaisent naturellement le plus sont plutôt des « instantanés », justement, des instants qu’un photographe à attrapé par hasard ou parce qu’il était là à l’instant T.

J’aime moins  les photos très étudiées, posées, retravaillées, même si de temps à autres je fais « waouh » devant un cliché ultra-sophistiqué.

Et, permettez-moi de pousser une petite râlerie de bon aloi, (j’en profite, je suis chez moi ici, je fais ce que je veux) les photos pastellisantes sur fond blanc qu’on voit partout actuellement, je n’en peux juste plus. On a l’impression de vivre dans la maison de la fée guimauve qui invite ses copines pour le thé. Assez d’aseptisation, mettez un peu de vie dans vos photos, bordel.

J’aime le noir et blanc ou les couleurs très vives. Les deux extrêmes. Des choses qui ont du caractère, de la vie, des tripes, en somme.

Des photos acceptables, ou plus précisément qui me plaisent, j’en sors une de temps à autres. Plutôt par hasard que par un fait exprès. Bizarrement, quand je les met sur Instagram, ce ne sont pas celles qui remportent le plus de succès. Peu importe, je les aime et je me dis que, moi aussi, j’ai attrapé un moment pour le graver pour l’éternité ou simplement quelques personnes, c’est déjà pas mal.

Comme celle-ci. Cette dame toute colorée était magnifique dans un wagon de métro triste à mourir. J’ai absolument voulu la prendre sans la déranger. J’aime ses couleurs vive, son mouvement, ce que cette photo raconte. Elle n’est certainement pas parfaite techniquement. Peu importe.

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Les belles photos, je laisse le soin à d’autres de les faire.

Comme Thibaut, qui a réalisé la photo de couverture  et celle-ci-dessous pour son projet #EyeThinkYouAreBeautiful.

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Il prend justement des gens peut-être  pas forcément parfaits plastiquement, selon les critères établis, pour faire ressortir leur beauté extérieure et intérieure, sans retouche, sans trucage, juste en les faisant un peu poser.

Je trouve ça réussi. J’aime ces photos, moins le modèle. Evidemment, je me trouve moche, comme à chaque fois. On voit mes rides, mes plis, mes défauts. Enfin JE les vois. Je ne vois même que ça. MAIS, ce que je vois bien aussi c’est la joie de vivre, un poil de tendresse et beaucoup de lumière que je tente parfois de cacher maladroitement sous une carapace un peu rugueuse.

Par respect pour son travail, je n’ai pas mis de filtre avantageux, ni gommé ces défauts que normalement je tente d’améliorer un peu, comme tout le monde

.

Je t’engage vivement à aller voir ce qu’il fait, en suivant le lien ci-dessus.

Et on se retrouve très vite avec une jolie photo où j’aurai 25 ans grâce aux retouches.

(hihihi).

Le point guitare

Ca fait environ deux ans que je saoule la terre et sa proche banlieue avec mes efforts pour tirer un son acceptable d’une guitare.

Deux ans que mes proches excédés lèvent les yeux aux ciel à chaque évocation de difficulté de mémorisation de tablature ou d’accord barrés.

Deux ans que je me prends pour Jimi Hendrix ou plus précisément pour son cousin manchot et sans aucun talent.

Parce que c’est dur baby. C’est dur. Commencer un instrument quelqu’il soit c’est ingrat surtout quand tu as un certain âge, des articulations moins souples et une coordination complètement à l’ouest.

Parce que le simple fait de faire un truc différent avec la main droite et la main gauche pendant que ton cerveau essaye de se rappeler d’un enchaînement de mesure c’est un genre d’Himalaya pour la taulière.

Dans ma tête, tout va bien, j’ai le rythme, les notes, la mélodie, tout. Le problème c’est que mes mains ont décidé d’avoir une vie autonome et de n’en faire… Qu’à leur tête.

J’ai ramé, mon gars, qu’est-ce que j’ai ramé. A en piquer des crises. A tout vouloir abandonner en me disant « c’est ridicule, je n’y arriverai jamais ».

A croire que j’y était arrivée, et puis non, à tout recommencer au départ. Des hauts, des bas, des très bas.

Sans parler d’un énorme stress de performer en public, fut-il aussi réduit que les 3 personnes, dont le prof qui composent mon cours de guitare. Et qui me font perdre les pédales sur un morceau que j’arrivais à aligner seule dans ma chambre.

Mon prof. Parlons-en justement. Un métalleux pur et dur. Tu le vois, tu te dis « cool, on va plaquer des accords approximatifs et jouer vite et très fort ». Alors que non, les métalleux sont les PIRES emmerdeurs du monde question technique. Il ne lâche rien. Il me torture semaine après semaine en daignant lâcher 3 fois par an « ouais, c’est pas mal, recommence ».

Je passe le bout des doigts de la main gauche qui commence à ressembler à du vieux carton, les ongles longs et la manucure que j’ai du sacrifier, des crampes, des soirées refusées le vendredi à cause du cours, etc, etc…

MAIS

Au bout de 2 ans, j’arrive à plaquer quelques morceaux en entier, voire à performer en public sans perdre les pédales, ET surtout à prendre du plaisir. Oui, quand tu arrives ENFIN à jouer quelque chose de potable le plaisir est sans pareil.

Y compris en bonus, la satisfaction d’avoir persisté dans la difficulté pour quelqu’un qui a plutôt l’habitude de baisser les bras et de passer à autre chose quand un obstacle se dresse sur son chemin.

Oui, c’est un plaisir difficilement descriptible de pouvoir « faire » de la musique même à un niveau très très amateur et sans prétention.

Ca t’envoie un peu dans un nirvana karmique.

Je n’irai jamais très loin, je ne suis pas douée et je ne travaille pas suffisamment. Les gars que tu vois enchaîner les accords à la vitesse d’un TGV qui aurait bu du Red Bull et qui ont l’air de drogués farfelus sont en fait des ascètes qui jouent depuis des années quasi tous les jours pendant des heures. Répétition-concert-répétition-concert.

Comme disait l’autre, « le talent c’est 5 % de génie et 95 % de travail ». Le génie, s’il ne fout rien n’ira pas très loin.

Bref, au bout de deux ans, je commence à m’amuser un peu. Il y a encore des retours en arrière où j’ai l’impression de ne plus arriver à rien mais de moins en moins.

Je n’ai aucune prétention à part de me faire plaisir et d’éventuellement entertainer mes amis autour d’un feu de bois avec des classiques comme « le petit bonhomme en mousse » ou « allez viens boire un petit coup à la maison« ….

… Non, je rigole. Ils supportent déjà à peine quand je massacre des chansons convenables, ce n’est pas pour leur infliger des chansons de colonies de vacances.

Je ne ferai jamais de concerts, à part éventuellement la prestation annuelle de mon association de cours musicaux si le trac ne me fige pas sur place, il est bien trop tard pour envisager une carrière quelconque, mais du peu que je peux tirer de mon instrument, j’ai la satisfaction d’avoir accompli quelque chose d’une part et d’avoir vaincu par thérapie musicologique ma phobie de se produire devant un public, même réduit.

Je ne suis même pas la meilleure de mon cours et de loin. MAIS, néanmoins, mes collègues me considèrent aussi comme un genre de vedette de variétés parce que je suis à ce jour la seule qui arrive à chanter en jouant.

Je ne chante pas très bien non plus, je le concède volontiers, mais après tout, quand tu entends certaines stars qui vendent des watmille albums en vrai live, ce n’est pas non plus la gloire.

Quant aux guitaristes, j’ai découvert au passage en reprenant leurs morceaux,  que certains instrumentistes très réputés ne se cassent pas trop la tête niveaux accords et compensent avec des effets sonores et autres pédales de bon aloi.

Bref, ils nous enfument.

Donc je n’ai plus aucun scrupules à te montrer la vidéo ci-dessous qui est notre premier vrai truc de groupe.

Tu peux siffler, ou bouuuuuher, je m’en fiche, hey, c’est de l’internet je ne t’entends pas.

Je suis adulée par 2 personnes (mes co-élèves donc) qui pensent que c’est ultra-dur de mémoriser une chanson en anglais, c’est déjà beaucoup plus que la moyenne mondiale.

(et puis je sais jouer Hey Joe, et ça, personne ne pourra plus me l’enlever) (Jimi, si tu m’entends…) (euh, non, il ne vaut mieux pas en fait).

Le petit pull de Noyel

Je n’aime ni décembre, ni la périodes des fêtes.

Tous les ans je passe quelques semaines de mauvaise humeur à râler sur la course aux cadeaux, les illuminations niaises et les calendriers de l’avent qui me sortent par les trous de nez.

Tous les ans je m’épanche en ligne sur le sujet. Un genre de tradition.

Mais même si je m’arrange pour réduire à 80 % les figures imposées par la société en ne me mêlant pas à la liesse populaire, en faisant une liste de cadeaux ultra-minimale pour quelques personnes proches pour leur faire plaisir et en réduisant les réveillons au symbolique (voire en n’en faisant pas du tout), je réalise quand même que j’ai UNE tradition de « fêtes ».

Le petit pull.

Pas le pull moche qui gratte à bonhomme de neige pervers ou renne à paillettes sous substance.

Non.

Le pull bling bling qui brille.

Emportée par la profusion de tenues décorées par une Kim Kardashian qui aurait mangé tous les protagonistes de Secret Story, je finis toujours par craquer pour un haut luminescent et chaud, de préférence, vu la saison. Donc un pull.

Parce que j’aime les trucs qui brillent, c’est mon côté fille superficielle.

Soit. J’assume cette tradition après tout.

L’an passé c’était un pull chauve-souris noir et argent.

Cette année ce sera du lurex doré à col montant

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et  économies obligent,  du HM

OUI DU HM fabriqué par des pauvres petits enfants de 8 ans dans des sweat shops au Bangladesh.

A propos du travail des enfants, petite parenthèse barbante, c’est moche, totalement moche.

MAIS il faut aussi parfois arrêter de voir le monde avec notre morale, nos règles et nos yeux d’occidentaux qui savent ce qui est BIEN pour la terre entière. Et veulent donc lui imposer à la terre.

Rien n’est jamais tout blanc ou tout noir, allez sur place et ouvrez les yeux sur les réalités, ça fait parfois changer de perspective.

Les enfants travaillent parfois pour aider leur famille à s’en sortir et pas uniquement parce qu’on les force à le faire.  

C’est triste, mais ça leur permet de manger à leur faim. 

Il n’y a pas si longtemps, au XXème siècle, mon père lui-même  a commencé à travailler à 14 ans pour faire vivre sa famille. Il aurait préféré faire des études, mais il n’a pas eu le choix, il l’a fait. Et tout le monde trouvait ça normal, à l’époque.

Bref en conclusion, défendre des conditions de travail anormales et les éviter au plus fragiles, certainement. Juger rapidement sans connaître la situation ou l’environnement, certainement pas.

Fin de la parenthèse barbante.

Pour en revenir au pull lui-même, et bien… Rien en fait.

J’ai mon petit pull de Noyel. Tout est sous contrôle. Je déteste toujours décembre ceci dit  et ne me parlez pas de la trêve des confiseurs.

 

Au fond vous êtes plus ou moins comme moi mais vous n’osez pas le dire. Après sondage annuel de l’institut  Manu Brothers et Brothers, Noël est une corvée stressante, les repas de famille une galère et un nid de règlement de compte sournois et le nouvel an se termine souvent en cata pour environ 60 à 70 % d’entre vous.

Les 30 à 40  % qui restent se partagent entre fans hardcores des fêtes et les quelques rares personnes qui n’ont jamais connu de loose de Saint-Sylvestre.

Néanmoins pour respecter l’esprit de réconciliation de la période, je ne ferai que des articles futiles et légers ce mois-ci….

… Ou pas.

Tiens, oui, histoire de jouer les Grinch, je vais peut-être sortir uniquement des sujets ultra-plombants ou d’une complexité abyssale.

Stay tuned.

Cosméto petits prix pour voyageuse fauchée

Bien, autant t’y habituer, le « je-vais-partir-bientôt-et-je-n’ai-plus-un-rond » va revenir probablement en boucle pendant 3 mois.

Mais la boucle obsessionnelle peut aussi donner des idées d’articles.

J’avais déjà commis un « comment se faire un petit plaisir au niveau vêtements » en période de pénurie financière.

Je réédite donc l’exercice avec la cosmétique. Parce qu’il y a vraiment de bons produits dans toutes les gammes de prix, il suffit parfois de fouiller un peu.

Voici donc pour toi une sélection de cosmétiques testés et approuvés by appointment of moi-même et que je continuerai à utiliser même quand la bise ne sera plus venue et que la famine sera repartie.

Parce qu’ils sont très bien tout simplement.

Pour le teint, et plus particulièrement les teints clairs, je te recommande chaudement la BB crème Nude Magique de L’Oréal.

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Fluide, légère, non grasse, elle fait un teint très naturel sans dessécher la peau. Un très bon rapport qualité prix. Personnellement j’utilise maintenant plutôt les BB ou CC crèmes que les fonds de teint qui passés un certain âge ont tendance à marquer les ridules. A force  de ne plus en porter, j’en ai d’ailleurs perdu l’habitude et j’ai de plus en plus de mal à supporter sur le visage les textures des fonds de teint, même réputés fluide ou légers.

BB crème Nude Magic  : 8,35 euros sur le site de L’Oreal.

En remplacement de mon cher touche éclat Yves-Saint-Laurent,  tellement iconique mais bien trop cher en ces temps d’économie, je trouve  la Touche lumière lissante Sephora pas mal du tout. Comme la BB crème ci-dessus, elle est fluide, légère et pourtant couvrante. 5 teintes disponibles dont un rose lumière qui te donne bonne mine. Seul petit bémol le système de vissage-dévissage du stylo n’est pas toujours ultra pratique et glisse sous les doigts. Mais sans s’énerver, on y arrive quand même. De manière générale, les quelques produits Sephora testés ne m’ont pas déçue.  J’ai également un blush dont je me sers tout le temps, couleur top et fini impeccable.

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Touche lumière lissante  : 12,95 euros  – blush colourful : 10,95 euros sur le site Sephora

 

Pour mon eye-liner de pin-up, je trouve que le stylo-liner Blackbuster de L’Oreal est vraiment top. Super-facile d’utilisation, tu ne peux pas rater ton trait d’eye-liner, même avec des moufles. Plutôt réservé à celles qui aiment les traits un peu épais. Mais sinon, encore une fois, rien à dire sur la texture et la praticité.

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Superliner Blackbuster : 8,75 euros sur le site de L’Oreal

(j’ai emprunté la photo à L’Oreal, le mien était un poil usé et pas très montrable)

Pour des cils à rallonge, acheté juste parce que je trouvais le packaging joli, le mascara volume millions de cils  Fatale de L’Oreal également est une excellente surprise. J’ai souvent été déçue par les mascaras vendus en grande distribution qui sont un peu « faibles » par rapport à leurs équivalents de marques. Il n’en est rien pour celui-ci qui définit, allonge et structure très bien tes balayettes chéries. Je me le procurerai certainement à nouveau. (le petit eye-liner mordoré offert avec est amusant mais un peu faiblard en revanche).

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Mascara millions de cils Fatale : à – 40 % en ce moment sur le site L’Oreal, soit 8,30 euros.

 

Et pour mon rouge à lèvres, le champion toute catégorie rapport qualité-prix c’est le stay-on de chez Hema. Je l’ai déjà présenté ici mais je continue à chanter les louanges de ce rouge qui ne file pas, ne coule pas, tiens VRAIMENT toute la journée et ne dessèche pas les lèvres du tout. 5 ou 6 teintes disponibles seulement c’est son seul défaut. Sinon, j’ose le dire, c’est LE rouge à lèvres idéal.

Chez Hema tu trouveras également toute une gamme cosmétique à tous petits prix. Comme pour la gamme Sephora,  je n’ai évidemment pas tout testé mais les palettes de fards à paupières pour ce que j’ai pu essayer, ne sont pas mal du tout.

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Long lasting lipstick : 4,25 euros, palette ombres à paupières : 9 euros sur le site Hema

En plus en ce moment il y a toute une collection de petites pochettes super-kikou chez Hema qui feront de ravissants cadeaux de Noël et le bonheur de tes copines. Pour 3 euros pièce, ce serait bête d’hésiter….

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(photo Hema)

 

Voilà c’était ma petite sélection perso, 100 % essayée pour toi et 100 % non-sponsorisée. Tu peux donc en déduire que cette sélection n’est 100 % pas orientée.

Le seul domaine sur lequel je n’envisage aucune économie possible, c’est le parfum.

Le parfum petit prix et agréable, ça n’existe pas. Même si tu peux trouver quelques colognes très décentes à des tarifs abordables chez Roger &  Gallet par exemple.

Je préfère encore ne rien mettre ou me trancher les veines avec un recourbe-cil que de mettre une seule goutte des horreurs vendues en grande distribution sur moi.

J’ai un statut, et une réputation olfactive.

Il ne faudrait pas exagérer.

 

NB : et contrairement à ce que semble indiquer la photo de couverture, je n’ai pas de vernis petit prix à te conseiller, je ne me manucure plus because guitare. Mais je la trouvais sympa, c’est tout…

Les tarifs indiqués peuvent varier en fonction des circuits de distribution, bien évidemment

Friends

Tu tu lu tu tu tu tu lu lu…

Ceci est un article nombriliste autocentré.

Si tu ne t’intéresses pas à mon nombril, tu peux aller faire autre chose.

Mais c’est dommage, mon nombril est chouette.

Et puis à quoi ça sert de tenir un blog si on ne peut pas se le regarder attentivement, le nombril, hein ? Je te le demande.

Bref, ceci est un essai nombriliste sur (roulement de tambour) l’amitié.

Ou plus précisément ma relation à l’amitié.

Je n’ai pas beaucoup d’amis. Je plaisante souvent sur ce thème « je n’ai pas d’amis » pour renforcer mon côté diva ingérable.

Mais en fait, mathématiquement parlant, je n’ai pas beaucoup d’amis.

Des vrais, je veux dire, des gens dont même si je ne les vois pas tout le temps, je sais qu’en cas de tsunami, je peux aller gratter à leur porte et il m’offriront un café, des biscuits, des mouchoirs et qu’il me tapoteront la main.

(pas plus, ils savent que je n’aime pas trop qu’on me tripote, EUX).

Et que s’ils en ont besoin, je ferais pareil.

Je compte une petite dizaine de personnes. Pas plus. C’est déjà pas mal.

Et ils ont du mérite, crois-moi, je ne suis pas la personne la plus facile de la terre. Je le reconnais volontiers.

J’accorde ma confiance très difficilement, je suis volatile et je n’aime pas me livrer entièrement.
Sans parler d’un humour sarcastique au quinzième degré qui pourrait rebuter Mère Théresa elle-même.

Et d’un caractère qui ferait passer Sauron pour un joyeux plaisantin. Avec des coups d’humeur dévastateurs dont personne, et parfois même pas moi, ne connait la raison.

Après mes relations sociales se découpent en trois tranches successives selon mes critères :

très bon copains (ceux avec qui on rigole bien et à qui on peut demander ou rendre un service ponctuel),

bons copains (ceux avec qui on rigole bien tout court)

et relations plus ou moins élastiques (en gros des gens avec qui on parle ou qu’on voit ponctuellement).

Tranches qui, tout compte fait, ne sont pas si épaisses non plus.

Ayant une famille très réduite dont 75 % feraient le bonheur d’un hôpital psychiatrique, j’ai longtemps espéré que des amis pourraient combler ce vide familial.

Alors que non. Je finis toujours avec un groupe réduit de connexions sociales.

Je me suis longtemps demandé pourquoi et j’ai fini par comprendre dans ma longue remise à plat de ces derniers temps.

Je suis une introvertie misanthrope. 

J’en ai longtemps souffert en terme de « pourquoi les autres et pas moi ». J’enviais les gens qui avaient un carnet d’adresses débordant avec des connexions de la Patagonie à Tombouctou, 10000 coups de fils à la minute et des pluies d’invitations incessantes

J’ai fini par accepter totalement ce trait de caractère. Ok, c’est ma nature profonde,  je ferai donc avec.

Introvertie ne veut pas dire que je suis autiste, non, pas du tout. J’adore voir du monde, rire et faire l’imbécile.

Introvertie veut dire simplement que j’ai plus de mal que d’autres à aller vers des inconnus, que je me sens plus à l’aise en petits groupes que dans une grande réunion de gens ; et que, tout simplement, mon cerveau n’est pas fait pour avoir des interactions sociales permanentes et trop nombreuses.

Trop de bruit, trop de monde, trop de sollicitations, des inconnus qui tentent une approche et mon système nerveux se met en mode surchauffe.

J’ai l’impression de me diluer, de disparaître, que mon oxygène commence à se raréfier et que j’étouffe.

J’ai BESOIN, un besoin viscéral de me retrouver au calme, dans mon coin, sans sollicitations.

C’est un peu un handicap dans une société où plus on a de relations, plus on est valorisé.

Ceci explique certainement certaines périodes de ma vie où j’ai envoyé balader un nombre assez considérable de personnes sous des prétextes plus ou moins futiles.

Je le regrette …

… Ou pas. J’ai certainement laisser filer des gens très bien. Je ne vais pas refaire l’histoire : on s’est aimés, on ne s’aime plus, basta. C’est la vie.

J’envie toujours un peu les gens très extravertis. Leur facilité à faire de nouvelles rencontres, leur sociabilité, les bloup bloup incessants de leur messagerie…

… Ou pas.

C’est clair, je ne suis pas comme eux, je ne le serai jamais, j’ai compris.

Mais j’ai aussi mes points forts qu’eux ne connaitront peut-être jamais. Un monde intérieur riche qui n’a pas besoin de tierce personne, ce qui facilite la créativité.

Et une facilité à mener ma barque toute seule.

Au lieu de parler, parfois, j’observe, je réfléchis, je synthétise.

Et comme disait Cyrano de Bergerac.

Ma pointe voltige: une mouche!

Décidément… c’est au bedon, Qu’à la fin de l’envoi, je touche.

 

Donc cher(e) introverti(e) tu vois, ce n’est pas grave. Malgré ce qu’on veut te faire croire, tu vas très bien t’en sortir.

Tu vas vivre une vie agréable près d’un très joli lac intérieur, profond et serein. Il ne faut juste pas te noyer dedans.

Quant à mes chers ami(e)s, j’espère qu’ils se reconnaitront.

Je ne veux pas les citer parce qu’on va tous commencer à pleurnicher sur notre café et nos biscuits et ce sera extrêmement pénible pour tout le monde.

 

Quant à mon lac intérieur j’aime assez penser qu’il ressemble à la photo de couverture. 

La photo a été prise au lagoa rodrigo de freitas à Rio. 

Uluru

Je t’avais laissé entendre dans plusieurs billets précédents que j’entamais une quête pour réaliser ce qui pourrait bien être le voyage de ma vie.

J’en rêve depuis toute gamine.

Pourquoi ? Aucune idée.

C’est comme ça, c’est tout, il y a des pays qui t’appellent de façon mystérieuse.

Les catholiques pourraient dire que ce sont les voix impénétrables du seigneur, les bouddhistes une résurgence d’une vie antérieure ou le karma.

La taulière, elle, pense simplement qu’elle doit écouter sa voix intérieure.

Et partir voir les kangourous en Australie.

C’est dans l’avion de retour vers Paris après mon séjour à San Francisco au début de l’été que je me suis dis « malgré 11 h de vol en classe éco, pliée en 2 dans mon siège inconfortable, je reprendrais bien le premier vol pour n’importe où en arrivant à Paris ».

Suivi de « meuf, tu as toujours rêvé de l’Australie, vas-y, qu’est-ce qui t’en empêche ? ».

Rien. A part 24 h d’avion et un budget colossal, strictement rien.

Et encore, ce n’est pas insurmontable.

Les 24 h d’avion, je vais les passer shootée pour dormir un maximum afin de passer le temps.

Le budget colossal, et bien, je mangerai des pommes de terre à l’eau pendant 6 mois d’une part et d’autre part, je vais un peu dilapider mes économies.

Après tout, personne n’est enterré avec son coffre-fort  j’ai vu partir tellement de gens d’un jour à l’autre qui disaient « plus tard je rêverai de faire… » . Il n’ont pas eu de plus tard, malheureusement.

Et vu mon âge mon plus tard, c’est maintenant. Ou jamais.

Je préfère donc mourir pauvre qu’avec des regrets.

Au pire, j’irai chanter dans le métro. Une petite vieille qui joue du métal à la guitare, ça devrait marcher, je peux m’en sortir.

Si le cosmos me laisse donc agir à ma guise, j’irai donc papouiller les koalas au mois de mars.

Evidemment, l’Australie c’est immense, en 3 semaines je n’aurai donc le temps de faire qu’un petit bout de pays.

Au programme, du classique pour une première fois (peut-être la seule, on ne sait jamais).

Melbourne,  la Great Ocean Road, Kangaroo Island le centre rouge en safari via Adelaide à l’aller et Alice Springs au retour,  et Sidney pour finir.

(je te mets pas de carte, ça te donnera l’occasion de googueuliser et de te culturer un peu géographiquement).

Et surtout, surtout Ayers Rock, ou Uluru plus exactement de son nom aborigène.

Ce caillou rouge perdu au milieu de nulle part me fascine littéralement, encore une fois, j’ignore totalement pourquoi, mais je DOIS le voir de mes propres yeux et pas uniquement en photo.

Je m’attend à un choc émotionnel aussi intense que celui que j’ai ressenti devant les statues géantes d’Abou-Simbel en Egypte ou devant le Christ du Corcovado à Rio où les touristes du monde entier ont vu une personne quasi en transe vider la réserve nationale de mouchoirs en papiers pour essorer ses sanglots irrépressibles.

Il y a quelques autochtones qui risquent de bien rigoler.

Côté organisation, j’ai délégué. Quasiment en un clic je suis tombée sur le site du Cercle des Vacances, que je ne peux que vous recommander chaudement. Ils m’ont « fabriqué » un circuit sur mesure mi-autonome, mi-en petits groupes et conseillé vraiment très efficacement.

Ils m’ont avisé par exemple d’éviter en mars la grande barrière de corail prévue au départ : il risque de pleuvoir en cette saison sur cette partie de l’Australie en plus du batifolage annuel des méduses. Pour aller voir la vie sous-marine en palmes et tuba, pas idéal. J’ai donc remplacé les poissons par les kangourous, koalas et lions de mer sur Kangaroo Island.

Je ne m’en porte pas plus mal a priori, je ne suis pas une fan de plongée.

Alors oui, j’aurais pu mettre plusieurs agences en concurrence et comparer les devis.

C’eut été raisonnable.

Mais je suis plus flemmarde que raisonnable et je préfère le confort de me laisser dorloter par une conseillère voyage avisée et aimable  quitte à perdre quelques euros que de perdre de l’énergie dans un comparatif épuisant.

J’aurai ainsi exactement ce que je veux. Des parties complètement autonomes qui me permettront de partir à la découverte à mon rythme et des parties en petit groupe avec guide qui me permettront de socialiser un peu et d’avoir des explications un peu plus poussées sur certains sites ou endroits.

Sans tomber dans l’usine à touristes avec musique hurlant dans les hauts parleurs, cocktail à bord, familles à casquettes et bananes et jeux apéritifs.

Je compte donc désormais les jours jusqu’au 02 mars 2017, date prévue pour mon décollage.

Et  pour paraphraser  Michel, ce poète des temps modernes…

Mes chers amis, je pars.

Je vous aime, mais je pars,

vous n’aurez plus de Manu, ce soir.

(faut que je vérifie mes médocs et que j’en parle au Doc Maboul, j’ai l’impression qu’ils sont un poil trop dosés).

NB. évidemment la photo de couverture n’est pas de moi. J’espère en rapporter une dont je sois VRAIMENT l’auteur dans quelques mois. (c) Crystalinks.com

13

Le 13 novembre 2016, je n’ai  pas eu envie de parler de tout et de rien comme j’ai l’habitude de le faire dans la vraie vie ou en ligne,  et au départ, pas envie de raconter « comme tout le monde » mon 13 novembre 2015.

La journée passant « comme tout le monde » j’ai senti qu’il fallait que ça sorte. Alors j’ai décrit vers la fin de la journée d’abord « mon » 13 novembre sur Facebook, pour un cercle plutôt restreint d’amis plus ou moins proches. Certains connaissaient déjà l’histoire, d’autres non.

Visiblement ce post a touché des gens. J’ai alors demandé si je devais en faire un billet sur le blog, on m’a répondu positivement.

Je ne voulais surtout pas faire de racolage sur ce sujet, c’est pourquoi j’ai choisi de le publier en décalage quelques jours après, plus loin de l’actualité immédiate. Pour le respect des victimes et pour leur laisser toute l’attention qu’elles méritent.

Car, en préambule, mon cas n’est pas grave.  Pas grave du tout.

Je n’ai pas vécu l’horreur, pas perdu de proches.

En revanche,  j’ai plongé directement dans le traumatisme général et le  noir pendant quelques heures « comme tout le monde ». Nous avons tous sombré dans un gouffre sombre de peur et d’indescriptible tristesse avant que la vie ne reprenne son cours, heureusement.

Le 12 novembre au soir, je m’étais couchée tôt, très tôt, avant que les premières infos ne commencent à tomber, pour aller le lendemain matin avec Marie-Amelie, l’éleveuse de ma norvégienne.

Nous devions faire une exposition féline avec Lulubelle, parce qu’elle voulait avoir un avis professionnel sur notre bestiole en particulier et son élevage en général .

J’avais dit « banco » par curiosité.  Etant donné que nous devions être à 7 h sur place, je me réveille vers 5 h du matin après une nuit au sommeil peut-être prémonitoirement agité.

Comme d’habitude, je fais couler mon café, et « comme tout le monde » j’allume mon portable.

Et là je vois s’afficher des SMS, des messages Facebook, des mentions disant « où es-tu ? » « rappelle-moi ».

A moitié réveillée, je me demande quand même pourquoi tant de gens me questionnent sur ma localisation et demandent à ce que je les rappelle.

Puis, dans la liste des SMS, j’en vois un de mon fils qui dit « maman, rappelle-moi vite » .

Habituée à ses étourderies diverses, je grommelle intérieurement « mais qu’est-ce qu’il a encore fait ce petit con, il a du oublier sa clé, il va attendre dehors, ça lui fera les pieds ».

Puis je vois le security check Facebook et re-grommelle intérieurement « j’en ai marre de ces jeux  sur Facebook, il faut vraiment que je pense à bloquer toutes ces applications à la noix ».

Après cinq minutes et quelques gorgées de café je me dis quand même qu’il y a un truc qui cloche. Je regarde finalement un site d’info et découvre a posteriori l’horreur de la nuit.

Ma première pensée a été pour mon fils évidemment, j’ai arrêté de vivre pendant les quelques minutes que j’ai mis à le joindre. Heureusement, il était en bonne santé, il dinait chez des amis en face de la Belle Equipe, un des bars touchés par les attentats.

Son hôtesse étant secouriste, elle est descendue prêter main forte au premiers secours, il a vu une partie de l’horreur, il était choqué mais terriblement fort et résilient.  J’ai couru ensuite dans la chambre de mon autre fils juste pour être certaine qu’il était rentré. Comme une maman de tout-petit, je l’ai regardé dormir, les larmes aux yeux, en répétant à je ne sais qui « merci, merci, merci ».

Mon second geste a été de tenter d’entrer en contact avec les gens, même s’ils n’étaient pas proches, dont je savais qu’ils se trouvaient probablement au Bataclan ou dans les quartiers touchés par les tueries. Chaque fois qu’un d’entre eux me répondait je répétais ce même « merci, merci, merci » comme un mantra.

Je les ai tous retrouvés vivants et entiers. Certains très choqués, surtout ceux qui étaient dans le Bataclan  évidemment, ou près des bars touchés, ou dans les quartiers bouclés et qui avaient dû  passer la nuit à attendre enfermés dans des endroits peu confortables, voir confinés sans savoir ce qui se passait dehors.

Malheureusement tout le monde n’a pas eu cette chance

J’ai ensuite répondu à tous ceux qui cherchaient à me joindre. J’ai répondu inlassablement « je vais bien, je vais bien, et toi ? » « merci, merci, merci »

Après il y eu des larmes, des câlins, des larmes, des recherches qui n’aboutissaient pas, des noms que je ne connaissais pas, une liste qui s’allongeait, des larmes encore et encore et la vie qui devait reprendre. Sortir. Dehors. Se tenir debout. Repartir, recommencer, sans eux.

Affreusement, Paris est tout petit.

Affreusement on connaissait tous quelqu’un qui connaissait quelqu’un qui…

J’ai pris conscience ce matin là que je pouvais baisser la garde. Que je pouvais aimer des gens et me laisser aimer par des gens.

Que tout était trop court et tellement éphémère pour gâcher sa vie à tenter de se protéger de je ne sais quoi émotionnellement parlant. Ou pour se laisser polluer par des contraintes inutiles.

Que la meilleure réponse était de continuer à vivre le plus fort possible

Une bien terrible cause pour un si petit, si petit résultat.

Néanmoins, je suis aujourd’hui là, vous êtes là, c’est le principal.

Merci merci merci.

(photo d’en tête perso, le bar le Carillon vu du restaurant le Petit Cambodge, deux des endroits touchés parmi d’autres le 13 novembre 2015)

Le passage

Article de futilité moyenne mais d’utilité publique. Enfin je pense.

Chers amis hommes et néanmoins masculins, vous pouvez partir en courant. Vous allez probablement le faire de toutes manières, transis d’horreur, on vous connait.

Chères amies femmes et néanmoins jeunes vous pouvez aussi partir en courant.

Quoique. Ce qui suit pourrait vous servir un jour.

Celles et ceux qui restent, bienvenue dans le monde ténébreux … d’une chose  dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom comme un Voldemort dans la vie d’une femme.

Et pourtant, on va,  ou on a,  déjà toutes franchi ce cap.

Je voulais juste à cet effet partager mon expérience pour  rassurer la terre entière qui s’angoisse  : ça va bien se passer LA MENOPAUSE.

Ca y est je l’ai dit ce mot horrible, tabou, beurk, atroce qui, semble-t-il signe la fin de toute humanité chez une femme.

Alors qu’en fait, non.

C’est juste que tu n’est plus apte à procréer. Sachant que personnellement, je n’ai JAMAIS considéré que le but ultime de ma vie ou la définition de la féminité, voire mon bonheur total passait par le fait d’avoir des enfants, contrairement à ce que la société et le poids du jugement des autres voulait bien nous faire croire.

Avoir des enfants, c’est bien, c’est même un des trucs les plus chouettes dans la vie (surtout les miens, ils sont beaux et intelligents), MAIS ce n’est pas le but ultime de mon existence et surtout ça ne définit pas entièrement qui je suis et ce que je veux faire.

Donc, ne plus pouvoir enfanter « techniquement », écoute, ça va aller, j’ai fait ma part, ce n’est pas trop un souci.

Je ne considère pas non plus que la ménopause signe l’arrêt de mort de toute coquetterie ou plaisir de plaire. Bien au contraire. Bien que toujours bourrée de complexes divers et variés, je me sens même mieux dans ma peau et dans mon style depuis quelques années qu’avant.

Physiquement j’ai eu de la chance, j’avoue. Le passage s’est fait plutôt en douceur.

Pas de bouffées de chaleur intenses, même si mon thermostat interne me permet parfois de circuler en tee-shirt en hiver désormais, pas d’insomnies, pas de prise de poids excessive, pas de problème de peau ni de cheveux, pas de fatigue cyclique. Juste un sommeil un peu plus aléatoire et donc une sensibilité un peu plus accrue à la chaleur.

Et, quand même, cadeau de la testostérone en supplément gratuit : la nécessité de veiller à une épilation régulière et correcte de la zone lèvres-menton, sous peine de ressembler rapidement à un mauvais sosie de mariachi mexicain ou de Freddie Mercury. Prévoir un budget bandes de cire dépilatoire, donc.

Moralement, par contre, il en a été autrement.

Pas tellement à cause du fait de vieillir ou de passer un cap de vie, non.

Plutôt un sentiment d’urgence qui m’a fait penser « bon dieu, il ne me reste plus beaucoup de temps »,  suivi de « qu’est-ce que j’ai fait de ma vie, jusqu’ici ? » .

La première réponse que j’ai trouvé étant « rien ».

Le « rien » m’a fait basculer dans des abîmes de perplexité et de questionnement qui m’ont fait remettre pas mal de choses à plat mais aussi affronter des démons personnels que j’évitais soigneusement jusqu’alors.

Clairement ? J’ai perdu pied. Pendant près d’un an, voire un peu plus. Je me suis fait aider, il n’y a pas de honte à avoir un Doc Maboul qui va démêler l’écheveau de tes angoisses.  Bien au contraire. Le mien m’a bien sortie d’affaire.

Je l’ai déjà raconté ici et remercié à plusieurs reprises.

C’est presque banal, ou normal finalement de remettre sa vie en perspective à ce stade.

Pour repartir de plus belle, drapeau au vent et sourire aux lèvres.

Bref et en conclusion, je n’ai pas l’impression d’avoir fini ma vie en tant que femme, bien au contraire, j’ai l’impression qu’elle recommence. Oui, j’ai un peu moins de temps devant moi, la cuisse moins ferme et quelques ridules.  Et alors ? Ce n’est pas plus mal, je m’oblige, compte tenu du temps qui passe vite à réaliser mes envies et mes rêves ce que je n’osais pas forcément faire auparavant.

En compensation j’ai du temps pour moi. Et surtout une énorme LIBERTE d’action et de pensée. Je n’ai plus à construire ma vie, ma carrière, ou à penser à investir dans un appartement ou à tenter de plaire à des gens qui me sont désagréables par intérêt ou convention.

Tout ceci est derrière moi. Je fais ce qui me plait, je vois qui me plait à presque 100 %.

Je n’ai ni renoncé à m’amuser, ni à séduire, ni à rien en fait.

La ménopause ? Je l’accepte volontiers, c’est la vie, c’est juste la fin d’un cycle (au propre comme au figuré). D’autres cycles viendront, certains peut-être moins joyeux que d’autres.

Je profite donc à fond de la joyeuseté actuelle.

Tu vois ? Il n’y a rien de grave, ta vie n’est pas finie, loin de là.  Si je peux juste me permettre un petit conseil, ayant déjà franchi le « passage » c’est juste de ne pas hésiter à se faire aider sur le plan physiologique ou moral si tu ne te sens pas au mieux à ce moment là. Il n’y a aucune honte et non, tes petits bobos ne passeront pas forcément tous seuls.

Tu ne seras pas remerciée non plus par un cadeau du ciel si tu souffres dans ton coin, contrairement à ce qu’une culpabilité idiote et antédiluvienne voudrait te faire croire.

Il y a plein de solutions pour passer le cap en douceur.

Et de l’autre côté du cap, ça reste très chouette, crois-moi.

Sinon ça va les gens ? Vous êtes encore vivants ? Ah je crois qu’on a perdu quelques personnes que je vois actuellement en PLS dans un coin de la salle.

Envoyez les pompiers. Plein. Une bonne brigade ça serait bien.

Oh ça va, on peut rire, un peu.

NB la photo de couverture n’a que peu de rapport avec le reste, mais elle a été prise à San Francisco, c’est un joli souvenir et j’aime bien cette idée de symbolique de l’envol. C’est mon côté mystico-dingo.

Le souci du sourcil

Article futile numéro 2.

Mais toujours utile, comme celui d’hier.

Amie virtuelle et jolie femme de touite ans, tu connais probablement toi aussi ce problème MAJEUR susceptible de réunir les membres de  l’ONU en session extraordinaire  :

avec l’âge le sourcil n’en fait qu’à sa tête.

Trop ou mal épilé, il ne repousse plus, ou mal, voire anarchiquement.  Avec des phanères qui semblent avoir une volonté autonome de pointer dans n’importe quelle direction sauf la bonne.

Un vrai casse-tête à une époque où la mode est plutôt au sourcil fourni, ultra-précis et ultra-dessiné.

Et toi et moi, on doit bien l’admettre, on est un peu des victimes de la mode. C’est mal, mais au fond, qu’est-ce qui empêche de défendre des nobles causes un peu bien habillée et maquillée ? Hein ? Personne.

D’autant qu’il en va aussi un peu de la salubrité publique qu’on sorte dans la rue autrement que comme la petite soeur de Morticia Addams qui aurait forcé sur les nuits blanches et les fringues grunge.

Le monde nous en remercie, sache-le.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à nos soucis de sourcils.

Après avoir testé toutes sortes de solutions et produits, je crois que j’ai trouvé ce qu’il nous faut.

Chez Talika

Je t’avais déjà présenté un produit de la marque : Lipocils Platinum. Plutôt axé cils, il promettait une augmentation de l’épaisseur de tes phanères jusqu’à obtenir une jolie frange bien fournie.

Après quelques mois de test  (car la taulière n’aime pas conseiller des trucs non testés, c’est la moindre des politesse), je peux te dire que la promesse est au rendez-vous.

Ne rêve pas, tu n’auras pas des balayettes en partant de 3 cils maigrichons qui se battent en duel (j’exagère un peu volontairement) MAIS tu pourras constater une amélioration significative de l’épaisseur de tes cils. Tu pourras ainsi battre des paupières voluptueusement si l’occasion se présente.

Le produit n’est pas donné au premier abord, mais, j’insiste,  tu en as pour 6 mois voire plus d’utilisation avec ses 2 formules jour et nuit.

En le détournant un peu, je m’en suis également servie sur mes sourcils. Et là encore, j’ai constaté une nette amélioration : repousse et densification au rendez-vous après quelques mois d’application quotidienne.

Aujourd’hui je continue ma « cure » sourcils avec un nouveau produit magique qui vient de sortir.

Le Liposourcils Ink. 

Il est magique parce qu’il soigne ET maquille les sourcils d’un seul geste d’un seul.

Un pinceau précis qui soulignera tes virgules impeccablement même si tu es une quiche en make-up + un sérum pousse + un sérum régénerant.

Soit environ 10 minutes de gagnées le matin.

Existe en 2 teintes ultra naturelles : châtain pour les châtains et brun pour les brunes.

Et même si tu es blonde, tu peux aussi.

(je précise on ne sait jamais qui peut lire).

Sa promesse est de rendre ton sourcil dodu et moelleux en 4 semaines en le densifiant et en le repigmentant grâce à ses actifs. Avec des résultats visibles dès 2 semaines d’application.

Je te dirai donc si sa mission est accomplie dans quelques semaines, je viens seulement de commencer.

En attendant, pour illustrer mes propos, une petite photo avec un sourcil customisé et pas l’autre. On voit la différence, non ?

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Au passage tu noteras : mes yeux sont VERTS et pas bleus. J’ai horreur qu’on me dise que mes yeux sont bleus. Du coup, je passe le message.

Le Liposourcils Ink , 19,90 euros chez les distributeurs agréés ou directement sur le site Talika